Huskies, la décennie prodigieuse

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\nEmmenés par Brown, Justice, Baines, Gleeson, Roy, Monnet, Mansy, les Huskies connaissent un superbe début de saison, et s’emparent même pour la première fois de leur histoire de la 1ère place du championnat Elite après un double succès sur Montpellier. Mais la machine va s’enrayer, imploser même pendant les play-offs, avec quelques lourdes défaites. Le club et le groupe sont à bout de souffle, et les dirigeants décident de faire une pause en prenant l’option de descendre volontairement en Nationale 1, pour reconstruire sur des bases plus saines, et renforcer le fonctionnement global du club (nouveau terrain, implantation dans les Hauts de Rouen, etc.)\n \n\n\n\n\nC’est une équipe mixtant les jeunes normands pensionnaires de l’INSEP (Piquet, Peron, Mechemache, Polidor…), quelques vétérans (Pesquet, Flicoteaux…) et trois joueurs majeurs (Roy, Monnet, Justice) et coachée par Sylvain Virey qui s’attaque au championnat N1. Après quelques batailles homériques face au rival de toujours, Bois-Guillaume, les rouennais se retrouvent en finale face à Cherbourg, sur le terrain de Compiègne. Robin Roy sera le grand bonhomme de cette finale, sortant vainqueur de son duel avec Carlos Jiminian pour propulser les Huskies en Elite.\n\n\n\n\n\nPatrice Plante arrive du Québec pour prendre en main l’équipe, accompagné de Sébastien Bougie. Autre recrue de choc, le montpelliérain Boris Rothermundt, qui contribuera avec Plante à la création du centre d’entraînement régional. Le grand moment de la saison est l’inauguration du tout nouveau terrain de Saint-Exupery, avec à la clé un match amical contre les belges de Braaschaat, qui se termine par une victoire 4-3 des Huskies grâce à un grand chelem de Robin Roy. Rouen survole le championnat régulier, remportant 29 de ses 30 matches (une seule défaite à Montigny). Dans la foulée, les Huskies s’adjugent le challenge de France en battant le PUC (à l’époque, cette compétition oppose les deux meilleures formations sur le classement des matches retour du championnat). Rien ne semble devoir arrêter les rouennais vers leur quête de victoire. Rien, sauf Savigny qui après avoir perdu le premier match de la demi-finale, fait parler son expérience et remporte les deux dernières parties, infligeant une des plus douloureuses défaites de l’histoire du club.\n\n\n\n\n\nUn nouveau coach québécois prend les commandes : Christian Chénard. Nicolas Matte l’accompagne. Les rouennais se retrouvent en finale du challenge de France (qui se déroule pour la première fois sous sa forme actuelle), et échouent une nouvelle fois face à Savigny. Un « complexe-Lions » est-il en train de naître ? Première expérience européenne pour le groupe, qui se rend à San Boi disputer la Coupe d’Europe CEB, suivi par une équipe de France 3- Normandie qui réalisera un superbe reportage de 30 minutes sur la compétition. Rouen goûte au très haut niveau, et cela se voit : lourdes défaites contre les espagnols et les hollandais. Rouen finira à la 6ème place après une défaite homérique en 12 manches contre Regensburg. En championnat, les Huskies se qualifient pour les play-offs où ils affrontent le PUC. Il faudra attendre le 3ème match, et une poussée de 5 points en première manche dont un home-run de 3 points de Matte pour se mettre à l’abri. Rouen retrouve Savigny en finale, et après avoir tremblé dans le premier match, oublie cette fois son complexe pour s’imposer trois victoires à zéro.\n\n\n\n\n\nUn joueur emblématique annonce sa retraite : Robin Roy raccroche le maillot, et verra son numéro retiré lors de la Coupe d’Europe des champions (groupe B), qui est organisée à Rouen. Une belle semaine de fête, un public très nombreux, des animations venues de toute la ville, des élus ravis, cette compétition est une vraie réussite. Renforcés par Sneider Santos et Patrice Plante, et avec leur nouvelle recrue Gaspard Fessy, les Huskies survolent la compétition et remportent facilement la finale face à Kaunas. Le tout nouveau tableau d’affichage électronique aura beaucoup travaillé pendant cette épreuve ! C’est un peu plus dur en championnat. Rouen termine difficilement à la 4ème place, et va défier Montpellier sur ses terres. Emmenés par leur duo d’américains Sharpe et McCall, les Barracudas ne laissent aucune chance aux Huskies et s’imposent en deux matches. Rouen ira chercher la troisième place qualificative pour une Coupe d’Europe en allant gagner à Toulouse grâce à son duo de lanceurs Ouin – Chénard. C’est le dernier match du québécois sous le maillot rouennais.\n\n\n\n\n\nRobin Roy ne sera pas resté longtemps hors des terrains. Il revient dans l’entourage du club, cette fois comme manager. Un vénézuélien évoluant dans le championnat hollandais, Keino Perez, rejoint le club, accompagné de Blake Denischuk, dont les home-runs retentissants feront le spectacle tout au long de l’année. \nLe Challenge de France se déroule à Toulouse. Après une belle victoire contre l’équipe locale en demi-finale, Rouen échoue encore une fois en finale contre Savigny. \nEn Coupe d’Europe, Rouen s’envole pour Prague. Les Huskies laissent échapper la demi-finale avec une défaite crève-cœur contre Zagreb, avec au monticule un jeune d’à peine 16 ans, Philippe Lecourieux. Rouen finira la compétition en beauté en battant Moscou. Après avoir écarté Sénart en demi-finale, les Huskies retrouvent leur vieil ami, Savigny, en finale. Blake Denischuk mettra les lanceurs adverses à la torture et conduira son équipe à