Rouen mène deux à zéro en série finale

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{Toutes les photos sont signées Christophe Élise}
\n\n\n\nSur le site internet de Savigny, la couleur est annoncée par Romain Martinez-Scott. « { La rencontre promet d’être serrée, c’est une certitude, je suis certain que l’on peut les battre sinon je n’irais pas à l’entraînement chaque semaine ! Toute l’équipe nous avons vraiment un tempérament de vainqueur et nous pensons vraiment que cette année, c’est notre année ! Nous voulons gagner et nous allons gagner} ». \n_ Et les Lions ont des raisons d’être ambitieux après avoir remporté la saison régulière et dominé les Rouennais notamment (3 victoires à Une).\nSeulement voilà, les Huskies de septembre/octobre ne sont plus les mêmes que ceux de juin/juillet. Transfigurés. Les Huskies sont en forme au moment de débarquer sur les terres des Lions de Savigny. Treize victoires de suite, série en cours, en Coupe d’Europe, championnat et play offs. \n_ Boris Marche, le capitaine rouennais se lance dans une tentative d’explication. « Comment expliquer le changement de niveau jeu par rapport à juin ? Je crois qu’il y a eu une prise de conscience lors des matchs de Coupe d’Europe face à Solingen en septembre. De les battre ainsi deux fois, on s’est dit qu’on n’avait pas perdu notre niveau de baseball, qu’on était une bonne équipe, que si on dominait l’un des meilleurs clubs d’Europe, c’est qu’on avait toujours cette qualité de jeu. » \n_ Keino Perez opine et avance également d’autres arguments. Le collectif est de retour. «{ On joue depuis la reprise de septembre beaucoup mieux. Les gars avaient tous des petits soucis en milieu de saison, pensaient à autre chose. Là, on joue en équipe. Nos frappeurs sont bien concentrés, disciplinés à chaque at bat.» Et pour le lanceur des Huskies, ce changement a un nom, et un visage. «La raison, c’est Robin ! Comme manager, il apporte énormément de confiance et de sérénité aux joueurs. } » \n_ Ce sont donc deux équipes en pleine confiance qui se retrouve en finale. La quatrième entre les deux clubs. Avec pour le moment quatre succès rouennais. \n\n\n{« COMMENT EXPLIQUER LE CHANGEMENT DE NIVEAU JEU PAR RAPPORT A JUIN ? JE CROIS QU’IL Y A EU UNE PRISE DE CONSCIENCE LORS DES MATCHS DE COUPE D’EUROPE FACE A SOLINGEN EN SEPTEMBRE. DE LES BATTRE AINSI DEUX FOIS, ON S’EST DIT QU’ON \nN’AVAIT PAS PERDU NOTRE NIVEAU DE BASEBALL »\n- BORIS MARCHE}\n \n\n\n_ Samedi, 14 heures. L’américain Tim Stewart est sur la butte pour Savigny. Il n’est pas dans son assiette. Ses 6 premiers lancers sont des balles, et envoient Joris Bert (BB) puis Luc Piquet (HP) sur bases. Les Huskies scoreront 1 fois dans cette manche, puis utiliseront une arme fatale, le double avec les buts remplis, pour creuser l’écart. Ils seront signés Hornostaj en 2ème manche et Marche en 5ème manche. Pendant ce temps, la défense fait le travail. Perez tourne lui-même un double-jeu 1-6-3 en 1ère manche, puis Anthony Piquet sort un jeu de haut niveau sur un solide roulant de Stewart qu’il va chercher en plongeant derrière le 2ème coussin pour lancer à temps à Hornostaj et retirer le coureur. \n_ Rouen mène 5-0, puis réussit à contenir la remontée de Savigny, en misant sur sa défense. Un nouveau double-jeu sur une frappe de Ferreira fait certes marquer Stewart, mais contribue à éteindre la menace. L’attaque rouennaise ne dérougit pas, profitant des difficultés de contrôles des lanceurs des Lions (11BB, 3HP) au total, et finit en feu d’artifice en 7ème manche pour avec une poussée de 7 points qui en