Robin Roy à la tête de l’équipe Elite

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{« Je pense que j’ai désormais plus à apporter comme manager que comme lanceur »}\n \n_ Robin Roy lancé son premier strike pour les Huskies en 1991. Après une première retraite et un combat contre un cancer, « le King » est remonté avec succès l’an passé sur le monticule. \nEn prime, une victoire face à Amsterdam en Coupe d’Europe. \nAprès avoir repris cette saison, Robin range son gant. Le match à Toulouse aura été son dernier match officiel comme lanceur. Mais pas le dernier pour les Huskies. Il enfile le costume de manager. Avec appétit. \n\n \n\n

Voici le nouveau staff des Huskies.\nLe manager Robin Roy (à droite) \navec son second François Colombier (au centre) et son coach Keino Perez (à gauche).\n\n_ « TROIS HOMMES, TROIS CULTURES ET TROIS EXPÉRIENCES DIFFÉRENTES. EN COMMUN UNE GRANDE AMITIÉ ET HUSKIES TATOUE SUR LE CŒUR » ROBIN ROY
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{Crédits photos Christophe Elise}
\n \nRobin Roy sur un monticule, c’est terminé ? \n_ Oui. C’est terminé. Je pense avoir donné ce que j’avais à donner au club. Je ne peux pas jouer en n’étant pas à 100% et cette année, cela est plus difficile. Je suis revenu l’an dernier et c’était un peu un défi personnel. après ce cancer, j’avais besoin de me prouver quelque chose. J’ai fais beaucoup d’effort pour revenir en forme avec un niveau correct, et je suis très satisfait de ma saison. Cette victoire contre Amsterdam restera une des plus importantes pour moi. Aujourd’hui, à 41 ans, sans avoir le temps de m’entraîner, cela devient difficile. J’ai l’impression d’avoir perdu 25% par rapport à l’an dernier. Je pense être plus utile dans un autre rôle.\n \nDécision difficile à prendre ? \n_ Non. J’ai vraiment le sentiment d’avoir fait ce que j’avais à faire, et d’avoir donner ce que j’avais à donner au club. On a que des statistiques récentes, mais il serait intéressant de voir combien de matchs j’ai lancé, combien de manches, de strike outs réalisés depuis 1991. Sans oublier les at bats et quelques belles saisons offensivement. Aujourd’hui je sais que tout cela est derrière moi.\n \nVous voila de retour à la tête de l’équipe en tant que manager. Vous en aviez envie depuis longtemps ? \n_ Je vais reprendre le poste avec François. Je ne sais pas s’il faut parler d’un ou 2 managers, ou de 2 coachs. En tout cas, on fera une bonne équipe avec François. Cela me trotte dans la tête depuis quelques semaines. Je pense que j’ai désormais plus à apporter comme manager que comme lanceur. Keino me l’a suggéré, et des joueurs m’ont dit qu’ils attendaient cela depuis un moment. \n \n\n{Mon rôle de coach,c’est de prendre les meilleurs décisions pour se mettre dans les meilleures situations pour gagner.} \n\nQue pensez vous changer ? Apporter ? \n_ Le but n’est pas de changer les choses, mais d’en apporter effectivement. Pour moi, le rôle de coach, ou de manager, est de mettre l’équipe dans les meilleures conditions pour jouer. De prendre les meilleurs décisions pour se mettre dans les meilleures situations pour gagner. Les joueurs gagnent, mais un bon coach facilite le travail de préparation pour ses joueurs. Mon expérience permettra cela. \n \nQuel est le premier chantier auquel vous allez vous attaquer ? \n_ Je reprends avec une équipe qui est multiple champion de France et qui sort avec succès de plusieurs coupe d’Europe. Nous avons beaucoup de nouveaux joueurs cette année; les meilleurs individualités que nous ayons jamais eu. Je pense que le gros de mon travail sera d’en refaire une équipe. Ce qui fait la force de Rouen depuis des années. A Brno, si l’on prend chacun des joueurs, 95% d’entre eux ont eu un bon tournoi. Seulement, nous avons un peu oublié d’être une équipe. C’est ce qu’il faut retrouver.\n \nÊtes-vous satisfait de l’effectif à votre disposition ? \n_ Comme j’ai dit, je n’ai jamais vu autant de talents à Rouen.