Elite : le « Captain » fait son come-back

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\n\n27 septembre 2003, un faible roulant vers la première base, Yann Monnet se saisit de la balle et touche son coussin. 1er titre de champion de France pour Rouen.\n\n16 octobre 2005, une balle bondissante vers Hugues Appleby qui relaie vers Yann Monnet. 2ème titre de champion de France pour Rouen.\n\n22 octobre 2006. Long relai de Luc Piquet, Yann Monnet réalise le scoop, touche au coureur, 3ème titre de champion de France pour Rouen. \n\nS’il fallait une preuve que Yann Monnet a été la pierre angulaire des succès rouennais, la façon dont il a mis fin aux trois finales de championnat de France auxquelles il a participé pourrait l’apporter (à noter que le 4ème titre des Huskies s’est lui aussi terminé en 1ère base, mais cette fois avec David Gauthier à la manÅ“uvre). Mais Yann a apporté beaucoup plus que cela durant sa longue carrière sous le maillot des Huskies.\n\nCelui qui a été nommé, et reconduit unanimement chaque saison dans sa fonction de capitaine était un leader dans l’âme, sur le terrain comme dans les dug-outs, aux entraînements comme en déplacement. Il porte en lui quelques valeurs fondamentales : la notion d’équipe aussi de celle de l’individu, l’effort pour aller plus loin, le plaisir comme moteur du succès, la fidélité à ses couleurs, sans compromission de quelque ordre que ce soit. Aller au « gym » après une longue journée de travail, c’était normal pour lui. Consentir pur le baseball, pour le club, pour les copains, à de longs trajets ou de longues absences, c’était normal pour lui. Le numéro 11 qui a été retiré illustre tout ce que le club lui doit. \n\nAlors qu’il lui restait encore de belles années à frapper la balle, Yann a été rattrapé par sa vie professionnelle qui l’a obligé à s’exiler à Londres. Mais, toujours attaché au maillot rayé des Huskies (qu’on le soupçonne même de préférer à celui de ses Sénateurs, bien en difficultés cette saison face aux Penguins), il est resté dans l’encadrement de l’équipe, distillant ses avis et ses conseils, rejoignant le staff dirigeant, puis cédant à l’appel du terrain pour aider son équipe à continuer à gagner, en revêtant l’habit de coach.\nYann Monnet revient ici sur les raisons de sa décision, et la façon dont il envisage cette saison 2008. \n\n\nYann, vous allez enfiler le maillot des Huskies, une saison après votre retraite, cette fois pour coacher. Quel sera votre rôle dans l’équipe ? \n\nMon rôle sera celui défini par Dany Scalabrini, lui c’est le coach, le décideur. Moi je suis là pour lui filer un coup de main quand je peux. Je ferai ce qu’il me dira de faire et j’en serai ravi. Anything to help !\n\n\nQue pensez-vous apporter aux Huskies ? \n\nL’expérience d’un ancien qui connait un peu le jeu et assister Dany afin qu’il ait moins de choses à faire pendant les matchs clés et qu’il puisse se concentrer sur ses at bat, son jeu en défense etc. Car même quand on s’appelle Dany Scalabrini et qu’on soit le meilleur joueur du championnat de France et un des meilleurs d’Europe ce n’est jamais facile de coacher et jouer en même temps ! \nAussi, bien entendu je vais m’assurer que les boys font le nécessaire pour ne pas énerver les Dieux du Baseball !\n\n \n\n\n\nCe sera un moment d’émotion, de revenir dans le groupe ?\n\nMoins que l’année dernière quand j’étais revenu voir l’équipe jouer contre Sénart car à l’époque je n’avais pas encore complètement tiré un trait dans ma tête sur ma carrière et ce fut un peu dur de retrouver l’équipe sans jouer. Maintenant je n’ai plus ce genre de doute et j’ai tellement hâte de retrouver les boys. Je les adore, ils le savent et je serai ravi de les revoir !\n \nVu de Londres, comment jugez-vous le début de saison des Huskies ?