donne 12 d’avance. Mercy-rule, c’est assez rare en finale pour être souligné. \n \n{« C’EST A SAVIGNY DE REVENIR DANS LA FINALE. LES LIONS SONT AU PIED DU MUR, \nLA PRESSION EST SUR EUX.» \nFRANÇOIS COLOMBIER}\n \n\n\n_ On reste prudents samedi soir du côté des Huskies. Remporter le premier match n’est pas garanti de succès final. Rouen est bien placé pour le savoir. Les Huskies ont perdu quatre fois le premier match de la finale (sur 6) et ont toujours renversé la vapeur. François Colombier a vécu toutes ces finales. «  {On n’a fait que 33% du boulot. Il reste encore du chemin à parcourir. Mais c’est très positif, on reste sur notre lancée depuis un mois et demi. Tout est réuni. Les lanceurs font le boulot, on a une très grosse défense et une attaque opportuniste. On a sorti des gros coups sûrs à des moments importants (les doubles de Gauthier, Hornostaj et Marche ont produits 8 points) et on a tué le match. C’est très agréable de voir cette équipe de Rouen qui tourne bien, mais on reste prudents. Le 2me match sera intéressant demain dimanche. C’est à Savigny de revenir dans la finale. Les Lions sont au pied du mur, la pression est sur eux. Nous, on a encore gagné ce soir un peu plus de sérénité.} « \n\n\n{LA TROISIÈME MANCHE SERA TERRIBLE. \nCOMME DES BOXEURS, LES DEUX ÉQUIPES VONT COINCER LEUR ADVERSAIRE DANS LES CORDES ET FRAPPER FORT.} \n \n\n\n \n_ Dimanche, 13 heures, terrain de Savigny, Robin Roy parle à ses joueurs. Dans son speech d’avant match, le manager rouennais met engarde ses joueurs. «{ Les joueurs de Savigny vont essayer de nous bousculer. Jouez solidement en défense, on reste calme et on fera la différence en fin de match. } » Un peu plus loi s’échauffent les deux lanceurs du match 2. La rencontre va opposer deux des meilleurs lanceurs de l’équipe de France : les droitiers Pierrick Lemestre (Savigny) et Anthony piquet (Rouen 76). \n \n_ Lors du match de play-offs, les Huskies avaient sauté sur Lemestre pour marquer 4 points en 1ère manche. Ils rêvent de ce scenario quand ils font parler leur vitesse en 1ère manche. Bert frappe un ballon qui tombe entre l’arrêt-court et le champ-gauche, et file en 2 sur le jeu pour un double. Hagiwara le fait rentrer ensuite. \n_ Savigny réplique aussitôt avec un double de Martinez, poussé au marbre plus tard par un roulant de Lemestre. Les Huskies poussent, mais Lemestre fait le travail, en retirant notamment Combes sur un pick-off en 2ème base.\n \n\n_ La troisième manche sera terrible. Comme des boxeurs, les deux équipes vont coincer leur adversaire dans les cordes et frapper fort. C’est encore une fois le duo Bert-Piquet qui va mettre la pression sur la défense de Savigny. Bert est atteint par un lancer, Piquet soutire un BB. La tension monte quand un mauvais lancer fait avancer les deux hommes; Lemestre pense s’en sortir en retirant Hagiwara sur trois prises, mais son lancer échappe à son catcher, la balle file dans le back-stop, un point marque, Hagiwara est sauf en 1ère. Au tour des producteurs de points rouennais de parler; Hornostaj et Marche frappent des simples qui font monter le score à 4-1.\n\n\n\n_ Mais c’est une phrase qu’on entend souvent dans le base-ball français : ce n’est jamais fini avec Savigny. Christophe Goniot gagne tout d’abord une longue bataille (compte plein, 3 fausses balles) et frappe un double. Stewart se voit accorder une passe gratuite. Le point égalisateur est au bâton. C’est Peyrichou, qui frappe un double d’un point. Puis Ferreira frappe un autre double, Stewart marque facilement, Peyrichou devance en glissant le relai de la défense rouennaise. Il frappe au sol, crie sa joie, les Lions sont en furie. Boyer frappe un autre simple puis Anthony Piquet se sort d’une situation délicate en retirant Dussart sur 3 prises et Dal Zotto sur une flèche dans les mains d’Hornostaj.