« La récompense que je voulais offrir à mon père »- A.Piquet

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Keino Perez\n_ J’avais confiance en notre attaque. Depuis le début des play offs, nos frappeurs cognent vraiment bien. Quand vous êtes lanceur, cela vous donne de la sérénité. Il faut, dans ces cas là, éviter de tomber dans la suffisance. \n_ Quand la dernière balle a été frappée vers Joris, j’ai ressenti un drôle de sentiment, quelque chose de différent. D’habitude, je suis sur la butte et là, j’étais en première base. Je ne savais pas quoi faire. Je n’avais jamais été champion en jouant une autre position que lanceur. Et puis, j’ai vu Anthony courir vers moi, je pouvais voir l’émotion sur son visage et cela a été très contagieux. Vous êtes à ce moment là envahi par une émotion que seuls les champions connaissent. Je voulais dire un grand merci à Anthony pour l’ensemble de la saison et pour l’année passée ensemble. \n\n\n

{Robin Roy et keino Perez}
\n\n- Robin Roy\n_ Malgré le calme apparent, j’ai vécu cette finale très intensément. J’ai pris un plaisir énorme à coacher cette équipe et à la voir hausser son niveau de jeu. J’ai bien aimé découvrir de nouveaux joueurs (Oscar, Yohann) et voir les anciens performer comme ils sont capables. Ça été un réel plaisir, les joueurs ont été incroyables. On a passé de bons moments avec François et Greg.\n_ Quel moment particulier de cette finale garderez-vous en mémoire ? \n_ Souvent on se souvient d’un moment particulier, il y a un moment où la série bascule. Cette année je pense qu’on a maîtrisé notre finale de A à Z. _ On n’a pas vraiment été inquiétés. Ce que je me souviendrai c’est la façon dont les joueurs ont su frapper les gros coups surs a Savigny. 2 doubles les bases pleines, le HR de Kenji, le double de Keino avec 2 morts et Boris en 1, Aaron qui tue le match avec son HR. On était prêts. Je suis heureux pour Anthony et la performance qu’il a réalisée au dernier match, il le mérite, et je suis heureux qu’il le fasse avec notre maillot. Je garderai aussi ces moments partagés avec François (Colombier) et Greg (Fages). Sérénité et quelques fous rires. C’est important, même dans les moments un peu plus difficiles! \n\n\n
{Anthony Piquet porté par ses coéquipiers}
\n\n- Anthony Piquet\n_ Cette finale, je l’ai vécue tranquillement, sans stress. Depuis septembre, nous avions une équipe tellement forte, que rien ne pouvait nous arrêter. Sauf la nuit!\n_ Je garderai en mémoire l’arrêt du match 3 à cause de la nuit. Les deux équipes qui voulaient jouer, les arbitres qui sortaient du terrain en douce… \nC’était vraiment spécial. \n_ Bien sûr, je n’oublierai jamais le dernier match et ce 3eme et dernier retrait de la 9me manche. \n_ Quelle joie !\n_ Mon titre de meilleur lanceur ? Je suis ravi d’avoir montré ce dont j’étais capable. J’en suis fier, c’est surtout la récompense que je voulais offrir à mon PÈRE, pour le remercier de tout ce qu’il a fait pour moi, et pour les Hawks (de la Guerche, le club formateur d’Anthony, NDLR).\nC’était un but, j’ai mis du temps, mais ca y est, \nje peux lui offrir.\n\n\n
{Luc piquet ne voulait pus lâcher la bouteille de champagne}
\n\n- Luc Piquet\n_ Comment avez vous vécu cette finale ? \n_ Nous étions dans une superbe dynamique avec notre série de victoires depuis la poule qualificative pour la coupe \nd’Europe. Lorsque nous sommes arrivés à Savigny, on était prêts à en découdre pour le titre. \n_ On a abordé les matchs l’un après l’autre, en jouant notre jeu, chacun remplissant son rôle. C’est notre force à \nRouen. Un groupe soudé, chacun sa particularité et complémentaire de l’autre. La défense a été royale, le pitching présent et combattif et l’attaque concentrée et opportuniste. Ensuite avec les 2 premières victoires en poche, \n_ La situation était un peu plus facile à gérer même si l’on savait pertinemment que Savigny ne nous donnerait pas les matchs suivants. Le weekend suivant, à Rouen, le 3ème match n’a pas été le meilleur match pour notre défense, des erreurs ont permis à Savigny de revenir au score et la nuit a repoussé l’échéance finale. Le lendemain, nous avons joué comme nous savons si bien le faire. On n’a pas à rougir de notre défaite sur le Home run de Tim (Stewart). Savigny a vraiment mérité cette victoire. \n_ Dans le 4ème match, Anthony s’est battu jusqu’au bout, nous avons très bien joué en défense et nous avons scoré dans les moments importants. J’ai vécu cette finale comme un challenge de plus pour les Huskies, des victoires à aller chercher contre une très bonne équipe et un enjeu important. J’aimerai vraiment que durant chaque week end de championnat cela puisse être comme ces deux weekends.\nQuel moment particulier de cette finale garderez-vous en mémoire ? \n_ Le plaisir de partager avec tous la joie et le bonheur de gagner un titre. Lorsque le dernier retrait est fait, tu regardes la joie de tes coéquipiers, tu repense à toute la saison et tu es satisfait et comblé d’avoir fini en beauté.\n\n\n
