Recrues: le débarquement américain

| Publié par | Catégories : Non classé

\n\nComme chaque saison, les Huskies placent la barre haute en matière d’objectifs. Championnat de France, Challenge de France (à Rouen).. Les Rouennais veulent décrocher les titres dans les différentes compétitions nationales auxquelles ils participent. Et puis, il y a la Coupe d’Europe, si difficile, si exigeante. Si séduisante. \n_ Pour être compétitifs sur tous les fronts, les Huskies se sont renforcés aux Etats-Unis. Il fallait compenser le départ d’Aaron Hornostaj (cf pages 10-11). Après le lanceur/arrêt court franco-américain, Owen Ozanich (voir le numéro 193 d’Huskies’Mag), Rouen a recruté le New yorkais Jordan Crystal, un lanceur/voltigeur gaucher et le joueur de Tampa Bay (Floride) David Washington, un receveur/3B/Outfielder/releveur. \n_ « Des joueurs efficaces en attaque, qui sont très polyvalents, détaille le manager Robin Roy. Et deux en plus sont des lanceurs partants, le troisième pouvant relever. Avec notre staff actuel de lanceur, on est très bien armés».\n_ Une satisfaction partagée par François Colombier, son adjoint. « On garde le même groupe que l’an passé, excepté Hornostaj. Mais on le renforce sérieusement. Avec en plus l’éclosion de nos espoirs comme Oscar Combes, Yohann Bret, Saad Anouar ou le jeune Alexandre Roy, le groupe parait bien étoffé, qualitativement et quantitativement. » \n_ Les Rouennais qui récupéreront également leurs « Nord-américains », l’arrêt court maxime Lefevre (actuellement en collège en Arizona) et les Quentin, Becquey et Benedek, pensionnaires du sport études Baseball de à Québec. \n\n\n{WASHINGTON, UN JOUEUR CAPITAL}\n\nSur les terrains de baseball, on le surnomme D-Wash. Peut-être est ce dû à sa facilité à nettoyer les sentiers lorsqu’il est au bâton ? David Washington est ce que l’on peut appeler un Utility player. A l’aise partout en défense. Que ce soit comme catcher ou comme champ centre. L’important pour lui, c’est de faire ce qu’il aime plus que tout: \njouer au baseball. Que ce soit au Texas, en Australie ou désormais… en France.  \n\n\n\nDAVID SENEIL WASHINGTON \n_ Né le 11 août 1986 \n_ Lieu de naissance: Bronx, New York \n_ Taille: 1m78 Poids: 78 kilos \n_ Positions: Catcher, Middle Infield, Outfield, Relief pitcher \n_ Lance : Droit \n_ Frappe : Droit  \n_ Equipes en carrière: Jefferson Davis C.C. (2005-2007), Savannah State University (2007-2009), El Paso Diablos (2009-2010), South Australia (2009-2010), Golden Grove Dodgers (SABL, 2009-2010), Canberra Cavalry (Australian Baseball league 2010-2011), ACT Bandits (ACTBA 2010-2011 Australie) \n\n_ David, pouvez-vous vous présenter ?  \n_ Je m’appelle David Washington. Dans mes équipes de baseball, on m’a surnommé « D. Wash ». Je suis natif de New York, mais le baseball a fait de moi un voyageur. \n_ J’ai une longue et belle relation avec ce jeu qu’est le baseball. Je joue depuis que j’ai 10 ans. J’en ai à présent 24 et j‘ai connu le professionnalisme lorsque j’ai signé avec les Diablos d’El Paso (Texas) dans la ligue American Association. C’était en avril 2009. \n_ J’avais joué auparavant en 1ere division NCAA à Savannah State University à Savannah (Géorgie) et j’étais l’un des meilleurs voleurs de buts au niveau universitaire aux Etats-Unis lorsque j’ai signé pro. Je veux continuer ma carrière et vivre encore de belles émotions grâce à ce merveilleux sport. \n\n\n_ Vous allez découvrir la France. A quoi vous attendez-vous ? \n_ La France est un très beau pays avec une Histoire magnifique. En plus, j’adore les fringues et ce sera une belle opportunité de découvrir le stylisme français, la “Fashion culture” française. \n_ J’espère que je montrerai aux gens que je suis un bon joueur de baseball mais aussi quelqu’un très ouvert, très excité à l’idée d’apprendre et de m’enrichir au contact des Français. \n\n\n_ Qu’est-ce que tu sais sur le baseball français ? Sur les Huskies ? \n_ Le championnat de France Elite est très compétitif. Il suffit de regarder la qualité des joueurs passés par l’Elite. Certains ont été draftés et ont joué dans les ligues mineures aux Etats-Unis. \nCela veut tout dire. \n\n\n_ Vous avez été en contact avec plusieurs clubs. Pourquoi avoir opté pour Rouen ? \n_ Je suis resté constamment en contact avec le Président Xavier Rolland. Il m’a fait sentir que j’étais désiré par les Huskies. N’importe quel joueur qui doit se positionner sur son avenir choisira toujours l’équipe qui montre le plus d’intérêt. Le fait que les Huskies participent à la Coupe d’Europe 2011, cela a pesé lourd aussi dans ma réflexion. \n_ Pouvoir aider l’équipe à remporter un nouveau titre de champion de France et jouer contre les meilleures équipes d’Europe, c’est une opportunité qui se présente une fois dans une vie. J’ai eu la chance d’avoir cette offre. \n\n_ Que savez-vous sur la ville de Rouen ? \n_ Pas grand chose, si ce n’est que c’est ici que joue la meilleure équipe de Baseball en France. \n_ J’espère découvrir pleins de choses durant mon séjour. \n\n\n\n_ Connaissez-vous un peu vos nouveaux coéquipiers ? \n_ Je sais que les joueurs sont des compétiteurs et jouent à fond tous les matchs. \n_ C’est cet état d’esprit qui fait les champions. Les Huskies en remportant tous ces titres ont démontré qu’ils avaient cela en eux. J’ai hâte en tout cas de les connaître, de me faire des amis, des souvenirs inoubliables. On va partager pleins de choses. \n\n_ Comment voyez-vous votre rôle ? \n_ Je me vois comme un « playmaker » et je peux évoluer à n’importe quelle position en défense. Je pense être un leader sur le terrain. J’aime allumer le feu, les situations sous pression, avec de l’enjeu. Je pense pouvoir apporter ma vitesse et ma connaissance du baseball. Vous pouvez compter sur moi pour transmettre aux plus jeunes ce que j’ai appris en jouant aux côtés de mes anciens partenaires. \n\n_ Pouvez-vous nous décrire votre carrière ? \n_ J’ai joué Junior College après le lycée. En 2005, j’ai signé une bourse sportive avec Jefferson Davis Community College d’où je suis sorti diplômé en 2007. Ensuite, j’ai signé avec Savannah State University (j’étais le capitaine de l’équipe, j’ai frappé pour .325 avec 28 bases volées) et j’ai joué là jusqu’en 2009. \n_ En avril 2009, j’ai été signé comme Outfielder par l’équipe d’El Paso Diablos qui évolue dans l’American Association. \nEn hiver de la même année, j’ai été invité en Australie à joindre l’équipe de Dodgers de Golden Grove dans la South Australia Baseball League et la South Australian Claxton Shield team. Là-bas, j’étais champ centre. \n_ J’étais leader de la ligue en buts volés (12) et j’étais dans le Top 5 pour les Buts sur balles (18) et les points marqués (16) en seulement 18 matchs. \n_ En 2010, retour à El Paso pour une deuxième saison pro avec les Diablos. Je suis retourné en  2010 en Australie pour intégrer les Bandits d’ACT de l’Australian Canberra Territory Baseball Association avant de rejoindre la Canberra Cavalry de l’Australian Baseball League. Avec les Bandits, j’ai frappé.380 avec 22 bases volées avant de rentrer d’urgence aux Etats-Unis pour une urgence familiale. \n\n_ Quel type de joueur êtes-vous ? \n_ Je compte sur ma vitesse. J’ai de la puissance mais la vitesse est mon meilleur atout offensif. Défensivement, je suis solide, régulier, particulièrement