Nicolas Dubaut retourne au PUC

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Il y a parfois des rencontres improbables, inattendues, qui changent le cours des choses. A priori, Nicolas Dubaut n’aurait jamais du porter le maillot rouennais. Son nom était depuis de longues années attaché à celui du PUC, et il n’y avait pas de raison pour que cette situation ne se pérennise pas. Mais l’homme est un gagnant, avant tout. Et les difficultés sportives du club de la capitale, scotché en bas de classement, commençaient à peser dans sa tête. \n\n\n\n_ Alors quand au cours d’une discussion en soirée, des Huskies lui ont proposé de rejoindre le club, il n’a pas longtemps hésité. Rouen n’était pas le seul sur les rangs, car un joueur de sa valeur bonifie forcément le club où il joue. Mais il a choisit de se faire Normand, et rarement une décision a été autant porteuse de réussite.\n\n_ Nicolas s’est fondu dans l’effectif rouennais comme s’il avait toujours fait partie du club. Il s’est projeté dans l’histoire, il en est devenu un des héros. On détaille par ailleurs quelques uns de ses plus beaux faits d’armes. Mais il a aussi apporté avec lui une rage de vaincre, un refus absolu de la défaite, une capacité sans concession à se sublimer dans les moments forts, qui ont entraîné dans son sillage toute une meute avide de gloire. C’était un mariage parfait entre le talent d’un homme et les ambitions d’un groupe. \n\n_ Et puis, comme s’il fallait encore ajouter quelques lignes de sang à des pages d’honneur, il y a eut ce terrible accident de moto, ce poignet droit détruit. La souffrance, la rééducation, le doute, jusqu’au retour pavé de lauriers. Il était écrit que l’aventure rouennaise de Nicolas serait marquée du sceau de l’inédit. \n\n_ Mais cette aventure devait s’arrêter un jour. Après y avoir longuement réfléchi, il a décidé qu’il était temps d’y mettre un terme. Trois années se sont passées, à se construire un palmarès plein de gloires, à renverser la France et l’Europe, mais surtout, à faire naître des rencontres, des amitiés, qui transcenderont les couleurs de maillot pour se poursuivre au fil des années. \n\n_ Nicolas est reparti vers son terrain, son club, sa ville. Il emporte avec lui un maillot rayé floqué du n°16, qu’il gardera comme un de ses plus beaux souvenirs sportifs. Les Huskies, eux aussi continuent, et ils n’oublieront jamais. \n\n\n \n\n{DIX EXPLOITS POUR L’HISTOIRE}\n \n{Nicolas Dubaut a été au cÅ“ur de quelques une des plus belles victoires des Huskies depuis 2007. \nVoici une sélection des dix plus grands moments qu’il a vécu sous le maillot rouennais.}\n \n1 Coupe d’Europe 2007, ½ finale Rouen – Rimini\n_ C’est à la fois avec brio (victoires contre Tenerife et San Marin) et avec un brin de chance (départage favorable pour quelques dixièmes de points avec Grossetto) que les Huskies sont sortis de leur poule et se sont qualifiés pour la première fois de leur histoire en ½ finale de la Coupe d’Europe.\n \nIl était prévu depuis le début que Nicolas Dubaut lancerait le 4ème match de la compétition. C’est donc à lui que revient l’honneur d’affronter Rimini, qui se voit déjà en finale. Dubaut ramènera les arrogants italients à la raison. Il commence par un K sur Crociati, et ne donnera rien pendant 5 manches, avec quelques jolies prouesses, comme dans la 4ème manche où il cède un simple à Garcia et un autre à Chiariti avant de fermer la porte. Nicolas est en danger en 6ème manche, où il commence par un BB. Il fait lui-même le retrait à l’arrêt-court sur le deuxième frappeur, mais les Huskies ne complètent pas le double jeu. Un wild pitch envoie Serafini en deux, puis il marque après deux simples de Garcia et Chiariti. Ce même Chiariti marquera sur une erreur de la défense. Rouen menait 2-0 avant cette manche, le score revient à 2-2, puis les Huskies frappent de nouveau deux fois en 7ème pour prendre les devants 4-2. Mais Rimini pousse, et parvient à marquer sur trois simples de Napolitano, Babini et Crociati. Après 99 lancers, deux retraits, coureurs en 2 et 3, Dubaut cède sa place à Perez qui fermera la porte. Une victoire pour l’histoire. Quelques semaines plus tard, avec l’Equipe de France, il sera au monticule pour un nouveau succès de légende face à l’Italie. 