Play ball ! Le championnat de France reprend. Enfin !

| Publié par | Catégories : Infos Générales

292 jours. Entre le 25 août 2019, date du 15ème sacre de champion de France, et le 13 juin 2021, celle du premier match de championnat (en déplacement à Montigny, défaite 2/6 et victoire 11/1), les Huskies auront dû patienter 292 jours. Si la situation sanitaire en France le permet, à cette date, les Rouennais partiront en quête d’un 16éme titre national. « On a hâte, c’est évident, reconnaît le manager des Huskies. C’est très frustrant de ne pas jouer, nous sommes des compétiteurs, mais il faut être raisonnable, la santé des joueurs est plus importante. Mais on arrive à maintenir le groupe ensemble, un groupe toujours aussi motivé et ambitieux.ª 

Malgré tout, une si longue coupure ne sera pas sans conséquence. Retrouver le rythme, le mental, le haut-niveau, avec pendant des mois comme seules activités des entraînements, de la musculation…  ´ C’est certain, rien ne remplace la compétition, mais on n’a pas perdu notre temps. Les garçons ont gagné en puissance grâce au travail intense en musculation. Je n’ai pas de doutes concernant mes joueurs Ils sont suffisamment matures »

UN GROUPE TRÉS RAJEUNI

De la maturité, malgré la jeunesse d’un effectif grandement renouvelé durant  ces deux hivers inactifs. L’équipe a notamment perdu de gros cogneurs. Junior Sosa (7HR en 2019) et le lanceur Le lanceur Ely Izturriaga sont retournés au Vénézuela, Arien Soriano (4 HR) a rejoint le dernier finaliste, les Templiers de Sénart, tout comme Léo Cespedes, David Gauthier privilégie sa vie professionnelle,  Luc Piquet et  Kenji Hagiwara ont pris leur retraite. ´ On a perdu ? Non, je ne dirais pas perdu, mais plutôt remplacé, un Sosa par un Bert, un Soriano par un Viger, un Hagiwara par un Vissac, un Gauthier par un Harrison, un Izturiaga par un Moulin ou Mercadier. Ce sont de jeunes joueurs qui ne vont pas frapper 7 ou 10 homeruns, c’est certain, mais ils sont ambitieux et c’est là que nous serons forts. On aura moins de puissance peut-être, mais dans le sport, il y a plusieurs stratégies pour gagner. Pour gagner un match, il faut marquer un point de plus que l’adversaire et notre staff de lanceurs  Camacho, Carvallo, Prioul,  Vaugelade, Moulin, Mercadier et moi-même, on peut maintenir les matchs serrés. Et on aura toujours quelques gros bâtons avec Lefevre, Brainville, Blondel… »

LES RETOURS DE CAMACHO, DE BERT…

French baseball player Joris Bert, of the Los Angeles Dodgers, at the stade Pershing, near Paris, France BASEBALL – MLB – STADIUM PERSHING – PARIS (FRANCE) – 27/09/2007 – PHOTO: CHRISTOPHE ELISE. JORIS BERT (LOS ANGELES DODGERS)

Des départs, mais des retours également. Yoimer Camacho, le lanceur vénézuelien, pour commencer. Le lanceur droitier, qui était la priorité de Keino Perez, a dominé la ligue en 2019 avec d’impressionnantes stats. 14 victoires pour aucune défaite et une moyenne de points concédés de 0.73 en 110.2 manches lancées (avec 160 strikes out). Il avait été nommé MVP de la série finale 2019. Son retour dans l’équipe est garant de stabilité sur la butte. Mais au delà des performances sportives, le manager rouennais loue également l’attitude de l’ancien lanceur des Diamondbacks d’Arizona. ´ Yoimer, c’est le meilleur lanceur du championnat de France et l’un des tops en Europe. Il peut neutraliser n’importe quelle attaque en France et en Coupe d’Europe. C’est un lanceur expérimenté, exigeant, ambitieux, qui veut toujours progresser. Il a un contrôle exceptionnel. C’est un leader naturel, c’est le patron du monticule. Avec lui sur la butte, nous allons avoir la garantie de ne pas prendre beaucoup de points. En dehors du terrain, c’est une personne incroyable, gentille, très bien élevée. C’est exactement le type de joueurs qu’il nous faut pour faire grandir nos jeunes. ´ 