en champ extérieur et derrière la plaque. D’ailleurs, ma position préférée, c’est receveur. C’est une position que j’adore car on peut commander le jeu et être impliqué dans chaque lancé. \n_ Je peux aussi lancer en relève. \n\n_ Quel est votre meilleur souvenir ? \n_ Je n’oublierai jamais mon tout premier match professionnel avec les Diablos d’El Paso. \n_ Lors de mon premier passage au bâton, j’ai frappé un hit sur le premier lancé, j’ai volé la 2me base, puis la 3me. C’était un moment très excitant pour le Rookie que j’étais. \n \n_ Je garde un grand souvenir également de la série éliminatoire avec South Australia. C’était un grand moment car nous nous étions qualifiés pour la finale. Une première depuis 30 ans pour l’équipe. \n\n_ Et votre plus mauvais ? \n_ J’ai connu quelques mauvais matchs statistiquement mais à chaque fois, je me dis que j’ai la chance d’être sur un terrain de baseball. Alors ce ne sont que des bons moments. Dans ce sport, vous devez de toute façon vite oublier les mauvais moments si vous voulez performer. Être positif, avoir confiance, c’est capital pour réussir au baseball.\n\n_ L’Australie aura été un bon souvenir ? \n_ Une expérience merveilleuse. J’ai adoré ces deux dernières années. Les joueurs sont très bons et la ligue est bien plus relevée qu’on peut le penser. J’ai fait des rencontres que je n’oublierai jamais. \n\n_ Quels sont vos objectifs avec les Huskies ? \n_ C’est simple, gagner la Coupe d’Europe et remporter un nouveau titre de champion de France.  \n\n\n{CRYSTAL VEUT ÊTRE UN EXEMPLE}\n\n« Le baseball, c’est ma vie » clame Jordan Crystal. Il va pouvoir le démontrer à Rouen où l’on attend beaucoup de lui. Lanceur, champ extérieur, le gaucher de 24 ans doit apporter un formidable atout aux Huskies: sa polyvalence.\n\n\n\nJORDAN CRYSTAL \n_ Né le 21 septembre 1986 \n_ New Hyde Park, New York \n_ Taille: 1m80 Poids: 81 kilos \n_ Positions: Catcher, lanceur, Outfielder,\n_ Lance : Gauche Frappe : Gauche \n_ Equipes en carrière: \n_ High School: Lindenhurst High (Draft and follow by Milwawkee Brewers) \n_ College: Salisbury University \n_ Professional: Texarkana Gunslingers (CBL) Big Bend Cowboys (CBL), \nNormal Cornbelters (Frontier)  \n\n\n_ Heureux. Excité. C’est ainsi que Jordan Crystal définit son état. \n« Je n’ai pas de mots pour expliquer ma joie de venir jouer pour les Huskies de Rouen. » \nDans l’attente de son passeport, Jordan se renseigne sur la France, sur Rouen. \n\n_ « Quand on parle de la France aux États-Unis, les premiers mots que l’on associe, ce sont les mots amour et bonheur… C’est ce que je viens chercher. J’espère que je saurai imprégner de la culture française et que cela me servira toute ma vie. Découvrir de nouveaux modes de vie, spécialement en France, cela ne peut être qu’enrichissant.» _ Quant à Rouen, c’est sur Internet, chez lui à Long Island, avec sa famille (sa mère Leslie, son père Todd et son frère Seth) qu’il fait ses premiers pas dans la ville. « Il n’y a rien de mieux qu’une ville qui a des équipes sportives compétitives au niveau national. Depuis New York, j’ai recherché des vidéos et des sites internet sur Rouen. La ville a l’air magnifique avec des installations de qualité. » \n_ Les dirigeants rouennais n’ont pas eu de mal à le convaincre à franchir l’Atlantique. « Avoir la possibilité de découvrir la France, c’était déjà suffisant. Mais en plus, quand j’ai su que Xavier Rolland me voulait dans l’équipe, comptait sur moi et sur mon expérience du jeu et qu’on m’attendait en Europe… je ne pouvais être plus excité. Ce type d’opportunité ne se présente qu’une fois dans votre vie et pas question pour moi de passer à côté. » \n\n{LE