son deuxième titre consécutif. \n\n\n\n\n\nBoris Rothermundt prend les commandes de l’équipe. Il accueille un nouveau duo de joueurs étrangers, Cy Donald et Royce Fukuroku. Rouen organise le Challenge de France (en partenariat avec Bois-Guillaume). Battus le premier jour par Montpellier, les Huskies ne franchiront pas le premier tour. Mais ils auront créé l’événement en organisant les premières retransmissions de baseball en France en direct sur internet. Un vrai succès, qui donnera des idées à d’autres… \nLes rouennais retrouvent la Coupe d’Europe des champions, dans le groupe B, hélas. Alors qu’on semble se diriger vers une finale Rouen – Anvers, les belges se laissent surprendre en demi par les suédois de Leksand. Cela facilite la tâche des Huskies qui s’imposent facilement en finale avec au monticule un certain Robin Roy, qui a décidé de revenir au jeu. En championnat, Rouen se livre à un duel au couteau face à Toulouse. Les deux équipes terminent ex-aequo à la première place de la saison régulière, et son départagées par un match sur terrain neutre, à Clermont-Ferrand. C’est un des plus beaux duels de l’histoire du baseball français que les sudistes remportent 2-1 en 11 manches. Les deux équipes se retrouveront logiquement l’une en face de l’autre en finale. Toulouse gagne les matches 1 et 3, mais Rouen réussit à revenir à chaque fois, et s’imposera finalement dans le 5ème match, grâce à une performance de haut niveau de Robin Roy.\n\n\n\n\n\nBoris Rothermundt étant d’appelé à une autre destinée professionnelle dans le sud de la France, Sébastien Bougie revient à Rouen pour prendre les rênes de l’équipe, qui se renforce avec l’arrivée de Dany Scalabrini, Nicolas Dubaut et Karl Meljholm. Ce sera l’année de tous les succès. Tout d’abord, le Challenge. Menés 1-4 par Toulouse, les Huskies s’imposent finalement 5-4 avec notamment un double de trois points en 8ème manche de Kenji Hagiwara, tout frais rentré des États-Unis où il étudiait. C’est ensuite une première historique dans l’histoire du baseball français, quand Joris Bert est drafté par les Los Angeles Dodgers. Boostés par cette nouvelle, les rouennais balayent l’Europe. Tenerife, San Marin et Rimini font les frais d’une équipe en état de grâce, et les puissants hollandais de Kinheim tremblent en 8ème manche quand Rouen remplit les buts avec un seul retrait, à un coup sûr de prendre les devants. Rouen s’incline finalement 1-3, mais gagne le respect de tout le monde. \nEn Championnat, ce sont les Templiers qui sont aux trousses de la meute. Avec une armada anglo-australienne, et quelques-uns des meilleurs vétérans du championnat, Sénart pousse Rouen dans ses retranchement jusqu’à un cinquième match marqué par un come-back invraisemblable d’une équipe qui refuse de perdre. Les Huskies finiront en beauté en remportant la Coupe de France.\n\n\n\n\n\nLes chaises tournantes continuent au coaching de Rouen, pris en main par Dany Scalabrini. Les Huskies toussent un peu en début de saison, avec quelques défaites surprenantes, et un Challenge de France complètement raté, piégés une nouvelle fois par Montpellier. En Coupe d’Europe, les Huskies se qualifient pour la deuxième fois de suite pour les ½ finale, avec une victoire difficile contre le champion d’Allemagne, puis un succès 8-0 contre le champion de Belgique, avec une performance de 16K du lanceur Jason Kosow. La marche sera trop haute ensuite face à Kinheim.\nEn Championnat, les Huskies font face à la très rude concurrence des Templiers, qui dominent la saison régulière. Mais Rouen monte peu à peu en puissance, et, dopé par le retour de Nicolas Dubaut (victime d’une grave fracture au poignet en janvier), dominent Savigny en demi-finale, avant de prendre une nouvelle fois le meilleur contre Sénart au bout du cinquième match de la finale.\n\n\n\n\n\nLe calendrier place la Coupe d’Europe en début de saison. Le printemps italien est humide. Il pleut, il fait froid. Un vrai temps de Normands. Cela ne plait pas à Tenerife, battu 0-2 (superbe Perez au monticule). Cela pourrait plaire aux hollandais d’Amsterdam. Mais face à eux, Rouen sort sa carte maîtresse, Robin Roy, revenu sur les terrains à 40 ans après avoir combattu un cancer. Amsterdam marque en première manche, mais Rouen réplique aussitôt par un home-run de Joris Bert. Les hollandais sont surpris, et même un peu sonnés, et concèdent 5 points. Rouen parvient à contrôler la remontée des Pirates. La pluie redouble sur le terrain de Nettuno, qui devient injouable. Amsterdam n’est qu’à deux points, les arbitres font continuer la partie, sans doute pour laisser le temps aux hollandais de revenir. Mais le monticule se transforme en mare de boue et le terrain n’est qu’une gigantesque flaque d’eau. Il faut arrêter le match, sur une victoire 7-5 des Huskies. Pour la première fois, un club français bat un club hollandais en match officiel. Les Huskies échoueront dans leur quête du final-four non sans avoir fait trembler l’équipe locale.\nLe challenge de France se déroule à Montpellier. Rouen passe tranquillement la phase de poule et domine La Guerche en demi-finale pour retrouver Savigny en finale. Les Huskies croient avoir assommé les Lions en menant 7-0 après deux manches, mais sous une chaleur étouffante, ils devront se battre jusqu’au bout pour s’imposer 7-5 au bout d’un suspens haletant. \nTrès logiquement, les deux équipes se retrouvent en finale du championnat de France. Rouen s’imposera 3 victoires à 1 après des affrontements de niveau européen, où Keino Perez fera étalage de son talent.\n \n