Les frères Perez réunis sous le maillot rayé des Huskies

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\n\nNom : Perez. Prénom : Randy. Signe particulier : jeune frère de Keino, le lanceur rouennais. \nIl va falloir s’y habituer, cette saison, à Rouen, les Perez font la paire. Le lanceur Keino, l’aîné, qui attaque sa quatrième saison avec le maillot rayé et Randy, le cadet, qui pose son sac sur les berges de la Seine. « A Rouen, commente Randy, je vais retrouver mon frère. Je suis plus qu’heureux, je suis très fier de porter le même maillot que lui. Ce n’est pas facile d’arriver dans un nouveau pays quand on ne connaît personne. Avec Keino, je vais être entouré et quand on est bien à l’extérieur, on est bon sur le terrain. » \n\nUn recrutement commenté par François Colombier, le vice président. « Entre les départs (Mejlholm, Bougie, Lecourieux…), les blessures (Dubaut, Scalabrini…) et les absences (Hagiwara, Bert…), l’effectif était un peu juste. Il nous fallait trouver un joueur capable d’apporter de la profondeur au bâton, et pouvant jouer partout. C’est le cas de Randy. S’il excelle à l’arrêt-court, il est capable d’occuper toutes les positions avec succès. Dans une équipe très jeune et manquant un peu d’expérience, il apportera sa connaissance du jeu et de la victoire. Il évoluera aussi parfois en N1, toujours dans l’esprit d’aider les jeunes à progresser. Son frère Keino est ravi d’évoluer à ses côtés». \n\n{ « Voir jouer Dany (Scalabrini) et Randy ensemble, ça va être quelque chose de pas ordinaire !» – Keino Perez}\n\nAvec Randy Perez, les dirigeants rouennais savent ce qu’ils font. Le vénézuelien fait son retour dans le championnat de France. Le passage de Randy Perez à Toulouse n’est pas passé inaperçu. Le Stade a disputé sa seule finale Elite cette saison là, poussant les Rouennais dans un cinquième match lors d’une finale haletante. Tout sauf un hasard. Son influence ? Il suffit de regarder ses statistiques à Toulouse en 2006 en attaque : .408 en 142 AB, avec 2HR et 18 buts volés et seulement 11K. C’était le meilleur frappeur du Stade toulousain. Mais c’est encore en plus en défense à l’arrêt court que Randy Perez a impressionné ; « Un véritable aspirateur » se souvient Xavier Rolland. Il nous a souvent fait mal, il couvre beaucoup de terrain, il joue en plus avec énormément de facilité… Tous les jeux ont l’air simple avec lui. Associé à nos autres infielders, ça promet ! » Même sourire carnassier sur le visage de Keino Perez. « Voir jouer Dany (Scalabrini) et Randy ensemble, ça va être quelque chose de pas ordinaire !»\n\n\n\nEn 2006, Randy Perez a été l’une des clés du succès toulousain. C’est le joueur qui a passé le plus de temps sur le terrain : 281 manches pour 8 erreurs seulement, à un poste particulièrement exposé. François Colombier n’a pas oublié. « J’ai été très impressionné par son niveau quand il était à Toulouse en 2006. Sa blessure dans le premier match de la finale fut un des points tournants (NDLR : il a été victime d’une triple fracture au pouce et a été forfait les matchs 3,4 et 5). Il nous aurait rendu la vie encore plus difficile s’il était resté jusqu’au bout. »\n\n{ « Toutes les autres équipes détestent les Huskies, mais, je vous le garantis, tous les bons joueurs rêvent d’y jouer » – Randy Perez}\n\n\nRandy Perez souhaitait revenir en France. Cela aurait pu être à Savigny ou Montpellier, club avec lesquels il a été en contact. Ce sera Rouen. « Je connais bien les Huskies, ce sont les Yankees de la France. C’est la meilleure équipe en France et tous les bons joueurs rêvent d’être dans une équipe qui a de nombreux atouts pour remporter le championnat. Rouen ? Toutes les autres équipes détestent les Huskies, mais, je vous le garantis, tous les bons joueurs rêvent d’y jouer. C’est une grande équipe, non pas seulement parce qu’il y a de bons joueurs, mais aussi parce que chacun fait ce qu’il a à faire et qu’il le fait bien. C’est pour cela que Rouen a gagné quatre championnats ces cinq dernières années.» \n\nC’est en 1999, à Caracas, que le jeune Randy Perez est repéré par les Blue Jays de Toronto. Il va passer deux saisons dans l’organisation canadienne, dans la ligue professionnelle du Venezuela, puis dans celle de la République Dominicaine. En 2001, il rejoint l’un des plus prestigieux clubs du pays, les Leones de Caracas. 