Finale: une affiche inédite

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\n\n\nElle manquait, cette finale. Rouen et Montpellier ne s’étaient jusqu’alors jamais croisés pour l’attribution du titre le plus prestigieux. Étonnant, tant ces deux équipes sont présentes depuis longtemps (pour Rouen) et très longtemps (pour Montpellier) au plus haut niveau français. Ce rendez-vous a été plusieurs fois reporté. Aujourd’hui, il s’annonce comme explosif et passionnant.\nQuand il était jeune président de la toute nouvelle équipe des Huskies, Xavier Rolland regardait avec admiration le grand club languedocien. Un centre d’entraînement, un beau terrain, de l’encadrement, du développement, des projets, des internationaux, des résultats, du prestige aussi.\n_ Tout ce qu’il voulait donner à son club. Des années ont passé, le président rouennais a perdu quelques cheveux, mais il a réussi son pari. L’élève a dépassé le maître, au moins au niveau du palmarès. Le modèle Barracudas appliqué à la sauce Normande a donné de superbes résultats, et les Huskies se sont installés à la tête du baseball français.\nCela n’a pas empêché d’avoir au fil des années des rencontres Rouen – Montpellier systématiquement compliquées, tendues, se jouant sur un fil. Ce n’est pas un hasard si les Barracudas sont l’équipe contre laquelle Rouen a depuis 2002 (toutes compétitions confondues) la fiche la moins positive, .644 pour 38 victoires et 21 défaites, et seulement 15-12 sur le difficile terrain de Veyrassi.\n\n\n{EN FRANCE, C’EST FACE À MONTPELLIER QUE ROUEN, DEPUIS 2002, (TOUTES COMPÉTITIONS CONFONDUES) A LA FICHE LA MOINS POSITIVE, .644 POUR 38 VICTOIRES ET 21 DÉFAITES, ET SEULEMENT 15-12 SUR LE DIFFICILE TERRAIN DE VEYRASSI.\n}\n\n_ Rouen – Montpellier, pour les Huskies, c’est d’abord un grand souvenir, celui de titre en N2 en 1989, le coup-sûr de Jean-René Tapia envoyant Sylvain Virey au marbre pour parachever une remontée et une victoire à laquelle il était difficile de croire après une correction reçue le samedi. Ce sont aussi quelques terribles déceptions, la demi-finale 2004 échappée aux mains des Barracudas, l’échec à domicile au Challenge de France 2006, et à celui de Clermont-Ferrand en 2009. Des souvenirs qui sont toujours présents dans l’inconscient collectif rouennais. Face à Montpellier, le signal d’alarme est déclenché. Ce ne sera pas facile.\nD’autant plus que faire chuter une dynastie, les Barracudas adorent cela. Ils furent les premiers à mettre un terme à l’hégémonie puciste, en 1993, après onze années de règne sans partage. Ce ne sont donc pas les 6 titres consécutifs des Huskies qui vont leur faire peur. Rouen peut bien se targuer d’avoir remporté 9 des 10 dernières finales disputées en France, ils auront en face d’eux une équipe sans aucun complexe. Rien que cela rend cette finale alléchante. Mais bien d’autres choses promettent du baseball d’excellent calibre.\n_ Tout d’abord, en au baseball, on le sait, tout commence par cela, le pitching staff des deux équipes. Elles ont le plus complet en France, et ce n’est pas un hasard si elles sont en finale. Ware – Meley – Navarro – Andrades- Cros d’un côté, Ozanich – Piquet – Crystal – Perez- Becquey de l’autre, difficile de faire mieux. Si la finale va au match 5, on sait qu’il y aura du beau monde sur le monticule !\n\n\n\n{4\n\nLes Huskies de Rouen ont affronté trois clubs lors de leurs sept finales de championnat de France. \n4 fois Savigny\n2 fois Sénart\n1 fois Toulouse}\n\nMontpellier devient le quatrième club français à défier Rouen en finale.