2004

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Les Huskies installent un tableau\nd’affichage électronique au terrain Pierre-\nRolland, et accueillent en juin la première Coupe d’Europe de leur\nhistoire. Au niveau de l’effectif, l’équipe est toujours dirigée par Christian\nChénard. Quelques grands anciens tirent leur révérence : Alban\nPesquet, Damien Flicoteaux, qui vont grossir les rangs de la « Old\nSchool ». Robin Roy décide lui aussi de mettre un terme à sa prolifique\ncarrière. Au niveau des arrivées, place aux jeunes avec Romain\nDavid, un première base de très grand avenir, et Gaspard\nFessy, un des joueurs français les plus talentueux. David « The\nSilencer » Deslandes complète la longue liste des joueurs québécois\nvenus passer quelques mois en terre Normande, ainsi que\nHugues « Mister Québec » Appleby, pour renforcer l’équipe de N1.\nPlace donc à la Coupe d’Europe. Ecossais, suédois, autrichiens,\nfinlandais, lituaniens, bélarusses viennent donner un bel aspect\ninternational à Rouen.\n\n{Coupe d’Europe}\n\nLe comité d’organisation, dirigé de main de maître par Pierre-Yves\nRolland et Lydie Petinotti, met les petits plats dans les grands.\nRéceptions à l’hôtel de région, tentes VIP sur le terrain, cérémonie\nd’ouverture où le maire de Rouen vient lancer la première balle,\nanimations de musique et de danse grâce au travail de Rachida\nFrida sur les hauts de Rouen, c’est une véritable fête du baseball\nqui se déroule pendant une semaine.\n\nPour être à la hauteur de l’évènement, le président Xavier Rolland\ndécide de renforcer son équipe en faisant revenir Patrice Plante\n(qui lancera le premier match et la finale) et en dénichant un surpuissant\nfrappeur de la République Dominicaine, Sneeder Santos.\nLe coup de canon qu’il fera tonner le premier jour du tournoi contre\nles finlandais, la balle partant au-dessus du tableau d’affichage,\nreste encore dans toutes les mémoires.\n\nLes rouennais offriront d’autres beaux moments à un public venu\nen très grand nombre tout au long des cinq jours de compétition. Et\nnotamment, une première en France, quand le numéro 21 a été\nretiré. Le numéro porté par Robin Roy depuis son arrivée en\nFrance était accroché à la clôture du champ centre, comme le font\nles équipes professionnelles américaines pour honorer leurs meilleurs\njoueurs. Plus personne ne pourrait porter ce numéro à\nRouen, même si, on le verra plus tard, l’histoire n’est pas tout à\nfait terminée.\n\nEn finale, face aux lituaniens de Kaunas, les Huskies se font une\npetite frayeur en encaissant le premier point, mais dominent ensuite\nfacilement le match, emmenés par Luc Piquet et Kenji Hagiwara,\nsymboles de la génération montante. Rouen s’impose facilement\n11-1, dans une compétition un peu trop faible pour générer\nune vraie émotion, mais rajoute tout de même un nouveau titre à\nson palmarès.\n\n{Championnat de France}\n\nC’est un peu plus laborieux dans le championnat de France. Les\nrouennais sont moins dominateurs, et finissent la saison régulière\nà la quatrième place, non sans avoir tremblé jusqu’au bout sur\nleurs chances de qualification. Ils doivent se rendre en demi-finale\nà Montpellier, qui a survolé le classement, restant longtemps\ninvaincu.\n\nCela se passe plutôt bien dans le premier match. Rouen mène au\nscore, mais on sent que tout est fragile. Boris Rothermundt sauve\nun première fois les meubles en réussissant un attrapé très spectaculaire au champ droit en 4ème manche. Puis en 6ème manche, le\nscore est de 2-1 pour Rouen, avec un retrait, coureurs en 1 et 2,\nl’américain McCall se présente au bâton. Giovanni Ouin le force à\nfrapper un faible roulant vers le monticule, c’est un double-jeu\nassuré, et un gros avantage psychologique pris pour Rouen. Mais\nle lanceur rouennais choisit un jeu compliqué en relayant en 3ème\nbase vers Thomas Mechemache. Le lancer est complètement hors\ncible, la balle roule vers le champ gauche, et on sait qu’à Veyrassi,\nelle peut rouler longtemps. Deux points viennent marquer, un\nautre suivra plus tard, et Rouen s’incline. Une défaite dont les\nHuskies crispés mentalement, fatigués physiquement, ne se remettront\npas. Ils ne seront jamais vraiment dans le match, et laisseront\nfiler les montpelliérains vers la finale. L’histoire retiendra\nensuite que sur le rythme de ce succès, Montpellier ira gagner les\ndeux premiers matches de la finale à Savigny avant de s’écrouler à\nson tour complètement à domicile et de perdre les trois dernières\nrencontres.\n\nDans le train du retour vers Rouen, l’ambiance n’est pas à la fête.\nIl faut pourtant se concentrer à nouveau sur un dernier objectif,\naller chercher la 3ème place, synonyme de qualification européenne.\nCe sera à Toulouse.\n\nMais Rouen ne va décidemment pas fort, et l’attaque des Huskies\nest totalement muette face à Yanaël Delpech. Rouen s’incline 0-1\ndans le premier match. Le lendemain, des trombes d’eau s’abattent\nsur la cité rose. Il faut plier bagage, et revenir la semaine\nsuivante. Cette semaine de répit va permettre à Christian Chénard de remobiliser ses troupes, de regonfler tout le monde. Le canadien\ndonne l’exemple en lançant 14K dans le deuxième match,\nconduisant à la tenue d’un troisième match que Giovanni Ouin\nmaîtrise parfaitement. Rouen sauve l’essentiel en terminant troisième.\nEt c’est un merveilleux retour en train de nuit que connaîtront\nles rouennais, rythmé par la guitare de Paul Antoine (qui\nprend lui aussi sa retraite) jusqu’à un ultime « A la machine »,\nl’hymne de l’équipe Élite, chanté à 7 heures du matin sur le quai de\nla gare d’Austerlitz.\n\n{ (suite … 2005) }\n\n—-