\n \nComment allez vous travailler avec votre staff ? Comment sont désormais répartis les rôles ? \n_ Il faut que l’on en parle. Nous sommes tous d’accord sur le principe, il faut maintenant échanger et en parler. Pour ma part, j’ai un idée très précise de l’équipe et de comment elle doit jouer. Keino s’occupera des entraînements en semaine et se concentrera sur son rôle de lanceur le week end. Avec François, on se mettra d’accord sur nos différentes tâches.\n \nLe trio Roy-Colombier-Perez est complémentaire ? \n_ Oui. Forcément. 3 hommes, 3 cultures et 3 expériences différentes. En commun une grande amitié et Huskies tatoué sur le cÅ“ur. Nous nous connaissons bien, avec nos qualités et défauts. Il n’y a pas de problèmes d’égo, chacun laissera l’autre exprimer ses points forts.\n \n \nUn mot sur François Colombier et sur son boulot ? \n_ Pas grand chose à dire. Quelle implication pour le club depuis des années! Généreux, impliqué. Il a pris l’équipe en main sans trop d’expérience à ce niveau, mais avec une grande détermination. Quel progrès. Je voudrais dire aux joueurs que s’ils montrent la même détermination, nous serons à nouveau dans le haut du tableau à la prochaine coupe d’Europe.\n\nComment voyez-vous la suite de la saison ? \n_ Positivement. Nous sommes en tête et comptons bien le rester.\n \nBeaucoup de gens pensent que le Rouen 2010 est prenable. Qu’en pensez-vous ? \n_ Chaque équipe est prenable. Comme Bologne ou les Pionniers à la dernière coupe d’Europe. Seulement, pour nous prendre cette année, il faudra être plus que prêt, je vous le garantie.\n \nUn mot sur le changement Terrana contre Musgrave ? Et que pensez vous de Mike ? \n_ Il fallait trouver un bras, ce que j’avais demandé à François et au président. Cela a été fait. Mike est un lanceur de haut niveau qui en plus peut frapper. On ne peut demander mieux. Un réel atout pour l’équipe, et certainement le joueur qui fera la différence.\n \nAvec du recul, qu’est ce qui n’a pas marché en Coupe d’Europe ? \n_ Plusieurs facteurs. Sans chercher d’excuse, le terrain sur les trois premiers matches ne correspondait pas à notre style de jeu. Le recrutement de lanceur n’a pas été à la hauteur. \n_ Ces 2 facteurs nous ont coûté les matchs contre l’Espagne et les Pays Bas. On aurait du finir avec trois victoires, ce qui est toujours un bon résultat dans ce tournoi.\n \nOn sort tout de même de la compétition par une belle victoire face aux tchèques. C’était important ? \n_ Oui très. Cela a recréé une cohésion de groupe. Brno a quand même battu les Hollandais et les Italiens sur son terrain. Pas Rouen, pas les Huskies. On sort quand même debout de ce tournoi…\n \n- Nom: ROY \n- Prénom; Robin\n- Date de naissance: 26 juin 1969\n- Lieu de naissance: Montréal (Canada)\n- Clubs: Rouen (depuis 1991)\n- International A\n- Nommé meilleur lanceur européen 1999\n- Positions: Lanceur droitier\n \n\n\n{RÉACTION DE FRANÇOIS COLOMBIER}\n{Je pourrais être n°10, n°100 ou n°0, la seule chose qui compte c’est que l’équipe gagne.}\n\n\n\nFrançois, pourquoi ce changement à la tête de l’équipe ? \n_ Cela s’est fait très vite. Après le match contre Toulouse, Robin Roy m’a dit qu’il arrêtait de jouer. Il devenait trop compliqué pour lui de performer alors qu’il n’a pas le temps de s’entraîner, et qu’il commence à ressentir des douleurs dans l’épaule. Il m’a aussitôt dit qu’il voulait rester dans l’équipe, et participer au coaching. Il était alors évident que Robin devait prendre le rôle de manager. \n_ Être aux commandes des Huskies, c’est sa place naturelle. De part son expérience, son charisme, son autorité, sa connaissance du jeu, il est un leader né. Pour moi, il n’y avait pas à hésiter une seconde, et redevenir son adjoint, comme en 2005, était on ne peut plus naturel. Robin et moi avons des liens très forts, donc tout s’est fait très simplement. \n\nLa Coupe d’Europe a pesé ? D’autres choses ?\n_ Non, la Coupe d’Europe n’a pas pesé. Ce n’est pas une révolution, un choc psychologique ou quoique ce soit, c’est simplement un ajustement interne.