Colombier: « C’est le dernier match qui compte »

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87], interrogé par France 3 (crédit Caroline Vautier)}\n\nMener 2 à 0 à l’issue du premier week-end, c’est le scénario idéal, même si rien n’est joué ? \n_ Évidemment, comment pourrait-on rêver mieux ? L’objectif de base, c’est de gagner un match le premier week-end. Repartir avec 2 victoires en poche, c’est du super-bonus. Maintenant, on sait que c’est le dernier match qui compte. Et cela peut tourner très vite. Si on perd samedi prochain, les Lions seront complètement revenus dans la finale. Alors, deux victoires, c’est bien, mais tant que la troisième ne sera pas gagnée, il ne sert à rien de se réjouir d’avance. Si nous étions menés 0-2, nous serions persuadés que nous pourrions renverser la vapeur…j’imagine que les Lions sont dans le même état d’esprit. \n\n\nQu’avez vous dit à vos joueurs dans l’optique du 2ème week-end ?\n_ De continuer. Il n’y avait pas grand-chose d’autre à dire. Continuer à jouer intelligemment, a gérer les situations, à analyser, à être prêts.  Les joueurs savent ce qu’ils ont à faire, ils connaissent leur rôle, ils connaissent le baseball. \n\nQu’est ce qui a  fait la différence ce week end ? Dans le 1er ? Dans le 2ème ?\n_ Un ensemble de petites choses. Comme souvent quand deux équipes sont proches l’une de l’autre. Le bon coup de batte (je pense au double de Dubaut dans le game 1 et celui de Peron dans le game 2) au bon moment, quand Savigny a laissé passer quelques occasions. Le mental aussi. Quand Savigny revient à 5-5 avec deux HR back-to-back, ils étaient chauds bouillants, mais on a réussit à les garder là, grâce au gros travail de Robin Roy au monticule. Les bonnes exécutions comme sur le 5ème point dans le match 2, hit and run, amorti sacrifice, ballon sacrifice, c’est du baseball bien joué. Et puis évidemment la défense. Il n’y a pas un joueur de Rouen qui n’a pas eu un jeu important à faire.  On dit souvent que la défense gagne des championnats, on en a apporté une preuve supplémentaire. \n\nComment avez-vous géré la rotation des lanceurs ?\n_ L’idée de départ était d’utiliser Keino Perez en relève dans les deux matches.  Pour une fois, ce qui est prévu s’est déroulé normalement. Evidemment, si Roy avait fini son match, sans que Perez ait à relevé, il aurait starté le match 2. Mais il était clairement prévu de le faire entrer en relève, car on connaissait l’importance de gagner le premier match. On avait toute confiance dans Giovanni pour faire le travail en startant le match 2. Après, on savait qu’il restait 6 manches à Keino pour le match 2, et Giovanni nous a amené jusqu’en 5ème, c’est plus qu’il n’en fallait. Avec Crescent et Bert comme releveurs potentiels, nous étions très bien armés. Il faut rendre hommage au travail de Perez. Il s’est échauffé dès la 6ème manche dans le match 1 avant de rentrer en 9ème. Et dans le match 2, on l’a envoyé dans le bullpen dès la  1ère manche, il s’est assis en 2 et 3è avant de repartir lancer en 4ème, puis finalement de rentrer en 5ème. Il m’a dit, en souriant, « j’aime pas être releveur, faut tout le temps s’échauffer ! ». Mais Keino est un guerrier, il est rentré deux fois dans des situations tendues, et il a fait la job. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne sera pas starter le week-end prochain. Avec notre richesse chez les lanceurs, il y a plein d’options possibles. \n\nUn mot sur Giovanni Ouin ? \n_ Un vrai plaisir de revoir le Giovanni Ouin dominant des années précédentes. Il a repris confiance en travaillant fort avec la N1, sur le monticule mais aussi comme coach des lanceurs. Il a accompli un excellent travail. Il est dominant dans ces play-offs, comme il l’a été au Challenge, et ce n’est pas une surprise, car on connait tout son potentiel. Il est devenu un élément essentiel de la course au titre. Le voir serein, calme, déterminé, c’est une grande satisfaction. \n\nC’était comment, ce premier week end, vu de l’intérieur ? \n_ Je me disais que les matches devaient être très agréables à regarder des tribunes, parce que le niveau de jeu était excellent. Je pense d’ailleurs que le nouvel infield contribue à élever le niveau des matches, il permet de réaliser un baseball propre. De l’intérieur du dug-out, on a retrouvé toutes les qualités des Huskies, cette capacité construite au fil des saisons à se mettre en mode « victoire », à élever son niveau de jeu, de concentration, d’intensité, et sérénité. Savigny a pris deux fois les devants, est revenu au score dans le match 1, a menacé dans le match 2, mais cela n’a jamais troublé la sérénité du banc rouennais. \n\nIl faudrait des matchs de cette intensité tous les week end ? \n_ Tout d’abord, j’adore jouer contre Savigny. C’est une équipe que je respecte au plus haut point, avec des personnalités très attachantes et des joueurs de grand talent. Il est certain que si on avait 8 clubs, ou au moins 6,  à ce niveau dans le championnat français, cela serait extrêmement positif pour tout le monde, à commencer par l’équipe nationale. Il faut que les Lions continuent à maintenir ce niveau, que Sénart retrouve sa touche 2007-2008, que Montpellier continue à construire une équipe chaque année plus solide, et espérer que La Guerche poursuivra sa marche en avant, que Toulouse pourra se solidifier, et que Montigny aura appris beaucoup de sa première saison, et espérer ainsi un championnat 2010 encore plus passionnant. On dit souvent qu’il faut regarder qui on bat pour savoir ce qu’on vaut vraiment. Battre les 2-3 meilleures équipes françaises est déjà un bel exploit, car le baseball pratiqué est remarquable. Si il y en avait plus, les titres seraient encore plus valorisés. En partant de là, on peut aussi se poser la question d’avoir 3 étrangers dans les line-up, ou de jouer 3 matches tous les week-end, comme pistes de progrès possibles. \n