\n\nCorrect, mais on peut faire nettement mieux ! La prestation contre Toulouse fut très décevante mais les boys ont su rebondir et ont montré quelque chose de beaucoup plus intéressant contre La Guerche. Savigny sera un adversaire redoutable, à nous de prouver que le weekend toulousain fut « a one time thing ».\n\n \nQuelles sont vos ambitions pour la saison ?\n\nQuestion facile, tout gagner en France et une place sur le podium en Coupe d’Europe des Champions.\n\n \nRouen affronte Savigny dimanche. C’est un adversaire que vous connaissez bien. Comment décririez-vous cette équipe des Lions ?\n\nJ’ai toujours adoré jouer contre Savigny car c’est une excellente équipe avec de nombreux joueurs que j’apprécie particulièrement. Ils ne lâchent jamais quoi que ce soit et les matchs avec eux ne sont jamais faciles. Je suis très content de les retrouver car cela voudra dire qu’il y aura du bon baseball. Ils seront agressifs sur base et au bâton, avec certainement quelques petits jeux spéciaux (exemple : des squeeze) à la clé car ils adorent ce genre de truc.\n\n \nObjectif pour les Huskies : deux victoires ce dimanche ?\n\nBien sûr, cela va sans dire ! Notre objectif quel que soit l’adversaire est toujours de gagner les deux matchs. Pour les Huskies, tout autre résultat est décevant.\n\n \nA votre avis, quelles sont les points forts des rouennais cette saison ?\n\nTalent et attitude. Avant tout les boys sont d’excellents joueurs de baseball. Aussi, l’équipe a pris la bonne habitude de gagner et sait gérer les gros rendez-vous. Ce savoir faire dans les grands matchs est un énorme avantage et pourra potentiellement faire la différence car nos principaux adversaires sont très talentueux eux aussi. Finalement, le groupe est soudé et les boys s’apprécient ce qui est vraiment important car toutes les saisons ont leurs hauts et bas. Dans les moments difficiles c’est important de savoir que le mec à côté de toi répondra présent et t’épaulera. On ne gagne pas 4 championnats en 5 ans sans cette solidarité.\n\nQui seront les principaux adversaires ?\n\nComme toujours Sénart et Savigny, mais d’autres équipes peuvent créer des surprises comme par exemple Montpellier et Toulouse. Je n’ai pas encore vu Clermont jouer mais leurs premières prestations ont l’air solides… Je crois que le championnat cette année sera palpitant.\n \nVous avez également un rôle de dirigeant au sein du club. Quel regard portez-vous sur cette fonction ? C’est difficile, d’être dirigeant ? \n \nJe ne pense pas mériter le titre de dirigeant. Les vrais dirigeants sont Xavier et Pierre-Yves Rolland ainsi que Francois Colombier. Leur implication est totale, le travail fourni colossal. Ce sont eux qui dirigent le monde des Huskies, je ne fais qu’apporter une toute petite pierre à l’édifice.\n\nVous avez été très impliqué dans le recrutement de joueurs étrangers. Vous avez apprécié ces missions ? \n\nJe dois avouer que j’aime bien cette mission. Les étrangers que nous recrutons chaque année jouent un rôle clé et nous ne pouvons nous permettre de nous tromper. C’est pour cela que je passe tellement de temps au téléphone à discuter avec eux pour essayer d’assurer que nous trouvons des joueurs de talent qui ont aussi l’ouverture d’esprit nécessaire pour venir vivre dans un autre pays et se sentir à l’aise. Ils doivent pouvoir s’intégrer dans le groupe, nous ne cherchons pas des mecs qui se prennent pour des stars. « Good arm + good guy » (bon bras, bon gars) voilà le mélange idéal que nous cherchons. Maintenant soyons clairs, le vrai recruteur c’est le Président Xavier Rolland, je ne fais que lui filer un coup de main. \n\n \nBoris Marche est depuis la saison dernière le nouveau capitaine des Huskies. Il vous succède à ce poste. Est-ce qu’il accompli bien sa missions ? \n\nIl va falloir que je me retienne car je pourrai parler des qualités de Boris pendant des heures. C’est un joueur et capitaine exemplaire, un leader né. Je suis admiratif devant le travail qu’il accompli, il est tout simplement parfait dans ses fonctions. \n\n\n