\n \n_ Savigny est revenu dans le match, et Lemestre le fait savoir. Les 4 retraits suivants seront des strike-out. Mais Piquet est lui aussi solide mentalement. Il retire les 5 frappeurs suivants à lui faire face, tout semble sous contrôle quand les bâtons des Lions se remettent en marche avec 2 retraits en 5ème manche. Le bas de line-up fait son travail avec 3 simples de Ferreira, Boyer et Dussart. Pour la 1ère fois, Savigny passe en tête au score. \n\n{LA DETRESSE DE LEMESTRE, ACCROUPI LA TETE BAISSE AU CHAMP GAUCHE}\n \n \n\n_ Le silence qui règne dans le dugout des Huskies contraste avec les cris qui résonnent dans celui des Lions. Les Rouennais ne s’affolent pas. « { On a su garder notre calme }, confirme Boris Marche. {On est resté tranquille, on a attendu notre moment et on a su être clutch.} » Car Savigny ne le sait pas encore, mais le 5eme point marqué est le dernier. \n \n_ Les Huskies continuent leur bon travail à la batte. Ils font monter les comptes, remplissent les buts, et Joris Bert soutire un BB à base pleine pour créer l’égalité.\n_ Robin Roy l’avait dit avant le match. « { Si on parvient à les tenir au score, on fera la différence en fin de match } ». Kenji Hagiwara s’en souvient. Comme il se souvient que l’an passé, il avait frappé un solide circuit contre Lemestre. Premier frappeur de la 7ème manche, il catapulte de nouveau la balle très loin dans la gauche. Le genre de coup de canon dont on se demande quand il va retomber. Une autre déclaration d’avant match fait office de prophétie. Celle de Keino Perez. Il avait dit à ses coéquipiers : « { aujourd’hui, je frappe un double } ». Boris Marche est en 1ère base, deux retraits, le vénézuélien , homme d’honneur tient parole et cogne une puissante flèche jusqu’à la clôture du champ gauche. Marche contourne les sentiers à pleine vitesse et marque le 7ème point rouennais. \nLes Lions sont sonnés et perdent un peu de leur lucidité. Alors que le danger est là pour les rouennais, Ferreira se fait retirer sur une mauvaise course en la 2 et la 3 après un simple de Dussart.\n \n_ Rouen tient son match et ne le lâchera plus. Simple de Piquet, BB d’Hagiwara, Hornostaj au bâton. Tout le monde sait à quoi pense le canadien, avec ce champ droit qui n’est pas si éloigné. Il laisse passer le premier lancer. C’est une prise. Sur le deuxième il frappe un très haut et très long ballon qui retombe derrière le filet. C’est un circuit de trois points (10-5). C’est très dur pour les Lions, à l’image de la détresse de Lemestre (Dussart entre au monticule), accroupi la tête baisse au champ gauche.\n\n\n\n_ Hornostaj va lui-même préserver cet avantage en lançant les deux dernières manches sans rien donner à des Lions assommés. \nRouen mène désormais 2 à 0 dans la série finale. « { On ne peut pas être en meilleure position, } reconnaît Robin Roy. {Ils voulaient nous mettre la pression lors du premier week end, hé bien ce sont eux qui l’ont maintenant. Il nous manque une victoire. On va se préparer tranquillement pour sortir une gros match dès samedi.}  » \n_ Keino Perez est impatient d’être samedi prochain. « { Maintenant, il faut terminer le travail, devant nos supporters. C’est nous les patrons, les champions en titre.} »\n_ Les Rouennais donnent rendez-vous samedi à 15 heures au terrain Pierre Rolland pour le match 3. \n\n\n