Rouen serein à Savigny

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{crédit photos Patrick Plisson}
\n\nLes Lions de Savigny ne sont qu’à une victoire de leur 10ème participation à une finale du championnat de France Elite. Après leur impressionnante démonstration de force du week-end passé, les hommes de Tim Stewart, premiers de la saison régulière, vont tout faire pour confirmer leur excellent début de saison ce week-end face aux Huskies de Rouen.\n\nPuisque l’heure est aux calculettes, les Huskies savent de leur côté qu’un balayage à l’extérieur leur ouvrirait également les portes de la finale, qui serait de leur côté la 7ème de leur histoire, mais avec pour l’instant un taux de réussite de 100%. \n\nFaire tomber trois fois de suite une équipe en pleine confiance et aussi talentueuse que les Lions de Savigny, autoproclamés « patrons de la saison », n’est pas chose facile. « Dans chaque match, nous prenons les retraits un par un. Ce sera la même stratégie globale ce week-end. Jouer une rencontre à la fois sans se préoccuper de ce qui peut se passer par la suite, des autres résultats, et de l’éventuelle qualification qui pourrait se jouer le week-end prochain à Montpellier », résume Robin Roy. « Sauf si nous remportons les 3 matches, rien ne sera joué. Nous ne pouvons pas être éliminés ce week-end, nous n’avons donc pas une pression maximum ». \n\nLe patron de la Meute est confiant dans l’aptitude de ses joueurs à poursuivre sur leur lancée. 9 matches sans défaites, une défensive de fer pour appuyer des lanceurs dominants, et un line-up qui fait feu de tout bois, à l’image des deux premiers frappeurs, Joris Bert et Luc Piquet, véritables bougies d’allumage de l’armada offensive rouennaise. « Quand Savigny nous a battu deux fois au mois d’août, nous étions loin de tourner à pleine capacité. Cette fois, nous sommes capables de mieux peser sur l’accélérateur ». \n\nLes deux équipes se connaissent par cœur, s’estiment certainement, se détestent tout autant quand elles sont sur le terrain. C’est une vraie rivalité entre les deux meilleurs clubs français de ces dix dernières années, et chacun tentera de faire plier l’autre en ayant en tête de futurs rendez-vous. « Ce n’est jamais simple de rencontrer Savigny. Mais en plus, les Lions sont en pleine euphorie. Ils nous ont battu 3 fois sur 4 cette saison, ils viennent de corriger Montpellier, si nous voulons conserver intactes nos chances de disputer la finale, nous devrons jouer à notre meilleur niveau », constate le président Rolland, qui tient aussi à jour la longue liste des absences. « Becquey, Benedek et Lefevre en Amérique du Nord, rejoints pour encore quelques jours par Combes. Musgrave également retenu chez lui. Et Ouin, Crescent, Ramelet, Anouar absents ce samedi, sans oublier la blessure de Brau. C’est beaucoup. C’est peut-être même un peu trop. Le coaching staff doit puiser dans toutes les forces vives du club, heureusement, elles sont nombreuses ». Le président aime aussi jeter un coup d’œil à l’histoire pour se rassurer. « Sur les dix dernières saisons, nous menons 46 victoires à 21 dans nos confrontations avec Savigny, toutes compétitions confondues. Nous savons donc comment faire pour les battre ». \n\n\n\n
{Kenji Hagiwara et Giovannni Ouin -crédit photos Patrick Plisson}
\n\nComme souvent dans ce genre d’affrontement, la clé des matches sera au monticule. Keino Perez, Anthony Piquet et Giovanni Ouin ont montré ces dernières semaines qu’ils étaient prêts à livrer la marchandise. Mais en face, ce n’est pas mal non plus. « Pierrick Lemestre a pris l’ascendant sur nous », analyse Keino Perez. « C’est un peu pareil chaque année, un lanceur français nous fait des misères. Ce fut Maxime Leblanc, puis Samuel Meurant, maintenant c’est Pierrick. C’est évidemment un très grand lanceur, mais il a des failles, nous devrons travailler là-dessus. Ce ne sera pas facile non plus face à Tim Stewart, et je me méfie du jeune Eloi Secleppe qui prend de la maturité à grande vitesse. A nous de trouver les solutions face à toutes ces énigmes ».\n\nPour l’anecdote, les Huskies auront un renfort de poids dans leur coaching staff pour ce week-end. Blake Denischuk est en effet en France, et il ne va pas manquer l’occasion de revêtir de nouveau le maillot rayé. Celui qui avait frappé 15 home-runs lors de la saison 2005 (et considéré par plusieurs comme le meilleur joueur étranger à avoir évolué à Rouen) viendra apporter sa rage de vaincre à ses amis rouennais. « On se souvient à quel point il avait martyrisé les lanceurs de Savigny lors de la finale 2005 », sourit Robin Roy. « Peut-être que quand ils le verront avec l’uniforme rayé, ils feront de nouveaux cauchemars ! ». Les batailles psychologiques se gagnent parfois sur des détails… \n\n\n