Le portrait: Flavien Peron

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\n\n\n\n\nOn l’appelle toujours « Flaco » (Maigre en espagnol) même si le surnom ne colle plus vraiment. \n_ « Je pèse 80 kilos » sourit Flavien en se tapotant ses « abdos ». Question chiffres, on peut lui faire confiance. L’ancien Dieppois a toujours été un obsédé des stats même s’il affirme s’être « calmé un peu ». « C’est vrai, confirme Keino Pérez, l’un des coachs rouennais, il ‘exécute’’ beaucoup plus, il ne rechigne plus à faire avancer les coureurs : il est devenu un joueur d’équipe ». Malgré tout, Flavien aime toujours autant les calculs : « Je suis aujourd’hui à .360 et Dany Scalabrini (un coéquipier NDLR) à .363, je peux encore le doubler sur la fin de saison… »\n_ Comme il ne veut pas le dire haut et fort, on va le faire à sa place : le champ gauche réalise sans doute sa meilleure saison sous le maillot rayé des Huskies. « Pendant les deux premiers tiers de l’année, j’ai frappé autour de .400 de moyenne mais depuis j’ai un petit passage à vide. Ca tombe mal, juste avant les play-offs… » Tout l’inverse des dernières saisons où après un départ compliqué, il terminait en trombe. « Sauf l’an dernier, là c’était dur toute l’année… Je me suis consacré à mes études d’ingénieur ». A 25 ans, Flavien Péron doit valider son examen final dans les prochaines semaines après 5 ans en alternance. Ce futur spécialiste de l’électricité trouve quand même l’énergie de s’entraîner « trois fois la semaine ».\n \n{« Quand il est arrivé, c’était un jeune un peu fou-fou… » -Robin Roy}\n\n« Flaco » n’est plus maigre, il a aussi choisi un autre numéro (du 69 au 24), il démarre bien les saisons, et si Flavien avait changé ? « Oui, il a gagné en maturité, affirme Robin Roy, il a évolué. Quand il est arrivé, c’était un jeune un peu fou-fou… » « Une vraie tête de nÅ“uds » se souviennent plusieurs anciens pas rancuniers. « J’ai été colérique. Jamais grande gueule mais toujours très franc du collier » concède l’intéressé. C’étaient les années Pôle de Rouen puis INSEP (deux fois deux ans) pendant lesquelles Flavien progresse vite mais oublie souvent de huiler la machine : « Je n’ai jamais été très sérieux lors des étirements. C’est un regret car au fil du temps, j’ai perdu mon bras… moins de puissance, moins de fluidité…» mais pas moins de temps de jeu. Si en défense, ce barbu toujours élégant passe de receveur au champ gauche, son nom reste gravé dans le line-up. « Il est ‘clutch’, décisif, il aime et on aime le voir dans les situations chaudes, avec des coureurs sur les buts, explique Robin Roy. C’est un bon frappeur avec un bon Å“il, il s’élance très rarement sur de mauvais lancers ». Lors du match 5 de la finale 2007 face à Sénart, c’est Flavien qui conclut la remontée des Rouennais en envoyant Boris Marche croiser le marbre et offrir un 4ème titre de champion aux Normands. \n\n\n\n\n_ « Au bâton, c’est une plaie, un vrai compétiteur, ajoute Sylvain Virey, le responsable du Pôle de Rouen devenu aussi manager de l’équipe de France. S’il avait un bras, il serait en équipe nationale ». Sait-on jamais ? Flavien Péron a démarré le baseball à l’âge de 10 ans à Dieppe. « J’ai eu un coup de foudre vers 6 ou 7 ans en regardant un film sur le baseball ‘’La Star de Chicago’’ »… L’histoire d’un gamin qui un jour chute, se luxe l’épaule et dès le lendemain lance la balle plus fort que n’importe qui.\n\n{Simon Colboc}\n\n\nFLAVIEN PERON\n{Vu par François Colombier, manager des Huskies}\n\n\n\n_ Il est devenu un joueur indispensable aux Huskies. On aurait du mal à imaginer cette équipe sans lui. Il exploite parfaitement ses qualités, à l’image de son jeu défensif, où sa lecture de balle et son placement en fonds un joueur de confiance.\n_ Il a parfois des sautes de concentration, d’humeur, qui sont énervantes, mais mettez lui un bâton dans les mains avec des coureurs en position de marquer, et il redeviendra un des frappeurs les plus efficaces du championnat de France. Je pense que Flavien aime profondément les Huskies, et c’est toujours agréable de sentir cet amour du maillot, de l’équipe, de l’ambiance.  \n\n_ En dehors des terrains, je suis impressionné par le fait qu’il se soit lancé dans des études d’ingénieur en alternance, une voie difficile. Il a également beaucoup progressé dans une autre de ses spécialités, la gastronomie, même s’il doit apprendre à choisir avec plus d’attention le plat qu’il va déguster.\n\n\n\n