Xavier Rolland: « On est à notre place parmi les Grands d’Europe »

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Barcelone, Prague, Anvers, San Marin… Rouen continue son tour d’Europe. Grosseto cette année. Le Rouen baseball 76 est devenu un habitué des joutes européennes. Le site européen mister-baseball.com avait d’ailleurs classé Rouen 3ème meilleur club du continent la saison passé. Cette année, le président des Huskies sera du voyage, contrairement à l’an passé. « Cette année, je suis présent. L’année dernière, avec les élections présidentielles et législatives, je n’avais pas pu me libérer ({Xavier Rolland est journaliste}). Cette fois, je pars. Et je suis ravi.»\n\n\nXavier Rolland, l’Italie, la Coupe d’Europe, ca évoque de bons souvenirs.. \n_ Oui ca rappelle évidemment San Marino la saison passée et notre titre de vice champion d’Europe. Un moment d’une intensité incroyable et des émotions d’une violence incroyable. Lorsqu’on s’est qualifiés pour les demi en battant San Marin (vice champion d’Europe 2006) puis qualifiés pour la finale en dominant Rimini (champion d’Italie en titre, champion d’Europe 2005), on a écrit l’une des plus belles pages de l’Histoire du club. Les futurs Huskies dans 20 ou 30 ans en parleront entre eux et évoqueront les exploits de Kenji Hagiwara, de Joris Bert, de David Gauthier ou de Nicolas Dubaut… \n\nC’est plus fort que les titres de champions de France… \n_ Oui parce que la compétition est concentrée sur 5 jours et qu’on vit tout cela intensément. Lorsqu’on enchaîne les exploits comme l’an passé, on manque presque d’air… Et puis, on était le petit poucet à San Marino. Tout le monde nous voyait dernier… Et on n’est pas passés très loin du titre (défaite 3 à 1 face aux Hollandais de Kinheim). Malgré tout, le championnat reste la compétition majeure… C’est notre quotidien. \n\nQuels sont vos trois plus forts souvenirs liés à la Coup d’Europe ?\n_ En premier, la finale de l’an passé. Je n’avais pas pu partir avec le groupe. Le vendredi soir, quand on s’est qualifiés pour la finale, on s’est appelé avec Robin Roy, Paul Antoine, Yann Monnet… Tout s’est fait en 10 minutes. A 20 heures, une amie dans une agence de voyage nous a trouvé des billets d’avions pour le lendemain et réservé une voiture à l’aéroport… \n\n{« ce jour là à Prague, on a perdu, mais on a aussi construit de nombreuses futures victoires »}\n\n Le voyage est un souvenir inoubliable… La coupe de champagne, le bonheur de vivre cela ensemble… c’était très fort. Mais ce n’était rien à côté de la tête des gars qui nous ont vu débarquer avant la finale… C’était émouvant… C’est cela aussi les Huskies… Des vrais liens d’amitié… C’était un peu fou car le dimanche matin à 6 heures, on prenait notre petit-déjeuner sur la plage de Rimini et le soir même à 19 heures, je présentais la soirée électorale à la télévision… J’étais un peu fatigué je l’avoue. Ca va parfois très vite. \n\nEn deux, le voyage dans le bus à Barcelone en 2003 entre l’hôtel et le stade. On jouait les Espagnols de San Boi sur leur terrain, en nocturne. Notre premier match européen. J’étais tendu, je l’avoue… mais j’étais tendu parce que j’avais conscience de vivre un moment important pour le club qui récompensait le travail de tous. \n\nEn trois, Prague. On jouait Tenerife et son lanceur vedette Duarte, ex lanceur AA… Il lançait des pilules, on était crispé impressionnés et… dominés. Robin Roy (manager en 2005) a regroupé les joueurs, leur a parlé calmement, leur a donné un conseil pour frapper le sud américain.. Et ca a tout déclenché. On s’est mis a cogner, on a remonté nos cinq points de retard… on s’est incliné en prolongation… Mais ce jour là, on a construit de nombreuses futures victoires. On s’est décomplexés. Et quelque part, on a commencé ce jour là à construire notre exploit de San Marin de l’an passé. Je suis d’ailleurs toujours impressionné par les discours de Robin Roy. Il dégage tellement de sérénité. Tout parait simple avec lui et les joueurs le ressentent. \n\nVous vous attendez à quoi à Grosseto cette saison ?\n_ A plus de difficultés. On a un statut. Nous sommes vice champions d’Europe. On a gagné le respect des autres équipes. C’est agréable mais le prix à payer, c’est qu’on est en Europe aussi une équipe à battre. Je pense que les Italiens seront revanchards (rires)… \n\n\n{« On est dans une autre galaxie, mais ça nous motive, on voit le travail à effectuer pour structurer notre club »}\n\nVous avez fixés vos objectifs ? \n_ On y va dans les mêmes dispositions que l’an passé… Avec de l’humilité mais aussi de l’ambition… Dany Scalabrini, notre coach, a bien préparé la compétition. On va jouer les matchs les uns près les autres. On rêve de se qualifier pour les demi-finales et ainsi confirmer notre performance de 2007. Il faudra certainement deux matchs sur trois en poule. Ensuite, si on a la chance d’être en demi, tout sera jouable, on le sait. \n\n\nLe premier match contre les Allemands sera important…\n_ Oui, comme celui face aux Italiens et face aux Belges. Encore une fois, il faudra en gagner deux. Tout ne se jouera pas contre les champions d’Allemagne (Rouen vs Mainz mardi 17 juin à 15H30) même si plus vite on engrangera les victoires, mieux ce sera évidement. \n\nPour qu’on comprenne bien, quel est le niveau de cette Coupe d’Europe ?\n_ On côtoie ce qui se fait de mieux sur le continent. Sur le papier, sur le rapport des forces en Europe, on doit terminer entre la 6ème et la 8ème place…Regardez les rosters, notamment ceux des Italiens… Ca pullule de joueurs qui ont passé des années dans les championnats pro américains… Des anciens joueurs de la MLB, la major league de baseball… Des AAA, des AA, des A… Les stades, les organisations, on est dans une autre galaxie par rapport au baseball français… ca nous motive, on voit le travail à effectuer pour structurer nos clubs… Et ca ne nous empêche pas de les battre (rires)… On est à notre place. \n\nEt puis il y aura peut-être à la clé une belle récompense, le Final four de Barcelone…\n_ Les deux finalistes seront qualifiés et retrouveront sur Barcelone les deux finalistes de la Coupe CEB (qui réunit les deuxièmes des championnats nationaux)… C’est une nouvelle compétition, prestigieuse… On rêve d’y être bien sûr. Mais nous n’en sommes pas là encore. D’abord, Grosseto, d’abord les Allemands… Que les joueurs prennent du plaisir, savourent ces moments magiques et s’amusent. Si c’est le cas, le reste suivra naturellement… \n\n