Autre retour, celui de Joris Bert, qui fut le premier français de l’Histoire à être drafté par un club de MLB, les Dodgers de Los Angeles, en 2007. L’outfielder est en effet de retour après un break de quatre ans. Le baseball lui manquait trop. Et sur les premières impressions, le gaucher originaire de Louviers impressionne toujours.  Un bras gauche canon, des jeux de défense, des courses, des frappes… A 34 ans, il les a eu le 6 mai, Joris Bert sera un atout précieux cette saison. « C’est un bon athlète, c’est du haut-niveau, confirme Keino. Il a le sens du jeu, l’intuition, je n’ai pas de doute sur sa capacité de performer. Il reste à confirmer sa capacité à enchainer les matchs, les tournois comme la Coupe d’Europe ou le Challenge de France, à enchainer deux matchs par jour ». 

Son retour sur les terrains français et européens sera, sans nul doute, l’une des attractions de la saison 2021.

DES RENFORTS ETRANGERS POUR APPORTER DE LA MATURITE

Les Huskies auront besoin d’expérience pour encadrer ce jeune groupe. Keino Perez a ainsi réactivé ses réseaux dans son pays, le Venezuela. Il a d’abord opté pour Felix Carvallo..  ´C’est un lanceur de puissance. Il touche les 92-93 miles.  Il évolue depuis 4 ans dans la ligue professionnelle du Venezuela en tant que lanceur de relève. C’est un gaucher. Il a joué avec l’équipe nationale du Venezuela à la World baseball classic. Il a 26 ans ». Il sera accompagné de Gabriel Bracamonte. Keino Perez poursuit les présentations. ´ Il a signé professionnel pour les Houston Astros en tant qu’infielder. Mais il a rapidement été envoyé derrière le marbre. Il a évolué en A entre 2014 et 2018 en tant que catcher, puis a continué deux saisons en ligue indépendante aux Etats-Unis. Au bâton, il peut frapper solidement (il a eu une saison 2019 avec 10 Homeruns). Sa polyvalence défensive  va nous Ítre précieuse. Et son passé pro va nous permettre de voir un lineup (attaque) plus équilibré et plus mature. Gabriel est impatient d’arriver en France et de partager une saison avec ses deux coéquipiers de Caracas, Camacho et Carvallo. La saison sera encore prometteuse pour nos Huskies lorsque notre effectif sera au complet. ª 

Il faudra ajouter à ce trio (avec Camacho), le joueur universitaire américain Jake Bilder. ´ Jacob Biller. Il joue en NCAA 1ère division, le plus haut niveau universitaire US. Au bâton, il possède un swing très complet, avec la capacité de diriger la balle partout dans le terrain. Sa présence dans le club va nous apporter une vraie valeur pour développer notre filière en D2, composée de nos espoirs. Jacob va en effet les coacher pendant la saison et renforcera aussi la D1 en tant que joueur d’avant champ » . 

MAXIME LEFEVRE CAPITAINE

Avec le rajeunissement de l’équipe, le rôle des anciens sera capital pour transmettre l’ADN des Huskies. Et Keino Perez compte beaucoup sur son nouveau capitaine, Maxime Lefevre, qui succède à des légendes du club, comme Yann Monnet, Boris Marche ou Luc Piquet. L’international français a fêté ses 30 ans en février. ´ Max est toujours aussi motivé et il est prêt à assumer son nouveau statut de capitaine. C’est un rôle crucial. Son expérience va être extrêmement importante en début de saison, lors du Challenge de France ou de la Coupe d’Europe ª. Sa défense, sa puissance à la frappe seront un atout fort de l’équipe.  C’est une voix qui compte dans le groupe, un joueur respect. Son vécu chez les professionnels sera riche d’enseignements pour la jeune génération rouennaise, qui aura de nombreux défis à relever : Challenge de France fin août à la Rochelle, Coupe d’Europe des clubs champions en juilletà Ostrava en République tchèque, et le championnat bien sûr avec un seizième sacre à aller chercher. 

