Rouen remporte le challenge de France, enfin !

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{ Rouen – Toulouse 5-4 }\n\n|ROUEN|1|1|0|0|0|0|0|3|0|5|8CS|2E||||||||\n|TOULOUSE|4|0|0|0|0|0|0|0|0|4|7CS|3E|||||||\n\n\n\n\nCe challenge de France aurait pu être celui de toutes les surprises. Il avait commencé par la victoire du PUC contre Sénart, derrière une grosse performance de Patrick Carlsson, résultat qui, par ricochet, allait lourdement handicaper les Templiers en demi-finale, puisque obligés de faire lancer Samuel Meurant en match de poule face à Rouen pour éviter l’élimination.\nIl s’était poursuivi avec des Barracudas reprenant là où on les avait laissés l’an passé, en dominant Savigny, dans un match ressemblant étonnamment à la finale 2006. \nMais c’est finalement les deux meilleures équipes de la saison dernière qui allaient vaincre tous les obstacles et se retrouver de nouveau face à face : Rouen et Toulouse. Et, comme en 2006, c’est un affrontement des plus serrés qui s’est déroulé, avec le même dénouement que l’an passé.\nC’est peut-être finalement une surprise, puisque les Huskies avaient jusque-là échoué dans leur tentative de remporter cette compétition dans sa formule actuelle, après leur succès de 2002 contre le PUC, dans une autre configuration.\nLa finale mettait aux prises deux jeunes lanceurs membres du pôle France de Toulouse : Quentin Pourcel et Philippe Lecourieux. Une satisfaction pour Boris Rothermundt, élu après le match « coach de l’année 2006 », une récompense amplement méritée pour la qualité et la quantité du travail fourni, et qui sera certainement suivie de bien d’autres.\nLes deux jeunes lanceurs ont très bien fait. Pourcel a maintenu hors d’équilibre l’attaque rouennaise avec une rapide dévastatrice (mesurée à 86 mph) et une courbe bien maîtrisée. Lecourieux, après un départ difficile, a montré à la fois son talent et ses ressources morales en ne concédant plus rien à l’attaque toulousaine.\n\n\n

{Dany Scalabrini au bâton lors de la finale du Challenge 2007 Rouen-Toulouse}
\n\n {TOULOUSE PREND LE LARGE D’ENTRÉE 4 À 1 PUIS RÉSISTE} \n\n\n\nLes Huskies étaient les premiers en action par leur premier frappeur Hagiwara, soutirant un but sur balles sur quatre lancers. La vitesse étant l’une des armes des rouennais, après deux retraits, Hagiwara volait la deuxième base. Bougie recevait un but sur balles, et la défense toulousaine allait ensuite commettre la première de ses trois erreurs, Bolivar chargeant un roulant de Boris Marche mais voyant la balle passer sous son gant. Hagiwara ne manquait par l’occasion d’aller marquer.\nLa réplique toulousaine ne se faisait pas attendre. Après un retrait, tour à tour Bolivar, Rougé, Boutagra et Delpech allaient frapper en lieu sûr. Un seul point était toutefois marqué. Bolivar était en trois (base volée, frappe de Rougé), et sur un pick-off manquait, croisait le marbre, alors que Rougé filait en deux. Ce même Rougé était retiré au marbre sur un relais précis de Le Guillou après le simple au champ droit de Delpech. Puis Gigout était atteint par un lancer pour remplir les buts, et Morgavi sautait sur une rapide un peu haute pour claquer un puissant double au centre permettant à Toulouse de mener 4-1. \n\n {LES LANCEURS DOMINENT. UN SEUL HIT POUR TOULOUSE ENTRE LA 2ME ET LA 7ME MANCHE} \n\n\n\nLa vitesse permettait à Rouen de revenir en deuxième manche. Le Guillou devançait d’extrême justesse le relais de Morgavi après un roulant. Un jeu plus que serré ! Après un balk, un roulant de David et un autre de Bert donnaient le deuxième point aux Huskies.\nLes lanceurs prenaient ensuite les choses en main. \nDe la deuxième à la septième manche, Lecourieux n’allait concéder qu’un seul hit (à Morgavi), ne permettant à aucun toulousain d’aller en deuxième base. Et quand sa défense se relâchait (erreur de Piquet sur un roulant de Bolivar), elle se reprenait aussitôt : double jeu 6-4-3 sur un frappe de Rougé. \nQuant à Pourcel, il n’était pas vraiment non plus mis en difficulté. Seul Pierre Le Guillou (simple en 4è, double en 6è) trouvait la solution, mais les Huskies n’étaient pas vraiment percutants sur les sentiers, Le Guillou se faisant retirer sur un relais de Boutagra en première base en 4ème manche, et Hagiwara (simple en début de septième) étant facilement retiré en tentative de vol par ce même Boutagra en début de 7ème manche. La défense toulousaine donnait des signes de fébrilité en troisième manche, avec deux erreurs au champ intérieur après deux retraits, mais Gauthier était ensuite retiré.\n\n {LEBLANC ENTRE EN RELÉVE. HAGIWARA FRAPPE UN DOUBLE ET FAIT BASCULER LE MATCH} \n\n\n
