Paris-Normandie parle du pôle France

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Au centre sportif de l’Archipel, à Petit-Couronne, le téléphone de Sylvain Virey n’arrête pas de sonner dans les locaux du CRJS (Centre Régional Jeunesse et Sports). Depuis la labellisation du pôle France de Rouen, le conseiller technique national et responsable du pôle normand est très sollicité. La France compte désormais deux pôles France avec celui de Toulouse.\n\n\n\nLe pôle espoir de Rouen est passé pôle France. Qu’est ce que ça a changé ?\n- Sylvain Virey : «On va obtenir un soutien financier plus important de la part de la fédération (FFBSC). L’augmentation sera progressive, mais on espère passer de 30.000 à 50.000 €. Ça étoffe notre volume de compétition. En pôle espoirs, on prévoyait un seul tournoi national par saison. Dorénavant, on va pouvoir disputer plusieurs tournois internationaux. On ira notamment en Italie (à Tirrenia, du 13 au 16 mars) et au Canada (du 12 au 21 mai). On souhaite organiser un tournoi à Rouen fin juin afin d’accueillir de grosses académies comme l’Allemagne ou l’Angleterre. On va également pouvoir développer notre encadrement technique, en embauchant un temps partiel. \nLa tranche d’âge est passée de 13-16 ans à 15-21 ans. Mais on s’était préparés en la vieillissant depuis deux ans.»\n\nwww.mlb.com] (Major League Baseball). Ils nous ont envoyé Tom Gillespie qui va travailler avec nos jeunes lanceurs durant quatre semaines (une semaine par mois jusqu’en juin). Sa venue succède à celle de Brian Melton, préparateur physique dans l’organisation des Arizona Diamondbacks. On joue dans la cours des très grands.»\n\nDepuis combien de temps espériez-vous cette labellisation ?\n- «Depuis la naissance du pôle espoirs il y a dix ans. C’est une reconnaissance logique. Rouen a produit la moitié des joueurs de l’équipe de France. Les deux seuls pros français sont passés par le pôle (Joris Bert aux Dodgers, Fred Hanvi aux Twins). On a fait nos preuves.»\n\n\nDes sélections sont prévues en avril à Rouen. Comptez-vous recruter plus de jeunes joueurs ? \n- «Pas forcément. La dominance sportive sera plus importante même si on continue d’accorder beaucoup d’importance aux résultats scolaires. Le recrutement dépendra des potentiels qui se présenteront et du volume de départs. Sur les 16 internes, on peut s’attendre, en moyenne, à un turn-over de trois joueurs. Mais la cuvée actuelle est assez bonne. J’espère qu’elle débouchera sur un nouveau Joris Bert.»\n\n\nLes Huskies de Rouen risquent de ne pas en profiter pleinement…\n- «Plus on produit de pros, plus les clubs étrangers vont s’intéresser à nous. Pour la France, c’est très bénéfique. Ça peut être frustrant pour le club de Rouen qui ne peut pas les retenir, mais c’est aussi une sacrée reconnaissance. Les Huskies vont quand même récupérer des joueurs à fort potentiel.»\n\nAvez-vous d’autres projets liés à la structure ? \n- «Le plus important est de trouver un terrain synthétique de niveau international. Le stade Saint-Exupéry (de Rouen) est très bien pour le niveau régional. Mais il ne répond pas aux attentes d’un pôle France. Le département de Seine-Maritime nous soutient.\nOn va d’ailleurs visiter des installations à Montigny-le-Bretonneux la semaine prochaine. On veut être la place forte de l’Europe, et une référence sur le plan international.»\n\n\n{Propos recueillis par Raphaël Ferber}\n