« On ne se laissera pas impressionner »

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\n\n{Rouen s’attend à souffrir}\n\n\n\nLes Huskies de Rouen débutent leur saison par la Coupe d’Europe en Italie, avec dès aujourd’hui un match face aux Espagnols de Tenerife. Un sacré défi !\n\nLe championnat français s’est ouvert ce week-end sans les Huskies de Rouen. Et pour cause. La saison des quintuples champions de France démarre aujourd’hui, avec une Coupe d’Europe qui arrive bien tôt dans le calendrier en raison de la Coupe du monde qui se jouera du 9 au 27 septembre.\n\n\nDe huit équipes l’an dernier, la Coupe d’Europe des champions passe à douze cette année. Conséquences, les deux groupes de qualification comprennent six équipes chacun, au lieu de quatre comme à Grosseto (Italie) en 2008. Les deux premières places sont qualificatives pour le « final four », qui se jouera en Espagne, à Barcelone, les 20 et 21 juin.\nLa raison de cet agrandissement est simple : les deux Coupes d’Europe de la Confédération européenne de baseball (CEB) ont fusionné. A l’origine, il était question de mettre en place les deux coupes habituelles, à l’image de la Ligue des champions et de la Coupe UEFA en football. Cette année, chacune aurait dû être constituée de six équipes, sur une formule de type championnat (contre huit équipes réparties en deux poules). Mais la CEB a finalement décidé d’annuler les deux finales, pour ne décerner qu’un seul et unique titre de champion d’Europe au terme du traditionnel « final four », lequel réunissait jusqu’alors les deux finalistes de chaque coupe.\n\nSi les Rouennais ont terminé dans le dernier carré en 2007 et 2008, la nouvelle formule n’est pas pour les favoriser. « Avant, en poule de quatre, on pouvait se permettre de faire l’impasse sur un match avant d’accéder aux demi-finales, explique François Colombier, le nouvel entraîneur des Huskies. Là, à six en poule unique, on ne peut plus se permettre de calculer. Il faut quasiment tout gagner. »\n\n\n

{Keino Perez et les Huskies entrent dans le vif du sujet aujourd’hui face aux Espagnols de Tenerife. Une rencontre déjà décisive pour la suite}
\n\nUne fois encore, les Néerlandais et les Italiens font figure de favoris dans le groupe rouennais, même si Amsterdam n’est pas Kinheim, et que Nettuno a buté sur Saint-Marin en finale de son championnat, après avoir déjà achevé la saison régulière derrière Bologne. A Nettuno, dans la province de Rome, les Espagnols de Tenerife s’imposent comme les principaux outsiders. Troisième en 2007 et quatrième en 2008 de la Coupe d’Europe ancienne formule, Rouen semble se situer au niveau des Allemands de Regensburg, devant les Belges d’Anvers, mais derrière les favoris naturels que sont les Néerlandais et les Italiens.\n\n\nLes Huskies entrent de plain-pied dans la compétition cet après-midi contre Tenerife, sans avoir disputé le moindre match officiel cette saison. A quel niveau seront-ils ? « On s’entraîne quatre fois par semaine depuis trois mois, mais on part dans l’inconnu, estime François Colombier. Cette Coupe intervient très tôt. On aurait aimé que la fédé accepte de placer une journée de championnat juste avant car rien ne remplace la compétition. Pour l’instant, il nous manque ce sel, cette concentration liée aux grands matches. Pour les bras des lanceurs, ça risque de faire juste… » Quoiqu’il en soit, le match d’aujourd’hui s’annonce déjà décisif. « Il déterminera la suite de la compétition. L’objectif est de se qualifier pour Barcelone », prévient le manager. « Le niveau est assez relevé. Finir dans les deux premiers serait un exploit. La priorité, c’est de battre les Hollandais et les Italiens, estime le lanceur Robin Roy qui signe son retour à Rouen à bientôt 40 ans. Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas la première Coupe d’Europe que Rouen dispute. Les gars commencent à y être habitués. On ne se laissera pas impressionner. »\n\n{(Raphaël Ferber pour Paris-Normandie)}\n\n—-\n\n{Colombier : « On ne se laissera pas impressionner »}\n\n\n\nEntraîneur assistant depuis quatre saisons à Rouen, François Colombier est passé entraîneur-manager des Huskies durant l’intersaison. Dany Scalabrini, qui était aux commandes l’année dernière, a souhaité se consacrer uniquement à son poste d’arrêt-court sur le pré.\n\nXavier Rolland, le président, avait en tête une liste de plusieurs prétendants, français et étrangers, avant d’opter finalement pour une promotion interne. « J’ai l’avantage de connaître la maison, les joueurs », se réjouit François Colombier, qui s’était proposé à l’annonce du recul de Scalabrini. « J’avais envie de voir ce que je pourrais donner à ce poste-là. Assumer des responsabilités, faire des choix, appliquer mes idées, apporter plus de rigueur, gérer un groupe pas forcément très simple… » \n\nArrivé chez les Huskies en 1988, Colombier en a été le président en 1993. Il en est son vice-président depuis 1998. Ancien joueur du Paris UC et de Rouen, il est chargé du groupe élite depuis 2002. « Pendant des années, j’ai beaucoup dialogué avec les autres entraîneurs. C’est du boulot, je le sais. »\n_ Aujourd’hui, sur la côte thyrénienne, il fera ses grands débuts de manager. En Coupe d’Europe. Directement dans le grand bain donc.\n\n{(Raphaël Ferber pour Paris-Normandie)}\n\n—-\n[CE2009_Rouenbaseball76761]\n—-