LIGAMENT QUI CÈDE… }\n\n_ Mais le gaucher de 24 ans ne vient pas faire du tourisme. Il sait que les Huskies attendent beaucoup de lui. Les dirigeants des Huskies ont étudié de nombreux CV avant se fixer sur celui de Jordan. « On cherchait un joueur polyvalent, capable de jouer en défense, de frapper mais aussi de lancer, explique Xavier Rolland, le Président rouennais. Un profil que possède Jordan. Un lanceur seul s’ennuierait dans la saison. Nous avons d’autres lanceurs qui doivent jouer et avec deux matchs par semaine, notre recrue n’aurait lancé que deux ou trois manches ! Le reste du temps il aurait été sur le banc. Jordan lui pourra varier les plaisirs. En champ extérieur comme sur la butte. En plus, il est gaucher. C’est un atout supplémentaire dans une équipe». \n\n\n \n_ Lorsqu’il a commencé à lancer ses premières balles à l’âge de 8 ans, Jordan n’imaginait pas que cela allait l’amener jusqu’en France ! Le baseball, il baigne dedans depuis 15 ans. « Le baseball, c’est toute ma vie. » Il passe quatre années en High school. En 2004, à 16 ans, lors de sa dernière année au lycée, il est suivi par les Brewers de Milwaukee. Puis grâce à une bourse, il rejoint l’Université de Salisbury dans le Maryland. C’est là-bas qu’il va connaître son pire souvenir de baseballeur. « C’était lors de ce match en play off de conférence. Je dominais en 7éme manche. J’ai lancé une rapide et j’ai entendu bruit sourd. C’était le bruit le ligament qui cédait. » Opération chirurgicale. Il restera un an sans jouer et reprend la compétition en position de champ centre. \n_ Lorsqu’il termine sa carrière universitaire, il signe pro. Et retrouve la butte avec les Texarkana Gunslingers, en ligue professionnelle indépendante. Ensuite, il est invité au spring training des Normal Cornbelters (Frontier League) puis ensuite des Big Bend Cowboys. Sans s’imposer malgré tout. \n \n{« AVEC LES HUSKIES, JE ME SUIS FIXÉ DES OBJECTIFS » }\n \n_ Son avenir en 2011 s’écrira donc en Français. Et se vivra sur les bords de Seine. Dans un autre onde. « Je me rends bien sûr compte que le niveau est moins élevé qu’en pro aux États-Unis. C’est pour cela que je veux aussi être un exemple sur et en dehors du terrain pour aider les Huskies à rester au sommet du baseall français, mais aussi européen. Je sais que je rejoins une équipe des Huskies très déterminée, qui a faim de victoires en Europe. Je viens pour aider l’équipe, permettre à mes coéquipiers d’atteindre nos objectifs et de progresser. Je veux aider les joueurs, les plus jeunes comme les vétérans de l’équipe, à franchir un cap. Avec les Huskies, je me suis fixé des objectifs. Gagner les compétitions dans lesquelles nous seront inscrits, mais aussi mener l’attaque avec une moyenne d’équipe supérieure à .333 et une ERA du pitching staff en dessous de .3.0 Avec de tells stats , une équipe sera toujours dominante. » \n_ Comment se définit il d’ailleurs lui-même ? «En champ extérieur, je me défonce sur chaque frappe qui vient dans ma zone et j’adore couper les coureurs qui tentent de rentrer au marbre. Je suis très agressif défensivement et offensivement. Au bâton, je suis rarement retiré sur prises. Je suis un frappeur gap to gap, mais je peux aussi la mettre de l’autre côté de la clôture.  Comme lanceur, j’aime varier. Je peux alterner rapide et balles à effets. Cela dépend des frappeurs en face et des infos que j’ai sur eux.» \n \n_ Robin Roy, le manager rouennais, aura donc de la souplesse dans sa gestion de Jordan. Il prendra l’avion début avril pour rejoindre ses nouveaux coéquipiers. Il devrait faire ses débuts dans le championnat de France face à Montpellier.  \n\n\n\n\n\n\n\n\n