{ {Et Kenji Hagiwara frappa un double !} }
\n\nAprès sept manches et 121 lancers, Pourcel cédait sa place à Maxime Leblanc. L’excellent lanceur toulousain avait lancé neuf manches la veille contre Sénart. Cela ne paraissait pas trop quand il retirait Marche et Le Guillou sur trois prises, ne cédant qu’un BB à Gauthier. Peron, entré comme frappeur suppléant à la place de Romain David, frappait ensuite un simple dans la droite, bien « timé » sur la rapide extérieur. Puis Bert recevait un nouveau but sur balles pour remplir les buts. Au tour d’Hagiwara de se présenter à la plaque. Sur le premier lancer, il frappait un long double dans la gauche. Trois points venaient marquer, avec une course superbe de Bert de la première au marbre, permettant aux Huskies de reprendre les devants.\nKeino Perez se voyait confier la tâche de fermer la porte. Il l’accomplissait sans problème en huitième manche : deux roulants à Scalabrini (Bolivar et Boutagra) et un strike-out (Rougé). \nEn neuvième manche, Rouen frappait deux hits, mais sans conséquences pour Toulouse.\nLe Stade revenait au bâton avec Delpech, qui connaît du succès face à Perez. De fait, son ballon à l’entre-champ tombait hors de portée de Bert et Hagiwara. Toulouse demandait le bunt à Gigout qui le posait vers le lanceur. David Gauthier, très avancé, avait le temps de lancer en deux pour retirer Delpech, le double jeu ne pouvant toutefois être effectué, et Nicolas Dubaut en première base réalisant un beau jeu pour bloquer le relais de Scalabrini. Morgavi se présentait au bâton. Allait-il être le bourreau des rouennais ? Non, car Keino Perez le retirait sur trois prises avant de contraindre B.Mallet à frapper un petit ballon dans la droite, facilement capté par Le Guillou, pour une victoire 5-4 des Huskies. \n\n\n\n\n\n
{ RÉACTIONS }
\nBoris MARCHE, receveur de Rouen, capitaine\nJe suis très content de l’équipe. Chacun a apporté sa contribution, c’est la victoire de tout un groupe. Chacun joue son rôle. Nos jeunes notamment ont fait un gros tournoi (Lecourieux, David, Gauthier, Hagiwara, Bert, Leguillou..) Le retour de Kenji, de Joris, de Luc… Tout cela nous a fait beaucoup de bien. Avec eux, c’est vraiment difficile de nous arrêter sur les bases. Très bon pitching également, dominant. On est vraiment content de remporter le Challenge. Ça nous fuyait depuis quelques années. Maintenant, place au championnat. On veut garder notre titre. Et ce Challenge aura été une bonne préparation pour la Coupe d’Europe en Italie.\n\nJoris BERT, champ centre de Rouen\nC’est vrai que le match avançait, avançait.. Les manches défilaient… On a compris qu’il fallait vraiment réagir. Et puis, il y a eu le coup de canon de Kenji, mon pote. A partir du moment où on était devant, c’était fini. Je suis content pour Kenji. On avait hâte de se retrouver à Rouen. Jouer côte à côte, c’est du bonheur. Quand j’étais au Texas et lui en Arizona, on s’écrivait sur Internet et on avait hâte de revenir à Rouen et de rejouer ensemble.\n\nNicolas Dubaut, lanceur de Rouen\nJe n’avais rien gagné depuis 2000 (le dernier titre de champion remporté par le PUC). Ca fait du bien, c’est pour cela que je suis venu à Rouen.\nJe n’étais pas frustré d’être sur le banc, quand tu vois l’équipe qui est sur le terrain, cette qualité… Et puis, j’avais eu la balle en demi finale… En tout cas, j’étais prêt à revenir lancer en relève si nécessaire.\nQuand j’ai vu Max (Leblanc) embarquer, j’ai vu tout de suite qu’il n’était pas au top. Ses spots étaient hauts. Ils n’auraient pas dû le renvoyer sur la butte.