\n\nA noter que Rouen a remporté tous les titres de champion de France depuis 23003. Seule exception, 2004. Cette saison là, Rouen avait été éliminé en demi finale par… Montpellier. \n\n\n_ A Montpellier, Rudolph Ware a été la sensation de l’année. Mixant parfaitement ses pitches, faisant preuve de contrôle et de sang-froid, l’américain (4-1, 2,45) a considérablement renforcé la butte sudiste. Laurent Andrades a connu un début de saison étourdissant, qu’il l’a conduit jusqu’en équipe de France, et s’il a un peu ralenti en fin d’exercice, il présente tout de même une fiche plus que solide (6-2, 3,16, 74K en 79,2). Avec son pick-off difficile à lire, il est un poison pour les coureurs adverses, et a connu souvent de bonnes sorties contre les Huskies. Cette saison, il a contre Rouen une fiche de 1-0 et 1,29 avec 12 K en 14 manches de travail. . Joris Navarro, le lanceur de feu du baseball français a parfaitement tenu tête aux Huskies lors de la ½ finale du Challenge de France. Il est toutefois 0-2 et une ERA de 3,86 contre Rouen cette saison. Thomas Meley est toujours présent, et il a prouvé sa capacité à gérer les moments forts en compliquant considérablement la vie aux puissants frappeurs de Solingen lors du barrage européen. Enfin Gregory Cros est toujours capable de venir éteindre le feu, si le besoin s’en fait sentir.\n\n\n{0\n\nComme le nombre de finale Rouen Montpellier\nC’est une statistique assez surprenante. \nDepuis 1993, sans exception, l’une de ces deux équipes a disputé la finale du championnat de France. \n11 finales pour Montpellier (pour 3 victoires) \net 7 pour Rouen (pour 7 victoires). \nEt pourtant, les deux équipes ne se sont jamais affrontées en finale. \nIncroyable.} \n\n_ A Rouen, on est pas démuni pour autant. Owen Ozanich a lui aussi été une des sensations de l’année. Jordan Crystal a dominé l’attaque de Montpellier pendant les six manches qu’il a lancé au Challenge. Il est 1-0 et un save contre eux, avec une ERA de 0,75, 12K en 12 IP.  Anthony Piquet n’aime rien tant que l’ambiance de fin de saison, son titre de meilleur lanceur de la finale 2010 en témoigne. Il a aussi brillé contre les Barracudas cette année, 2-0 et une save, une moyenne de 0,75, 13K en 12 manches. Keino Perez, lui aussi, n’est jamais aussi bon que quand les enjeux sont importants. Et derrière, Robin Roy peut faire appel à Becquey, Bert, voire Alexandre Roy si le besoin s’en fait sentir.\nLes deux armadas étant équilibrées sur la butte, où se fera la différence ? Sur la saison régulière, Rouen a frappé pour .297, Montpellier pour .290. Pas grand écart à signaler. Dans les cinq confrontations entre les deux équipes, deux joueurs ont tiré leur épingle du jeu : Mayeur, avec .389 et 7 RBI et Bert avec .450. Anthony Cros, .357, n’est pas mal non plus. Comme souvent, le haut de line-up fera la différence. Les deux équipes y seront d’ailleurs privé d’éléments, Lefevre et Combes à Rouen et Vicente à Montpellier, l’un en Arizona, l’autre au Québec, le dernier en Colombie-Britannique. Sinon, ce sera G. Cros – Didier – Zuaznabar – A.Cros – Mayeur contre L.Piquet – Crystal – Bert – Thomas – Marche. Faites vos jeux, mais l’un de ces bâtons là sera sans doute l’une des clés de la finale.\n\n_ Un dernier détail avec de laisser place au jeu. Rouen et Montpellier ont tous deux disputé les barrages fin août, contre Toulouse et Pessac. N’en auraient-ils pas tiré quelque avantage ? Une question à se poser alors qu’on réfléchit dans les hautes sphères à la nouvelle formule du championnat de France 2012.\n\nLE PARCOURS\n_ {1/4 de finale}\n_ Rouen bat Toulouse 8/2 et 15/3\n_ Montpellier bat Pessac 6/2 et 10/2\n\n\n\n{1/2 de finale}\n_ Rouen bat Savigny 10/5, 9/0; 1/4, 3/1\n_ Montpellier bat Sénart 12-1, 13-6, 0/7, 4/1\n\n\n\n