DE NOMBREUX DEFIS À  RELEVER

La division 1 version 2021 réunira onze équipes, réparties en deux poules. Dix adversaires qui rêvent de faire chuter les Huskies. Dans leur groupe, les Huskies retrouveront les Cougars de Montigny, les Lions de Savigny, les Parisiens du PUC et les Tigers du Stade toulousain. Montpellier, Sénart, Clermont, Nice, Metz et la Rochelle se retrouvant dans l’autre poule. « Notre ambition est toujours la même quand vous portez le maillot de Rouen, confirme Perez. Gagner. Tant que nos joueurs seront prêts à tout donner, on pourra toujours dominer et rester dans le top européen. Je sais que le groupe est motivé et a de l’appétit, a faim de victoires ª. 

Les Huskies croiseront certainement sur leur chemin plusieurs candidats déclarés au titre. Les Templiers de Sénart recrutent beaucoup pour réussir à briser la malédiction des finales perdues. Trois anciens Huskies, Ariel Soriano, José Paula et Léo Cespedes, l’ancien receveur  pro des A’s d’Oakland (AA) Andy Paz, l’arrêt court international hollandais Oliver Van der Wijst (ex Houston Astros) ou le champ centre italo-canadien Anthony Buonaiuto. . Et les Templiers viennent d’annoncer la signature du lanceur américain Shane Priest. Diplômé de North Alabama, il évoluait en Allemagne (Cologne) et en Australie en 2019 et 2020. Et ce n’est peut-être pas fini ! 

Les Barracudas de Montpellier ne cachent pas non plus et rêvent d’un titre qui leur échappe depuis 1994 (ils ont perdu depuis 10 fois en finale). Eux aussi ont recrutÈ un ancien rouennais, le lanceur Owen Ozanich, font revenir l’excellent lanceur vénézuélien Kevin Canelon (ex Cincinnati Reds en AA), ont signé un troisième but américain Patrick Cromwell, l’ancien lanceur de Toulouse et de Paris James Murrey, un receveur ancien pro Andy Cosgrove et avait annoncé la signature de l’ancien joueur de MLB Desi Relaford (Philadelphia Phillies, San Diego Padres, Texas Rangers, Seatlle Mariners…) en 2020. Reviendra-t-il en 2021 ? 

Sans oublier la solide équipe des Lions de Savigny,  qui affiche un roster impressionnant ! Yeixon Ruyz (ex Mets de New York) à l’arrêt court, un trio vénézuélien redoutable avec le receveur cogneur Ivan Acuna, l’ex infielder des Astros de Houston Alfredo Angarita et surtout l’ex Major leaguer Mauricio Robles. Le lanceur de 31 ans à joué pour Detroit, Seattle, Philadelphie…   De plus, les Lions annoncent également l’arrivée de l’international Léo Jiminian et le retour du lanceur Evertz Orozco (Nicaragua, ex Braves Atlanta). Il ne faudra pas non plus sous estimer l’équipe des Cougars de Montigny (finaliste 2018) ou encore celle des ambitieux Boucaniers de la Rochelle. Le championnat semble très ouvert.

CHANGEMENT DE FORMULE EN DIVISION 1

D’autant que les règlements et la formule ont encore évolué. Des exemples ? Plus de limites de manches lancées pour les  lanceurs étrangers (auparavant, ils étaient limités à 9 manches sur 18 par dimanche).  Une décision que regrette Perez. « Les équipes vont s’appuyer sur des lanceurs étrangers pour gagner, mais on sacrifie la formation des jeunes français. Moi, je compte sur Prioul, Vaugelade, Moulin, Mercadier et des autres qui sont aujourd’hui dans notre équipe de Division 2 avec du potentiel. Je dirige une équipe qui représente notre pays en Coupe d’Europe et on ne peut pas être compétitif si on n’a que deux lanceurs étrangers. On doit développer nos joueurs français. Je ne comprends pas cette décision

De plus, en raison de la tenue des Championnats d’Europe en septembre, les phases finales se disputeront après. Après une longue coupure. Phases finales entre le 26 septembre et le 17 octobre.  

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