2055, première expérience européenne, à Bilbao, en Espagne. Puis Toulouse. « La saison passée, je suis rentré chez moi, j’avais besoin d’être près de ma famille. J’ai joué dans la ligue amateur. Nous avons gagné le championnat provincial, puis le championnat national. J’ai été élu meilleur joueur défensif et deuxième meilleur frappeur du pays… Mais la chose la plus importante a été la victoire finale. C’est une grande fierté. Aussi grande que lorsque j’ai signé professionnel. » \nLa saison passée, Randy a également été sélectionné dans l’équipe nationale B du Venezuela au poste d’arrêt court lors d’une tournée de matchs exhibitions à Taiwan. \n\nDany Scalabrini, le coach rouennais, applaudit cette arrivée : «C’est un joueur très polyvalent avec un immense talent naturel. Il est excellent au milieu de l’avant champs et peut aussi jouer au champs extérieur. Il a de la puissance au bâton, il est rapide et un bon bras, ce qui veut dire que c’est un joueur complet. Il va nous apporter de l’expérience et une profondeur qui fait peur dans l’alignement de l’équipe ».\n\nKeino et Randy Perez sous le même maillot, les deux frères n’avaient plus connu cela depuis dix ans. Ils frappaient alors en quatrième et cinquième place dans l’alignement et… ils avaient été champions ! \n\n\n{Randy PEREZ en bref : }\n\n- Arrêt court\n- Né le 1er mai 1981 à Caracas (Venezuela)\n\n- 180 cm 80 kg \n- Lance: droitier \n- Frappe: droitier\n\n- 2007 : Ligue amateur au Venezuela. Gagne le championnat provincial puis le championnat national. Elu meilleur infielder de la ligue.\n- 2006 : Toulouse\n- 2005 : Bilbao (Espagne)\n- 2001 à 2004 : Leones de Caracas\n- 1999 et 2000, ligues professionnelles du Venezuela et de République Dominicaine pour l’organisation des Toronto Blue Jays\n\n\n\n\n{ Les frères Perez: l’interview croisée }\n\n- Randy Perez Je suis à Rouen pour être champion\n- Keino Perez Randy doit servir de modèle aux jeunes\n\nhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Alex_Rodriguez] (star de la MLB) ou tout autre vedette.\n\n- K.P : Je suis fier qu’il vienne jouer avec nous. Nous avons une équipe qui avait besoin d’un joueur qui peut jouer partout, un peu comme Pierre Leguillou. Il va offrir au coaching staff plus de solutions en attaque et en défense. Sa présence va nous garantir de la stabilité en défense et une attaque encore plus redoutable aux côtés de garçons comme David (Gauthier), Kenji (Hagiwara), Luc (Piquet), Boris (Marche), Flavien (Peron), Dany (Scalabrini), Romain (David), Pierre (Leguillou), laurent (Aoutin), JB (Couton)… Avec ce roster, je suis sûr que nous avons une fois de plus la meilleure équipe en France. \n\n- R.P : Je vais tacher de renforcer l’attaque et la défense, mais plus que cela, je veux pouvoir être un exemple. Je veux pouvoir conseiller si je dois conseiller et apprendre si je dois apprendre… ce que je veux dire c’est qu’il s’agit d’une nouvelle expérience et je veux vivre cela à fond. Keino m’a dit que les gars voulaient travailler, progresser. Ils ont faim de baseball ! Et cela m’a séduit. C’est comme cela que je vois aussi le baseball. \n\nQuelles sont tes qualités ? \n- R.P : Je peux dire que j’ai un bon bras et que je frappe bien. Mais surtout, j’aime le baseball. Pour être champions, c’est la première qualité à avoir. Si vous jouez pour le plaisir, vous pouvez gagner des matchs, mais c’est toujours celui qui aime le baseball, qui le respecte, qui gagne à la fin. Je suis un bon joueur parce que je m’entraîne tout le temps, je me moque s’il fait froid ou chaud… \n\nQuel genre de joueur es-tu ? \n- R.P : Je me considère comme un perfectionniste. J’aime bien faire les choses, je suis un gars qui aime bien faire son boulot… \n\n- K.P : C’est vrai et les gars vont le découvrir. Il doit servir de modèle, il faudra qu’ils l’observent. On doit se servir de la présence de joueurs de ce calibre en France pour faire progresser nos jeunes, les rendre meilleurs. Il va apporter au groupe son expérience…\n\nQuelles sont tes ambitions ?\n- R.P : Être champion. Je sais que d’autres équipes sont plus fortes depuis mon départ en 2006, mais cela ne va pas les ravir de me voir avec le maillot des Huskies de Rouen. \n\n- K.P : C’est mon frère, je peux en parler car je le connais bien. Sur un terrain, il donne toujours le meilleur de lui-même, il travaille fort pour atteindre ses objectifs. \n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n\n