Owen, le Frenchy du Vermont

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\n\nÉtonnante trajectoire pour Owen Ozanich. Entre États-Unis et France. Dans les années 80, ses parents vivent dans les Caraïbes. Bahamas puis Aruba durant six années. \n_ En 1988, sa mère, Françoise, tombe enceinte. Elle décide de rentrer en France pour accoucher. Owen voit ainsi le jour à Annemasse, en Haute-Savoie, près de la frontière suisse. \n_ A l’âge de 6 ans, son père, qui travaillait pour le gouvernement américain, est muté dans le Vermont, dans le Nord-Est des États-Unis, à la frontière du Québec. \n_ C’est donc à Burlington (38.000 habitants) qu’Owen grandit et où il découvre le baseball à sept ans à l’école primaire de South Burlington. A 10 ans, avec son équipe, il gagne le championnat du Vermont. Il renouvelle cela à 12 ans. Son équipe de Little league passe même sur la chaîne de TV ESPN lors d’un match contre Rhode Island dans le championnat de Nouvelle-Angleterre. « Ensuite je suis passé au grand diamant, dans la ligue de Babe Ruth entre 13 et 15 ans. Mes deux positions étaient arrêt-court et lanceur. Nous avons été champions du Vermont en 2003. De là, j’ai joué au lycée de South Burlington en tant que lanceur-arrêt-court pendant quatre ans. Nous avons terminé champions du Vermont en 2007, avec un record inégalé de 20-0. Gagner le championnat de l’Etat du Vermont avec mes copains, avec lesquels je jouais depuis l’âge de sept ans, cela reste mon meilleur souvenir de baseballeur. » \n_ L’été, Owen ne lâche pas son gant. Il joue avec l’équipe de Légion. Nouveau titre d’Etat. Puis c’est l’Université. L’équipe joue en NCAA 1ere division. « J’ai eu la chance de jouer contre de grandes universités comme Vanderbilt, Nouveau Mexique, Mississippi et Dartmouth parmi tant d’autres ».\n \n\n\n_ Owen joue en NCAA de Septembre 2007 jusqu’à Mai 2009. A cette date, l’Université, confronté à des graves soucis financiers liés à la crise de la bourse, décide de couper certaines dépenses. Les programmes de baseball et de softball sont concernés. Un coup dur pour les baseballeurs. Certains décident de changer d’université pour continuer à évoluer au plus haut niveau universitaire américain. Ce n’est pas l’option choisie par Owen. Il reste. Pour trois raisons. « Je suis de South Burlington, à 5 minutes de la fac. C’était logique économiquement et rationnellement: j’avais déjà acquis plus de la moitié de mes crédits (je fais un double majeur en Français et Géographie), et j’avais été admis à passer un semestre à Paris à l’Automne 2009». Sans trop de regrets de ne plus être sous les projecteurs des dépisteurs ? « Quand j’ai joué en division 1, j’étais trop jeune pour être recruté. Néanmoins, trois de mes co-équipiers seniors du Vermont ont signé un contrat professionnel (Joe Serafin avec les Chicago White Sox, Justin Albert avec Arizona Diamondbacks et Ethan Paquette avec les Seattle Mariners) ».\n_ Plus de participation au championnat NCAA. Pas question pourtant de laisser tomber le baseball et le temps passé sur les Diamants. Owen aime trop le baseball et la compétition. « Parallèlement, avec deux autres joueurs dans mon cas, nous avons décidé de former une équipe du niveau club et nous avons recommencé à jouer au printemps 2010. Et nous venons de gagner le championnat de NECBA avec un record de 12-0. » \nDès la mi-mai, à la fin de son année universitaire, Owen va donc retourner sur son natal. « Je pense que le baseball français est bien organisé, est qu’il va grandir. Les Huskies sont la meilleure équipe française, et une des meilleures en Europe. Rouen a de la chance d’avoir une équipe aussi forte. J’ai hâte de découvrir la ville et ma nouvelle équipe. » Malgré des contacts avec Anvers et Hambourg, il a préféré « jouer pour la meilleure équipe française ».\n_ Les Huskies pourront compter sur un joueur motivé, ambitieux et polyvalent. Arrêt court et lanceur. « Je suis un joueur déterminé à gagner quelle que soit ma position. Je suis calme, et ma force est ma précision. Ma position préférée est lanceur. Je suis un lanceur qui n’aime pas lancer beaucoup de balles, et donner des bases gratuites (walks). Je pense apporter une bonne attitude avec mes talents. »\n \n_ Championnat, Challenge, Coupe d’Europe… Il partage les ambitions des dirigeants rouennais. Il veut tout gagner. Il rêve même d’une « victoire en République Tchèque en fin de saison dans le Final Four.» \n \n_ Owen ne cache pas un autre objectif. Porter le maillot de la France. « Je vais faire tout mon possible pour arriver en équipe de France, c’est mon ultime but ». A lui de jouer. \n \n \n\n_ Pourquoi avoir voulu Owen dans le roster ? \n_ Nous cherchions un jouer polyvalent avec une expérience au niveau universitaire aux Etats-Unis. Owen possède ce profil et il est très motivé pour venir à Rouen, puisque nous avons des contacts avec lui depuis un moment.\n\n_ Que savez-vous de lui ? Quelles sont ses qualités ? \n_ Nous allons apprendre à découvrir Owen. Il possède un passeport français, ce qui nous permet de l’utiliser comme nous le souhaitons sans contrainte. C’est un joueur polyvalent qui nous apportera un plus dans chaque compartiment de jeu. Il lance et possède un bon contrôle. On s’attend à ce qu’il s’intègre rapidement dans le groupe et en devienne un leader. Il a de la famille en France, ce qui facilitera son adaptation, et il parle en plus très bien notre langue. \n\n_ Comment compter vous l’utiliser ? \n_ Principalement à l’avant champ et comme lanceur. Il devrait jouer à l’arrêt-court, au moins jusqu’à l’arrivée de Max Lefevre. Ensuite, nous verrons, en fonction de l’état de forme des uns et des autres. On ne s’attend pas à ce que Owen porte l’équipe sur ses épaules, mais il sera l’un des rouages importants dans l’équipe, sur comme en dehors du terrain.\n