Des lanceurs canons !

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{Des lanceurs canons !}\n\nA mi-saison, Rouen survole le championnat. Les performances de ses lanceurs n’y sont pas étrangères. Décryptage.\n\nFrançois Colombier a des problèmes de riches. Depuis le début de la saison, l’entraîneur des Huskies de Rouen jongle avec ses lanceurs, tous performants, pour les préparer aux play-offs (dès septembre). Revue d’effectif sur la butte.\n\n\n\n\n{PEREZ, LE MAITRE}\n\nSa force physique et sa vision du jeu en font le leader des Huskies. En championnat, Keino Pérez a lancé 39 manches. Résultat : quatre victoires et aucune défaite (NDLR : quand un lanceur est titulaire, qu’il marque au moins un point et que son équipe gagne, on lui « attribue » la victoire). Le Vénézuélien de 29 ans fut également le plus sollicité en Coupe d’Europe (13 manches, 2v, 0d) et au Challenge de France, remporté par Rouen (10 manches, 1v, 0d).\n_ « Il maîtrise totalement la technique du lancer, confie Colombier, admiratif. Il tire moins fort qu’avant, mais sait parfaitement placer ses balles. » \n_ A Rouen depuis 5 ans, il est redouté de tous les batteurs de l’élite. Sa moyenne de points concédés par match y est hallucinante : 0,92. Le Vénézuélien préfère jouer l’après-midi, lors du second match, quand il fait plus chaud.\n_ Son bilan : 62 manches, 7v, 0d.\n\n{ROY, L’EXPERIMENTÉ}\n\nLanceur emblématique des Huskies, Robin Roy est celui qui lance le plus fort. Relayé par Pérez, il s’est chargé de la finale du Challenge de France, remportée face à Savigny (7-5). \n_ Plus à l’aise le matin, il est, à bientôt 40 ans, le plus utilisé en championnat (42 manches, 3v, 1d). « Il préfère commencer un match plutôt que d’être utilisé en relève, car ça demande plus de réactivité, précise Colombier. Il va me tuer quand il va lire ça ! » (NDLR : le releveur se charge des dernières manches, avec pour but d’éliminer les joueurs adverses sur bases). \n_ S’il a manqué de rythme en début de saison, il est aujourd’hui capable de lancer contre n’importe quelle équipe.\n_ Son bilan : 55 manches, 5v, 1d.\n\n{DUBAUT, LE COMBATTANT}\n\nSollicité en Coupe d’Europe (8 manches, 1d) et au Challenge de France (6 manches, 1v), l’international français est économisé en championnat, où il n’a joué qu’un match, contre Clermont (6 manches). Son bras le fait souffrir. « Ce n’est pas pénalisant dans la mesure où il fait du bon boulot en troisième base, précise Colombier. On aura surtout besoin de lui en play-offs.»\n_ Son bilan : 20 manches, 1v, 1d.\n\n{SOCHON, LA VALEUR MONTANTE}\n\nA mi-saison, il a lancé autant de manches que l’année dernière (41 contre 42 en 2008, 5v, 0d). Capable de commencer comme de relever, le Normand de 25 ans a pris du galon dans la hiérarchie des lanceurs. Il fait partie du turn-over instauré par Colombier, avec Pérez et Roy.\n_ « S’il est en dessous de Keino et Robin en terme de statistiques, c’est parce qu’il a moins d’expérience. Mais il gagne ses matches. Contre Sénart (début juin), il a été parfait. C’est un bonheur de le voir progresser », savoure son entraîneur. Il fut de la défaite sans conséquences contre Toulouse au Challenge de France (6-8), et a relevé en Coupe d’Europe. \n_ Son bilan : 53 manches, 5v, 1d.\n\n{Et aussi :}\n_ Jean-Philippe Miet (blessé à la cheville depuis la coupe d’Europe), Giovanni Ouin, et les jeunes espoirs Quentin Becquey et Saad Anouar.\n\n\n{ R. Ferber Pour Paris-Normandie – 20 juin 2009 }\n\n[Paris-Normandiehttp://www.paris-normandie.fr]\n\n
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