\n\nSébastien BOUGIE, manager de Rouen\nJe n’ai jamais douté. On est vraiment forts. J’ai eu confiance en mon line up. Pas seulement en les 9 de départ mais aussi en tout ceux qui sont entrés en cours de jeu. On a réussi à placer les joueurs qu’on voulait sur les bases et Kenji a réalisé le coup sûr qu’on attendait depuis la 2me manche. Tout le monde a participé. La manche que Brian (Deler) nous donne par exemple en demi finale me permet de faire gagner quelques lancers à Keino. Sans cela, il aurait peut-être été moins performant. Cela lui a permis d’être plus fort en finale. C’est cela Rouen. Tout le monde travaille pour le groupe. Maintenant, on a la Coupe d’Europe dans le collimateur. C’était une excellente préparation.\nAttention à ne pas se relâcher en championnat. C’est toujours dur de repartir après une victoire importante. Il faut se concentrer sur la compétition, attention aux matchs pièges.\n\nCarlos JIMINIAN, manager de St Lô\nPhilippe Lecourieux a eu un départ difficile, mais il s’est battu comme un lion pour revenir très fort dans le match. Vous avez fait la différence grâce aux bâtons et à la vitesse de joueurs comme Lecourieux , Leguillou, Bert, Hagiwara ou Piquet.\nKeino (Perez) a été très costaud aussi dans sa relève.\nVotre infield aussi était meilleur que celui de Toulouse. Rouen est très fort mais attention, vous vous relâchez parfois, car vous auriez pu gagner par dix points d’écart.\n\nJamel BOUTAGRA, receveur de Toulouse\nC’est dur. Il y avait deux morts et deux strikes sur David (Gauthier) mais la change up est restée un peu haute. Ensuite, à deux strikes, Flavien (Peron) a frappé en champ opposé. Un but sur balles à Joris (Bert)… Kenji (Hagiwara) a choisi son lancer. Il n’a pas eu besoin de forcer. Et avec la vitesse qu’il y avait sur les bases, c’était le nettoyage inévitable.\nLa différence ? On manquait de relève. Et en 8me, les frappeurs rouennais étaient prêts. Ils sont prêts toute l’année à jouer sous pression. Contre Rouen, contre Savigny, c’est toujours un peu le même scénario. Contre ces équipes, rien n’est jamais fini. Il faut prendre exemple et ne jamais rien lâcher.\n\nMax LEBLANC, lanceur de Toulouse\nC’est cruel. Rouen a bien joué le coup. On a démarré très fort. Ensuite, ça s’est stabilisé sur un rythme bizarre. Quentin (Pourcel) a bien géré son match. Mais la 8me manche nous a été fatidique. Quand je rentre, c’est vrai, j’ai mes 9 manches de la veille dans le bras, mais ça allait. J’ai manqué un spot contre Kenji Hagiwara et ça nous a coûté le match. Il faut savoir l’admettre. Chapeau Kenji ! On va se pencher sur le championnat à présent. On apprend. Cela fait 20 ans, que je joue au baseball et je viens de prendre une leçon aujourd’hui. On apprend toujours.\nDidier SEMINET, manager de Sénart\nOn a perdu le tournoi contre le PUC (défaite surprise le premier jour en match de poule). Cela nous a contraint à sortir Samuel Meurant le vendredi contre Rouen pour nous qualifier. On était du coup amoindri en demi finale. Et face à Max (Leblanc), on n’a jamais trouvé la solution.\nRouen est un beau vainqueur, qui s’est imposé à l’issue d’une belle finale. Le meilleur a gagné. Le collectif de Rouen est impressionnant. Mais, je vous le dis, Sénart sera champion de France.\n\n\nXavier ROLLAND, président de Rouen\nJe suis très fier des gars. Je constate que toutes les équipes sortent des matchs énormes contre nous. On a su faire face, se rebeller et aller chercher la victoire dans une configuration difficile. L’équipe a la culture de la victoire, ne lâche rien. Cette force de caractère, il faut la conserver, l’entretenir. L’équipe a un talent fou… Elle est très jeune mais elle déjà beaucoup de maturité. Elle sait gérer ces matchs là. Tout a commencé en 2001 pour ce groupe avec un titre en Nationale Une et depuis, on enchaîne. Trois titres de champion de France Élite, deux titres de champions d’Europe B, deux Challenges de France… On a assuré notre participation à une 6me campagne européenne en 2008. Je suis fier de cela. On peut gagner un titre une saison si on a une bonne équipe ou deux très bons étrangers. Rester en haut si longtemps, c’est beaucoup plus compliqué. Et nous, on a réussi cela avec notre ossature de jeunes. C’est du bonheur. Je veux associer à cette réussite deux dirigeants extraordinaires qui abattent un travail considérable. Sans eux, nous n’aurions pas ces résultats. Je veux parler de Pierre Yves Rolland et de François Colombier. Merci à eux. \n\n\n