2007 n’était décidemment pas une année comme les autres.\n \n \n \n \n \n2 Finale 2007, match 5, Rouen – Sénart\n_ Les Huskies sont KO debout dans l’ultime match de la finale. Après un combat de deux jours, les Templiers sautent à la gorge de Philippe Lecourieux et prennent les devant 6-2 en 3ème manche. Les Huskies n’ont plus qu’une seule solution, appliquer le plan d’urgence, et faire entrer Nicolas Dubaut en relève, lui qui ne s’est presque pas échauffé le bras, et qui a lancé un match complet la veille. Il lui faut un peu de temps pour s’installer sur le monticule, et Hobbs, posté en 3ème base, en profite pour voler le marbre et ajouter un 7ème point. Puis Dubaut prend les choses en main, retire Hunt sur trois prises et Deruelle sur un roulant en 3ème base. Dubaut est fatigué, mais il se bat. Dans la manche suivante, 2BB et une erreur lui font remplir les buts avec deux retraits, avant que Young frappe une flèche au champ gauche pour le 3ème retrait. Rouen peut commencer sa lente remontée, à laquelle Dubaut participe. Dans cette même manche, après 2 retraits, Le Guillou frappe un triple au centre. Dubaut suit avec un simple d’un point, puis ira marquer après un HP à Hagiwara, un simple de Scalabrini et un BB à Piquet. Rouen revient à 6-7, mais Dubaut souffre en 7ème manche. Une erreur envoie Hervieu en première, et un double de Young le pousse en 3 après un retrait. BB à Hobbs pour remplir les bases, et HP à Brunet pour monter le score à 8-6 avant que Deruelle frappe dans un double jeu pour mettre fin à la manche. C’est fini, Dubaut ne donnera plus rien dans les deux dernières manches, alors que Rouen reviendra à 7-8 puis passera devant 10-8 en 8ème manche, pour empocher son 4ème titre.\n\n\n3 Finale 2008, match 4, Rouen – Sénart\n_ Les rouennais sont dos au mur, ils viennent de perdre le match 3, et déjà les Templiers sortent les cigares de la victoire. Nicolas Dubaut sonnera la révolte en cette belle matinée d’octobre. Il contrôle l’attaque de Sénart pendant les trois premières manches, le temps que Rouen prenne les devants 3-0. Puis Sénart réagit en 4ème en remplissant les sentiers. Un seul point viendra sur un ballon-sacrifice de Fessy, un retentissant K à Deruelle mettant fin à la manche. Sénart marquera une nouvelle fois en 5ème (doubles de Meurant et Martinez), puis Dubaut mettra un terme à la remontée, et l’attaque des Huskies fera parler la poudre pour porter le score final à 12-2. Rouen remet les pendules à l’heure, remportera son 5ème titre quelques heures plus tard, et Nicolas sera élu meilleur lanceur de la finale.\n \n4 Finale 2007, match 2, Rouen – Sénart\n_ Rouen s’est laissé surprendre en extra-inning par les Templiers dans le match 1. Ce n’est pas grave, mais il ne faut pas perdre le match 2. Dubaut est au monticule face à Blesoff. Il réalisera grand numéro, bien soutenu par sa défense qui tournera 4 double-jeux, dont un décisif en 8ème manche avec les buts remplis en un seul retrait. Dubaut ne cédera qu’un seul point, en 5ème manche, et livrera un combat de tous les instants contre l’attaque agressive de Sénart. Les Huskies l’emportent 3-1, et reviennent dans la finale.