\n_ Par contre, je peux dire que pour moi, c’est arrivé au bon moment. Pour des raisons personnelles, je n’avais plus le temps suffisant pour consacrer l’énergie suffisante à la gestion de l’équipe. En démultipliant les sources de management, nous serons plus efficaces.\n_ C’est peut-être aussi bien pour l’équipe, après une épreuve difficile, de procéder à un petit changement. Si c’est une façon pour moi d’assumer l’échec européen, je le fais avec plaisir. Peut-être après tout que ma façon d’être ne convenait plus aux circonstances. Désormais, il n’y a qu’une voix qui se fera entendre, et çà sera très bien ainsi. \n\nComment sont désormais répartis les rôles ? \n_ Robin sera le patron, je serai son adjoint, ainsi que Keino, plus particulièrement en charge des entraînements de la semaine. Robin nous consultera pour toutes les décisions (organisation des entraînements, rotation, line-up, stratégies), mais il sera le dernier décideur\n\nLe trio Roy-Colombier-Perez est complémentaire ?\n_ Il est parfaitement complémentaire. D’abord parce que nous nous entendons très bien. Ensuite, parce que chacun à un rôle précis, et va s’y tenir. Enfin, parce que nous avons chacun nos qualités, et qu’elles sont complémentaires. Enfin pour Keino, il sera plus libéré dans sa tête pour lancer le week-end. \n\nCe ne sera pas trop dur de passer de N°1 à N°2 ? \n_ Absolument pas. Je pourrais être n°10, n°100 ou n°0, la seule chose qui compte c’est que l’équipe gagne. Et si je peux y participer quelque peu, j’en suis ravi. De toute façon, travailler avec Robin, c’est pas une punition. \n\nComment voyez-vous la suite de la saison ? \n_ Ce championnat n’est vraiment pas suffisamment équilibré. Tout le monde connaissait les quatre demi-finalistes avant le premier play-ball, et même si Toulouse fait un très beau parcours (ce qui me réjouit), ils n’iront pas chercher la 4ème place. Alors, il est difficile d’être motivés, d’être performants, tout au long de l’année, et les contraintes nombreuses qui pèsent sur un groupe amateur font que les résultats peuvent parfois surprendre. Mais ce groupe est très occupé, entre le bac (qui a évidemment la priorité), le travail, les contraintes familiales, on se retrouve parfois avec un effectif diminué. \n_ Mais je pense qu’en septembre, tout le monde sera sur le pont. Il est vrai que ce mois de septembre aura un parfum beaucoup plus excitant.\nD’abord les play-off avec 3 matches le week-end. On a vu l’an passé que tout était possible, et qu’il ne fallait pas trainer en route. Cela dit, je pense que nous avons les bras pour être performants dans ces matches. Nous nous qualifierons pour la finale, je n’ai pas le moindre doute. \n_ Puis le barrage européen. Ce sera un grand rendez-vous. J’espère qu’il se déroulera chez nous, je crois que nos dirigeants ont posé leur candidature (exact, NLDR). On ne connaît pas les adversaires, mais ce sera compliqué, avec des allemands, des russes, des belges, des croates ou des autrichiens. Rien de gagné d’avance, mais il faudra s’imposer pour revenir en Groupe A et montrer notre vrai visage en 2011.\n_ Ensuite la finale du championnat. Nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin. 5 titres de suite, 6 au total, c’est bien, 6 de suite pour arriver à 7 ce sera encore mieux. \n_ Ce sera compliqué : Savigny a très envie de nous battre, et on connait la capacité des Lions à se sublimer dans les matches importants. Montpellier est l’équipe qui monte, et je considère les Barracudas comme notre adversaire le plus redoutable. Sénart présente des individualités de haut niveau qui peuvent faire basculer des rencontres. \n_ Mais il demeure un fait : je ne prendrai aucun joueur de ces trois équipes en échange d’un joueur de Rouen. Nous restons au-dessus. Aux autres de gagner. Nous, on l’a fait. \n\nBeaucoup de gens pensent que le Rouen 2010 est prenable. Qu’en pensez-vous ? \n_ Je leur dit : venez essayer de nous battre. On vous attend. Mais soyez prêts à souffrir. \n