Un pitbull parmi les Huskies

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\n\nBien sûr, il serait bien resté une année de plus à la Guerche. \n_ Bien sûr il aurait bien aimé fêter ses 30 ans sous le maillot des Hawks. \n_ Bien sûr il serait bien reparti pour une 23ème saison de suite dans sa Bretagne natale. \n_ Oui mais voilà, « dès le mois de septembre, j’ai pris conscience que le club ne pourrait pas redémarrer en élite… » Trop de départs, de blessés, de choix personnels : l’équipe bretonne était arrivée « au bout de la route. C’était la fin d’un cycle et d’une aventure entre copains » explique Anthony Piquet, (aucun lien de parenté avec Luc). Alors autant repartir « avec une équipe structurée ». « J’ai d’abord eu des contacts avec Savigny sur Orge mais dès que les dirigeants rouennais m’ont contacté, la décision est devenue évidente : le palmarès de Rouen, des individualités exceptionnelles comme Robin Roy, Keino Perez ou Boris Marche… je sais qu’avec eux, je vais continuer à progresser… même à bientôt 30 ans, on n’a jamais fini d’apprendre » glisse le lanceur aux 5 championnats d’Europe et deux championnats du monde. Perez confirme sobrement : « C’est un diamant que l’on va polir ». L’entraineur François Colombier aussi compte bien l’aider à franchir un nouveau palier : « Nous allons tout faire pour mettre Anthony, comme les autres internationaux rouennais, dans les meilleures dispositions pour que l’équipe nationale performe au championnat d’Europe. » Apprendre aussi pour les jeunes de la Guerche qu’Anthony continuera à entrainer en semaine.\n\n{Désormais en début de saison prochaine, je sais que nous pourrons gagner et sur tous les tableaux, français et européen.}\n\n\n_ Impossible bien sûr d’éviter le parallèle avec Nicolas Dubault, puciste de toujours et qui s’était décidé à rejoindre la Haute-Normandie quand sa faim de trophées avait dépassé sa patience devant un PUC en pleine turbulences. Anthony s’est d’ailleurs renseigné auprès du quadruple champion de France (3 titres avec Rouen et 1 avec le PUC) : « Nico m’a dit qu’il avait passé à Rouen les trois plus belles saisons de sa carrière. Quand il est arrivé, il ne connaissait personne et il est reparti avec de vrais amis et des tas de titres… » Exactement ce que recherche Anthony. « Même dans la compétition, je n’ai jamais oublié de prendre du plaisir avec des gens que j’apprécie. Je n’échangerai jamais ce plaisir, cette joie de retrouver mes coéquipiers et de se battre tous ensemble contre des trophées ». Son meilleur souvenir reste d’ailleurs un voyage à Cuba avec les Hawks. « On s’était découvert les uns les autres » se souvient ce fan de Manu Chao et de « pâtes carbonara ». \n\n\n\n\n_ L’homme est simple, fidèle et honnête. Mais si on peut allier les trois et remplir un palmarès encore vierge, c’est encore mieux. « J’ai commencé le baseball à 7 ans à la Guerche et je n’ai toujours rien gagné… Chez les jeunes, on a parfois fini deuxièmes mais c’est tout. Ces dernières années, il faut bien reconnaître qu’avec la Guerche, on visait plus les playoffs que le titre. C’est parfois un peu frustrant. Désormais en début de saison prochaine, je sais que nous pourrons gagner et sur tous les tableaux, français et européen. » « Des trophées, il aurait pu en gagner plusieurs avec un club plus exposé, avance son futur coéquipier Keino Perez. Des trophées collectifs et même individuels… MVP de la saison ou d’une finale par exemple. » C’est vrai qu’Anthony a le profil. Avec une ERA d’1,94 et 152 Ks en 125 manches cette saison (un « pitbull » dit de lui Xavier Rolland, le président des… Huskies), le Breton fait partie des rares internationaux avec Sylvain Hervieux à n’avoir jamais été sacré champion. \n« C’est la meilleure recrue du club depuis le retour du King (Robin Roy, NDLR) poursuit Perez. Il va compenser le départ de Dubaut. » \n \n\n{un côté papa poule}\n \n_ Surtout que Piquet, comme l’ancien puciste, peut jouer dans l’infield. « C’est même là que je prends le plus de plaisir, raconte Anthony. J’ai démarré sur le monticule assez tard, vers 16 ans avec André Labelle. Mon premier poste a été arrêt-court et j’ai conservé le besoin de jouer dans l’avant champ. C’est important, même si je ne joue pas en match, je dois m’y entraîner pour me défouler, tenter des gestes… j’extériorise pour mieux me concentrer sur la butte. » Robin Roy l’a bien noté : « C’est une excellente recrue. Sur le monticule, il peut être compétitif contre n’importe qui. Il peut aussi frapper (.344 de moyenne la saison passée) et court. C’est un gros plus en défense. Avec Luc Piquet et Max Lefevre, cela fait trois joueurs polyvalents et excellents sur les postes clés de l’avant champ. Un secteur où nous avions montré quelques signes de faiblesses en début de saison dernière et en coupe d’Europe ». \n \n \n \nAnthony, pour boucher les fuites ? Ce plombier chauffagiste sur la Guerche a l’habitude mais son métier ne lui permettra pas de s’entrainer au stade St Exupéry. « Je vais à Rouen avec Mathieu Brau (Un autre Breton, voir par ailleurs), on pratiquera donc tous les deux avec l’équipe régionale de la Guerche mais on se fera des séances un peu plus poussées tous les deux… » A commencer dès cet hiver : « Je me suis acheté une machine de musculation avec un banc et tous les accessoires et j’ai également investi dans un tapis roulant… » \n_ Certains week-ends, les Huskies devront pourtant se passer de leurs nouvelles recrues. « Il faut comprendre : depuis la Guerche, c’est comme si nous jouions tous les matchs à l’extérieur mais nous serons là pour les affiches les plus importantes, c’est certain. Je dois établir un calendrier avec François Colombier et Xavier Rolland. » Anthony est aussi papa d’une petite Klervi, tout juste deux ans. « A cet âge-là, le temps passe vite et j’ai aussi envie de passer du temps avec elle. Oui j’ai un côté papa poule ».\n \n\n\n \n