Hagiwara à bonne école

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Terrain Pierre-Rolland. Au milieu des Huskies, un joueur qu’on n’avait plus vu depuis des mois raconte ses anecdotes. Kenji Hagiwara. Le héros du Challenge de France 2007 (élu meilleur joueur de la compétition) et le meilleur frappeur de la dernière finale de championnat. L’Elbeuvien de 22 ans est revenu d’Arizona il y a dix jours au terme d’un voyage qui l’a mené de Denver à Paris en passant par Francfort. Il sera en jeu demain face à La Guerche.\n\nL’aventure américaine au Cochise college s’est achevée en demi-finale du championnat contre le Yavapai college. S’il y a suivi un cursus universitaire (lecture, sociologie, histoire faisaient par exemple partie de son programme), Hagiwara est surtout retourné en ligue d’Arizona pour le baseball, {«la meilleure de tout le pays en junior»}. \n\nConseillé par Sébastien Hervé, qu’il a côtoyé à L’INSEP et en équipe de France, le franco-japonais y avait déjà passé une première année entre 2006 et 2007. Année où le Cochise college a remporté un titre qu’il attendait depuis 20 ans ! Coaché par Todd Inglehart, {«qui aime bien recruter des étrangers»}, Hagiwara a vécu au rythme intense du baseball américain. {«Là bas, tous les après-midi sont consacrés au baseball. On commence l’entraînement à 13 h 45, on termine la muscu vers 20 h 30. Le vendredi c’est toute la journée. On joue quatre matches par semaine. Ça n’a rien à voir avec le rythme français.»}\nUn mauvais match et c’est le banc. Il en a fait l’expérience. Changement de culture. De décor aussi.\n\n\n\nHabitué aux voyages depuis toujours, Hagiwara n’a pas éprouvé beaucoup de difficultés pour s’intégrer au sein d’une équipe cosmopolite.\n{«Je parle autant espagnol qu’anglais maintenant puisqu’en plus des Canadiens, l’équipe était composée de Mexicains et de Vénézuéliens. Et puis les Américains sont des gens super accueillants. Ils viennent tout de suite vers toi. Quant au climat, c’est l’idéal. Pas de nuage, que du soleil. Par contre c’était désert. Du genre à voir des bottes de foin rouler sur le sol comme dans les westerns.»}\n\n{« Aux USA, le sport, c’est toute leur vie »}\n\nPas de doute, l’expérience américaine l’a subjugué malgré l’impatience qu’il a ressenti à l’idée de retrouver la France. {«Aux USA, le sport, c’est toute leur vie. Quand ce n’est pas le baseball, c’est le basket, le football américain, le hockey… Il n’y a que ça à la télé!»}\n\nA Rouen, l’Elbeuvien était donc attendu depuis des semaines. Pour relancer une machine qui n’a pas encore trouvé sa bonne carburation. De la pression dès son arrivée. D’autant que se profile la coupe d’Europe des champions, qui débute le 17 juin à Grosseto en Italie. Hagiwara le sait, lui qui devrait déjà retrouver le champ centre ce demain face aux Hawks de La Guerche, en Bretagne.\n\n{\nRaphaël Ferber – Article paru le : 31 mai 2008}