Souvenirs, souvenirs…

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\n_ Xavier Rolland, l’actuel président, est l’un des membre fondateur du club. \n_ Il a joué en équipe première jusqu’en 1992. Il est actuellement rédacteur en chef de France 3 Pays de la Loire à Nantes. \n\n_ Pierre-Yves Rolland, son frère, est trésorier. Il fait partie également du noyau de dirigeants fondateurs du club. Il a également entraîné et s’investit particulièrement auprès des jeunes. Il est aujourd’hui responsable de patrimoine immobilier chez Seine Habitat. \n\n_ François Colombier est arrivé en 1987. Journaliste stagiaire à Liberté Dimanche à l’époque, il avait déjà un passé de baseballeur, suite à son passage au PUC. Ex Vice président, manager et coach, il a activement participé au développement du club. \n_ Il est devenu en 2009 le premier manager français à battre une équipe hollandaise en compétition officielle. C’était face à) Amsterdam en Coupe d’Europe . \n_ Il est rédacteur en chef du magazine « Bulletin économique ».\n\n\nMeilleur souvenir sportif au club ?\n_ Pierre-Yves Rolland: Il y en a tellement en tant que dirigeant, que je choisirai un souvenir très personnel en tant que joueur. La victoire en finale du championnat de France de Nationale 2 en 1988 contre Montpellier nous ouvre les portes de la Nationale 1A mais c’est également un vrai moment d’émotion partagé avec deux de mes frères ( Xavier, Olivier ) et de vrais copains qui le sont restés pour toujours; Marc Bouguignon, Hervé Dez, Jean-René et Marc-André Tapia, François Riembault, JP Curcio, Laurent Destrumelle, et les fidèles François Colombier et Sylvain Virey .. La joie lorsque Sylvain a croisé le marbre pour le point de la victoire a été tellement intense que nous étions encore tous à crier de joie comme des gosses une heure après !!! \n\n_ Xavier Rolland: Plus qu’un match, je suis fier de notre régularité au sommet du baseball français et européen. Nous avons réussi des performances qu’aucun autre club français n’avait réalisé auparavant. On laisse une trace dans l’Histoire de notre sport. C’est toujours difficile d’être le premier dans sa discipline, c‘est encore plus compliqué de durer. \n\n\n

{Xavier Rolland, le Président des Huskies de Rouen}
\n \n_ François Colombier: Aïe !!!! C’est comme demander à un père de famille nombreuse de dire quel est son enfant préféré ! Il y a eu tellement de bon souvenirs sportifs. Alors, comme je suis le 2èmelicencié le plus âgé du club, je vais user de mon droit d’ainesse et choisir non pas un mais trois souvenirs sportifs.\nEn premier, la coupe d’Europe 2007 en Italie. Bien sûr en raison des résultats sportifs, mais aussi de l’ambiance tout au long de la semaine. On était au paradis.\n_ En deuxième, le 1eravril 2009 et la double victoire contre Tenerife puis Amsterdam. On entrait dans l’histoire.\n_ En troisième, la victoire au challenge 2009 à Montpellier contre Savigny. C’était vraiment un match de folie.\n_ Je m’aperçois qu’il n’y a pas de titre de champion de France dans cette liste.C’est dire la richesse de nos souvenirs sportifs. \n\n\n_ Pire souvenir ?\n_ Pierre-Yves Rolland: La défaite en demi-finale du Championnat de France Elite contre Savigny 2002 a été cruelle tellement nous nous sommes vus en finale un peu trop vite !Mais je conserverai plutôt le souvenir quasi-cauchemardesque d’un repas avec les joueurs à la fin de la saison2000 ; le bilan fût si affligeant ( chacun devait ce soir là faire part de ses motivations pour la saison  suivante … ) que nous avons décidé quelques jours plus tard avec François et Xavier lors d’une réunion de travail sur Orléans de repartir en Nationale 1 avec une équipe rajeunie. Le lendemain de ce même repas, un samedi matin à 8H00, je me rendai au siège pour un contrôle URSSAF ..le contrôleur a dû me trouver tellement déprimé que nous avons bénéficié d’un reversement de cotisations … \n\n_ François Colombier: Je garde un très mauvais souvenir de la demi-finale 2004 et de l’élimination à Montpellier, de la demi-finale 2002 et la défaite contre Savigny, des play-offs 1999 où nous nous étions écroulés après une bonne saison régulière, des deux défaites en finale du challenge contre Savigny (2004, 2006), de la coupe d’Europe 2010. Mais les bons moments l’emportent sur les mauvais.  Dur là aussi de faire une sélection, je crois que ça reste 2002 quand même. On se voyait déjà en finale…\n\n\n\n\n_ Xavier Rolland: La défaite en demi finale en 2004 à Montpellier. On est champion et on sort. On était pourtant plus forts mais Montpellier a réussi un week end incroyable. Les Barracudas méritaient d’aller en finale sur ces matchs. J’ai rejoué les matchs je ne sais combien de fois dans ma tête pour comprendre, sans succès, comment on avait laissé échapper les matchs. \n_ Mais je crois que le pire souvenir de tous, c’est le refus de la fédération d’accueillir la Coupe du Monde en France et à Rouen. On avait tellement bossé et on était prêts. Certains nous ont scié les jambes. Ils portent la responsabilité de cet échec. J’espère que la Fédération saura nous renvoyer la balle dans l’avenir pour nous aider à effacer ce douloureux souvenir. \n\n_ Les joueurs emblématiques que vous avez croisés ?