NCAA: un autre monde

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Propos recueillis par www.ffbsc.org. \n\n\n\n{TEMOIGNAGE. Eric DEBLANC (Savigny/Orge Lions – Hutchinson CommunityCollege, Kansas &Northwestern State University, Lousiane)}\n\n_ Jouer au baseball à l’université a changé ma vie. C’est une expérience qui m’a permis de m’accomplir et dont je garde d’excellents souvenirs et des amis pour le restant de mes jours. Mes quatre années à l’université se sont déroulées à moitié dans une faculté junior d’Hutchinson dans le Kansas et pour l’autre moitié en 1ère division en Louisianne dans la Northwestern State University. \n_ Au delà du fait d’avoir pu jouer au baseball à l’université, qui avait toujours été pour moi un rêve d’enfant, j’ai eu l’occasion de vivre la vie d’un athlète universitaire, une chance qui n’est pas donnée à tout le monde. Le rythme n’est pas à prendre à la légère. \n5 entrainements de deux heures par semaine, sans compter les rencontres de 2 à 5h en fonction du niveau et les séances intersquads et explicatives. _ Il faut s’imposer une vraie discipline de vie pour rester au meilleur de sa forme et être capable de conjuguer les études et une saison universitaire d’un minimum de 56 matchs.\n_ C’est une expérience que je n’aurais manqué pour rien au monde, aussi dure soit-elle. Cela m’a permis de construire la personne que je suis aujourd’hui. De performances sportives sur le terrain à une certaine célébrité dans le campus, être un athlète universitaire fut une expérience incroyable. Je pourrais continuer à en parler pendant des heures mais je ais m’arrêter là. Il ne faut jamais rater une occasion d’accomplir ses\nrêves. Jouer au baseball à l’université en faisait partie et j’ai été suffisamment chanceux pour le vivre.\n\n\n{TÉMOIGNAGE. Owen OZANICH (Rouen Huskies – Vermont University)}\n\n_ J’ai joué deux ans (freshman + sophomore) après avoir terminé mes quatre ans de lycée dans l’état du Vermont. L’université du Vermont à l’époque faisait partie de NCAA Division 1 (maintenant il n y a plus\nd’équipe-problèmes budgétaires)…On jouait tous les jours, pratique/matches/musculation…On voyageait au sud des Etats-Unis au début de la saison car il faisait trop froid dans la Nouvelle-Angleterre. On a affronté des très bonnes universités comme Vanderbilt, Mississippi, New Mexico, Dartmouth, etc….en gros les joueurs étaient très forts, surtout les frappeurs avec leurs battes en métal. Apres la saison, nous (Vermont) avons eu 4 joueurs draftés par équipes MLB…\n_ La culture en général aux États-Unis est obsédée par le sport, que ça soit le baseball, le football américain, le basket, etc. Jouer un sport au niveau division 1 occupe beaucoup de temps dans la vie d’un étudiant. Ici en France je dirais que la coupe d’Europe en Italie ressemblait un peu le niveau du baseball universitaire aux États-Unis…\n_ L’Élite a des bons joueurs aussi, mais il manque de terrains et surtout le nombre de joueurs d’un certain niveau de talent…mais, je pense que la France fait du progrès et il y a beaucoup de jeunes joueurs français qui pourraient jouer NCAA !\n\n\n{TÉMOIGNAGE. Félix BROWN (Sénart Templiers – Ohio DominicanUniversity)}\n\n_ Mes années universitaires ont été une expérience unique. Le sport universitaire, et particulièrement le baseball,est très développé aux États-Unis. Outre l’organisation des championnats, le niveau varie entre les différentes divisions. Jouer à l’Ohio Dominican University (NCAA DII) ne m’a pas seulement appris à être un joueur de baseball complet en donnant le meilleur de soi-même en toute circonstance, mais aussi à développer ma personnalité en me concentrant sur d’autres aspects de la vie tels que la religion, la famille, les études et la sociabilité.\n_ Je pourrais vous raconter nombre d’histoires de trajets en bus, de matchs, de supporters, d’équipes et de vacances estivales. Elles ne sont cependant pas représentatives de la globalité d’une expérience universitaire. Je voudrais plutôt vous parler de la semaine que j’ai le plus détesté pendant mon parcours universitaire: la première semaine des entrainements physiques d’hiver. Cette période dure\n6 à 8 semaines et est destinée à préparer la longue saison qui va suivre. Les sprints, tours de terrain, drills, la sueur, la fatigue, quitter l’équipe, être remercié, remettre ses capacités en question, douter de l’équilibre mental des entraineurs et dormir une journée entière de fatigue..\n_ Cette première semaine m’a marqué à vie. Elle me rappelle simplement que jouer au baseball représente bien plus que de frapper dans une balle et courir, mais que cela nécessite un physique et un mental irréprochables.\nMa première semaine des entrainements d’hiver est certainement la plus détestée de toutes celles passées à ‘université, mais c’est sur ce souvenir que je reste et dont je me rappellerais toute ma vie.\n