Crescent: « Je me suis demandé où je mettais les pieds »

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\n\n\n4ème manche du match 3. Rouen vient de passer devant 2 à 1 grâce au circuit de Kenji Hagiwara. Rouen maitrise. Mais sur un roulant au premier but, Robin Roy fonce couvrir le premier but. Sa course est stoppée nette. Contracture à la cuisse. « J’ai cru que ca allait craquer », a expliqué Robin. Pas de doute, le droitier ne peut plus lancer. Mathieu Crescent, qui a vécu la saison en N1 avec l’équipe réserve, a regardé la scène de loin. Sur le banc. Mais le manager François Colombier lui a demandé de s’échauffer et de remplacer Robin.\n_ La suite ? C’est Mathieu qui raconte. \n\n\n \nComment s’est passée ton entrée dans le match de samedi ?\n_ Tout d’abord, dans le groupe Elite, mon rôle, je le connais, c’est lanceur de relève. J’entre quand on a de l’avance (ou du retard, mais c’est plus rare, lol ) afin d’économiser les lanceurs du lendemain. \n \n_ Alors le week end dernier, personne, moi le premier, ne s’y attendait. Lorsque Robin (Roy) monte sur la butte, c’est quasiment toujours pour neuf manches.\n_ Bon, c’est toujours pareil, je m’étais échauffé avec tout le monde avant le début du match. Puis j’ai suivi le match sur le banc. Je suis le jeu. Il y a ce roulant sur Nico (Dubaut) en 1ere base, un jeu classique.. Il lance en 1ère pour Robin qui vient couvrir la première base… lancé qui ne trouve personne, aie ! Robin s’est arrêté net dans sa course… Il grimace… Il y retourne ou pas ? Qu’est ce que je fais ? je regarde vers le dugout, je cherche une réponse pour savoir si je vais me chauffer ou pas, et Ian Young me dit « Run run ! » Ok ! Je fais un aller retour jusqu’au fond du terrain jusqu’à la clôture, je demande à Jordan de prendre son gant au cas où (on ne savait toujours pas si j’allais rentrer ou pas), et je commence à lancer avec lui …\n \nLa décision de te faire entrer s’est faite rapidement ? \n_ Rapidement, on me fait signe de rentrer, je n’avais jamais cette situation, cette urgence. D’habitude, on me dit, « Mathieu, prépares toi à entrer en 6ème ou quelque chose comme cela ». Je peux ainsi gérer mon temps et me préparer progressivement. Là, tout est allé très vite. Je me suis approché de la butte et on m’informe que j’ai le temps que je désire, le nombre de lancer nécessaires, je blaguais avec les infielders en leur disant que j’avais besoin de 80 lancers, c’était ma façon d’évacuer le stress… Ce n’était pas facile. La pression est montée vite, on menait 2-1, coureur en 2, pas de mort… Je me suis demandé où je mettais les pieds, connaissant l’enjeu. Je fais une quinzaine de lancers, l’arbitre de marbre viens me voir, « -c’est bon ? » « wow , attend deux minutes ! », je relance quelques balles et annonce que je suis chaud …\n\nhttp://elise-archive.com/])}\n \nA quoi as-tu pensé ? \n_ J’ai eu vraiment du mal à rentrer dans le match. Je ne suis pas habitué à vivre cette situation, le temps pour s’échauffer très court, le stress, l’envie de performer, peut être le dernier match de la finale, etc etc etc… Cela faisait beaucoup trop de choses qui me sont passées par la tête en si peu de temps. Et du coup, bing, ca été le résultat inverse de ce que je voulais faire, je me suis une nouvelle fois mis la pression tout seul, mon éternel défaut ! Puis l’arbitre a fait l’appel « Play ball ». Je me suis vite aperçu que je n’avais pas de contrôle, avec énormément de lancers trop hauts ! Résultat ? 3 buts sur balles dans ma première manche, bons pour un point et l’égalisation à 2 partout… Grrr…\n_ Au fil des manches, ca s’est mieux passé, mais face à un Pierrick Lemestre intouchable, qui ne nous a accordé que 3 hits il me semble (en réalité 5, NDLR) , c’était très difficile. Je ne pouvais pas mieux faire face au line-up des Lions …\n_ Personnellement, plusieurs personnes m’ont dit que j’avais bien lancé, mais ma réponse a été la même pour tous, « -si j’avais bien lancé, nous aurions gagné ! ». Cette défaite, je l’ai un peu prise pour moi…\nAlors à la fin du match, j’étais bien sûr déçu d’avoir perdu, mais on menait encore deux victoires à une, on avait encore l’avantage, et il nous restait plus de lanceurs frais qu’eux. \n_ La suite, on la connait, une sixième étoile !\n \n