\n_ Pierre-Yves Rolland: Je choisirai plutôt des entraîneurs-joueurs avec qui j’ai pris beaucoup de plaisir à jouer ou travailler et qui m’ont appris beaucoup; des mecs « clean » dans tous les domaines. Je citerai Daryl Lee, Jean-René Tapia, André Laflamme, Patrice Plante, Christian Chenard, Boris Rothermundt et bien sûr Robin Roy. \n\n_ François Colombier: Evidemment, Robin Roy reste en haut de la liste, pour plein de raisons. Après  là encore, la liste est trop longue… Tellement d’amitiés se sont nouées… Tellement de rencontres fortes se sont déroulées… Tellement de grands joueurs sont passés… Si je devais faire la All-Star Team de l’histoire des Huskies, ce serait celle-là :Lanceur : Robin Roy, catcher Boris Marche, 1B : Yann Monnet, 2B :  Royce Fukuroku, 3B : Blake Denischuk, AC : Danny Scalabrini, CE : Arnaud Fau, Kenji Hagiwara, Joris Bert. Pas mal, comme équipe !\n\n_ Xavier Rolland: Je suis un président qui aime ses joueurs. La liste est donc longue, et j’ai vu partir avec tristesse des garçons comme Yann Monnet, Chris Chenard, Pat Plante, Seb Bougie, Hugues Appleby… Et j’en oublie. \n_ Mais je vais citer ce groupe, ce noyau dur qui fait le succès actuel des Huskies: Joris Bert, Kenji Hagiwara, David Gauthier, Luc Piquet, Boris Marche. Ce sont eux les artisans de ce palmarès. \n_ Et puis je ne parle même pas de Robin Roy. Un grand ami. Un mental hors pair. Il nous aide à grandir. \n \n_ Les moments importants, ceux qui comptent…\n_ Pierre-Yves Rolland: Sans doute la réalisation du terrain durant l’hiver 2001-2002 et inauguré en 2002.. C’était l’aboutissement de plusieurs années de travail et, à la fois, une grande responsabilité qui nous tombait dessus; être à la hauteur de la confiance qui nous était accordée par les collectivités locales partenaires du projet !je crois que nous avons plutôt bien assuré  !! \n\n_ François Colombier: En ne parlant pas des moments sportifs, ni des moments d’amitié, il y a quelques moments symptomatiques de ce que sont les Huskies :quand nous avons effectué les premières retransmissions en direct sur internet, quand nous avons candidaté pour la Coupe du Monde (mais si le résultat fut négatif, c’était le signe d’un club qui avance), le terrain synthétique, les rencontres avec les élus des collectivités locales et la confiance qu’ils nous ont toujours accordé, l’inauguration du siège social à la Grand-Mare…\nIl y a un moment inclassable, plus intime, c’est la finale 2003 et le décès de Pierre Rolland. Ce moment là, il compte, parce qu’il est à jamais marqué dans mon esprit.\n\n_ Xavier Rolland: Ce sont les étapes qui nous permettent de nous développer. Je pense aux infrastructures. Le terrain, le synthétique… Demian, je l’espère, les tribunes, le club-house… Toutes les étapes qui renforcent le club. Le premier titre ne s’oublie pas non plus. \n\n_ La plus grande satisfaction ? \n_ Xavier Rolland: C‘est d’être encore là, 25 ans plus tard. Le premier responsable du service des Sports en 1986 nous avait prédit deux ans d’existence. Cela m’avait choqué. C’est lui qui était parti deux ans plus tard. \n_ La satisfaction, c’est de réussir les objectifs qu’on se fixe. On a toujours un plan de développement sur 3/5 ans, et c’est toujours gratifiant de voir la réalisation de ce que l’on avait écrit. \n\n_ Pierre-Yves Rolland: Celle de donner du plaisir  à celles et ceux, petits ou grands qui aiment le Baseball ou le Softball et qui ont la chance de vivre aujourd’hui leur passion chez les Huskies !! \n\n_ François Colombier: Je dirais bien d’avoir perdu 25 kgs ces dernières années pour pouvoir rentrer dans mon maillot. C’est un gros sacrifice que j’ai fait pour l’honneur du club.\nSinon, c’est de voir ce club être reconnu dans son sport comme l’un des meilleurs en France et dans sa ville comme l’un des acteurs de la vie de la cité.\n_ Et puis ce sont toutes ces rencontres, ces aventures humaines. \n \n_ Comment voyez-vous le club dans 25 ans ? \n_ Pierre-Yves Rolland: Kéino PEREZ, Kenji HAGIWARA, Joris BERT, Boris MARCHE, David GAUTIER, Luc PIQUET, Giovanni OUI, Robin ROY et d’autres paartageant quelques bières avec quelques « anciens »Â  Eric HARTOUT, François COLOMBIER et Xavier  au Club House …en regardant leur fils jouer contre Savigny en finale du Championnat de France. Ce jour là, l’enjeu est de devancer le PUC pour le plus grand nombre de titres de Champion de France. Ce club, c’est dès l’origine une histoire de copains et cela doit le rester !! \n\n_ François Colombier: J’aurai 72 ans. Je serai assis dans les tribunes du stade  XXXX (nom d’un sponsor à trouver…), aux côtés de 5 000 autres personnes pour assister à un match en nocturne de ligue européenne entre Rouen et Amsterdam. En ouverture, les cadets des Huskies auront affraonté une sélection américaine dans le cadre de la Word Little League Tour. Robin Roy viendra m’apporter une bière, et nous trinquerons en pensant aux jours anciens… \n\n_ Xavier Rolland: Comme François et Pierre-Yves. On sera dirigeants d’honneur. On aura nos sièges réserves en tribune d’honneur avec nos noms sur le dossier, comme les réalisateurs. Pierre Yves, Frankie, Robin… On boira des bières dans un beau petit stade en supportant les futures générations. Et on racontera nos souvenirs. Inlassablement.  \n\n\n\n