\n \n5 Demi-finale 2007, match 2, Rouen – Montpellier\n_ Les Huskies ont laissé filer le match 1, concédant une poussée de 6 points à leurs adversaires alors qu’ils menaient 6-1. Le moral pourrait être atteint sous le chaud soleil montpelliérain, sur ce difficile terrain de Veyrassi qui n’a jamais vraiment réussi aux rouennais. Nicolas Dubaut parviendra à étouffer l’attaque de Montpellier, et s’en sortant avec brio en fin de match alors que la fatigue se faisait sentir. On pense à la 6ème manche, quand les Barracudas marquent deux fois, mais que Mayeur est retiré sur trois prises avec deux coureurs sur les sentiers. Plus encore la 8ème, le score est de 6-4, coureurs en 1 et 2 avec aucun retrait, un roulant à Felices puis 2K à Mayeur et Haras mettent fin à la menace. Rouen gagne 6-4.\n\n\n\n\n6 Finale 2009, match 4, Rouen – Savigny\n_ Si les Huskies ont les cartes en main, menant 2 victoires à 1 et menant au score 4-2, ils sont la menace d’une remontée de Savigny, et de la tenue d’un match 5 toujours susceptible de tout bouleverser. Justement, les Lions, poussent, poussent, et commencent à rugir de plus en plus fort dans cette 6ème manche. Huff, Rousseau et Boyer remplissent les buts avec trois simples consécutifs. Au bâton, le dangereux Tim Stewart, qui a déjà frappé, dans le match 1, un retentissant circuit contre les rouennais. Sur le premier lancer, il frappe un missile qui semble filer vers le champ droit, et être destiné à vider les sentiers pour donner l’avantage à son équipe. Mais Nicolas Dubaut, posté au niveau du premier coussin, saute de toute sa hauteur, se saisit du coup de canon pour le premier retrait, et touche à son coussin pour compléter un double jeu qui pèsera lourd dans le destin de cette finale.\n \n7 Finale 2008, match 2, Rouen – Sénart\n_ C’est presque devenu une tradition, Rouen a perdu le premier match de la finale, et fait donc appel à Nicolas Dubaut pour endosser le rôle de pompier de service. Il l’accomplira parfaitement, notamment dans les cinq premières manches où il ne concédera qu’un coup-sûr à Martinez, pendant que son attaque lui apporte une solide avance de 6-0. Deux erreurs en défense coûteront deux points en 6ème, puis en 7ème manche, Dubaut sera dominant avec coureur en 2 aucun retrait puis coureurs en 1 et 3, un retrait, en ne donnant pas de point. \nRouen s’impose finalement 7-4, après que la relève ait quelque peu flanché.\n \n8 Finale 2009, match 1, Rouen – Savigny\n_ Rouen est balloté en début de match, et les Lions ont pris l’avantage 2-0. On est en 4ème manche, Gauthier, Piquet et Marche viennent de remplir les coussins. Flavien Peron, l’un des meilleurs producteurs de points des Huskies n’a pu faire avancer personne et est retiré au champ extérieur. Dubaut se présente à la batte. Il frappe une ligne drive qui file au fond du champ gauche, directement vers la clôture. Christophe Goniot a du mal avec le rebond, pendant ce temps les sentiers se vident, Dubaut s’arrête en deuxième base, les Huskies prennent les devants et entrent dans la finale.\n \n9 Challenge 2007, demi-finale Rouen – Montpellier\n_ C’est le premier défi majeur pour Nicolas sous ses nouvelles couleurs. Emmener son équipe en finale du Challenge. Après une première manche difficile, où il donne deux points, il maitrisera l’attaque des Barracudas en lançant 5K et ne concédant que 2 hits, et Rouen s’impose 11-3\n \n10 Challenge 2009, demi-finale Rouen – La Guerche\n_ Nicolas Dubaut a mal au bras et au poignet, mais il monte avec détermination sur la butte face aux étonnants Hawks dans cette demi-finale du Challenge de France. Il tiendra suffisamment de temps (6 manches) pour permettre à son équipe de se sortir du piège, prendre les devants, et se qualifier pour la finale. \n \n\n737] (16/03/2009)\n- « Normands de l’année 2008 : votez pour Nicolas Dubaut » (30/11/2008)\n- « Paris-Normandie : « Dubaut serre les dents » (06/09/2008)\n- « Nicolas Dubaut en réeducation à Cap Breton » (16/02/2008)\n- « Et ça continue pour Nicolas Dubaut » (17/09/2007)\n- « Nicolas Dubaut en vedette dans l’Equipe Magazine » (15/08/2007)\n- « Quelle saison pour Nicolas Dubaut ! » (13/08/2007)\n\nA lire:\n- Nicolas Dubaut sur {Wikipédia}\n- Nicolas Dubaut sur {Baseball-Reference Bullpen}\n\n\n\n—-