{Aldo Ramelet}
\n\n- Aldo Ramelet\n_ Je vis toujours les matchs très intensément, mais là en plus, il s’agissait d’une finale. Je crois que quand on est sur le banc, c’est encore plus fort, plus stressant. Titulaire ou remplaçant, peu importe, j’étais prêt, j’étais avec mes coéquipiers sur le terrain. Je voulais gagner !\n_ Je garderai l’envie d’en découdre et de finir le game 3 car on se sentait responsable de leur retour. Nous voulions finir cette finale dès le samedi. C’était comme un point d’honneur. C’est pour cela que l’on ne voulait pas quitter le terrain. Cela ne s’était jamais produit ! 7-7 à là 11eme manche ! Incroyable ! Et un final en 12eme, le lendemain, dans le brouillard… Cela ne s’oubliera pas !\n\n\n
{François Colombier}
\n\n- François Colombier\n_ Comment avez vous vécu cette finale ? \nComme toutes les finales, en passant par une impressionnante gamme d’émotions et de nuits plus ou moins agitées ! Il y a eût de l’inquiétude avant le premier lancer, car on ne sait jamais ce qui peut se passer, une petite euphorie après la 1ère victoire si large, des sueurs froides avec un 2ème match qui n’a basculé que sur la fin, beaucoup de pression avec ce match 3 qui n’en finissait pas, et puis la délivrance non sans trembler avec le match 4. \n_ On se répète d’une année à l’autre, mais chaque finale a sa saveur, son goût particulier, qui fait qu’aucune ne ressemble à une autre. Après, la tension retombe, et on se dit que la victoire est brève à savourer, qu’il faut déjà penser à l’avenir. \n_ Quel moment particulier de cette finale garderez-vous en mémoire ? \n_ J’aurais tendance à parler des 2-3 heures passées sur le terrain après le dernier retrait. Ce sont des moments où le plaisir est intense. Sinon , cette reprise le dimanche matin dans le brouillard, un match qui commence à 7-7 en 11ème manche, puis ce home-run de Stewart, cette longue frappe de Kenji Hagiwara qui aurait pu nous donner la victoire, tout cela était assez surréaliste. \n_ Mais peut-être que l’image que je garderai le plus sera dans le match 2 le double de Keino Perez et la course de Boris Marche pour marquer le point. Il y avait beaucoup de rage de vaincre dans ces deux actions, réalisées par deux joueurs exemplaires, et deux grands amis. \n\n\n
{Matthieu Crescent}
\n\n- Matthieu Crescent\n_ On menait 2 à 0, la pression était sur leurs épaules, et on savait pertinemment qu’il était impossible qu’on se fasse « sweeper » ! On savait qu’on allait être champion, seule incertitude, à l’issue de quel match ? \n_ Je retiendrai quelques images. Evidemment le « night out » pendant le troisième match, les deux équipes voulaient continuer à jouer, chacune voulait « bouffer » l’autre, les arbitres en ont décidé autrement. Réflexion faite, je pense qu’ils ont eu raison …\n_ Et puis, la fin de ce 3eme match, et ce Homerun de Tim Stewart qui nous coupe les ailes, un sursaut d’orgueil des Lions qui nous rappelle que rien n’est fini !\n_ Sur les récompenses individuelles … Pour Tonio (Anthony Piquet), sincèrement, qui n’a pas pensé que c’était une récompense qu’il aurait du avoir depuis bien longtemps (il a choisi la bonne équipe !). Son tour est enfin arrivé, et bien mérité ! \n_ Aaron … meilleur frappeur, que dire de plus, capable de poser un bunt comme de sortir la balle, des pluies de hits, à gauche, au centre, à droite, sans cesse, encore et encore, tout le temps sans irrégularité, de quoi « foutre les boules » à celui qui est dans le slump …\n_ Et Joris ! Heureusement, il est passé au contrôle antidopage, car vu ses performances, on aurait pu se poser des questions ! C’est un fou ce mec ! Une horreur pour ses adversaires ! Il est allé nous chercher des balles dans le champ alors que personne n’y croyait, il a « cuté » des coureurs au marbre à des moments décisifs, et en plus de cela, il a frappé pour 600. MVP incontestable !\n\n \n- Aaron Hornostaj\n_ 2010 Rouen Huskies: Mission Complete! \n_ Ce n’est pas un individu seul qui a remporté ce championnat – il a fallu toute l’équipe. J’ai travaillé dur toute ma vie et je l’ai fait pour gagner des championnats et être le meilleur. \n_ Désormais, je peux dire que je suis Champion de France!\n\n\n