U12: le bilan de la Little league à Kutno

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{Le staff rouennais. De gauche à droite Christopher Harrison, Rudy Bauer et Fred Guern}
\n\n\nLe séjour en Pologne aura été riche d’enseignements. Technique, tactique, attitude, comportement sur et hors du terrain, encadrement… Les Huskies, joueurs comme cadres dirigeants, ont beaucoup observé et appris des tchèques ou des Hollandais. Un apprentissage indispensable selon le dirigeant des Huskies Pierre Yves Rolland et deux des coachs des U12, Christopher Harrison et Fred Guern. \n\nRésultats\n_ Défaite face à Londres 5/0, face a Vienne 9/0 et face aux italiens 3/0\n_ Victoire 9/4 face à l’Ukraine\n_ En 1/4 de finale défaite 20/1 face aux Tchèques de Brno\n\n\n\nQuel bilan peut on tirer de Kutno ? \n_ { Fred Guern } Tout d’abord, un grand merci à tous les parents présents à Kutno. C’est grâce à eux que cette semaine a pu bien se dérouler, sur et en dehors du terrain, et un grand merci à mes deux copains-coach Rudy et Chris pour ces dix jours en leur présence. Et surtout un grand merci à ces douze enfants. Il y a eu des hauts et des bas, quelques petites frictions, mais il ne faut pas oublier qu’ils n’ont que 12 ans en moyenne. Ils se sont bien comportés et je suis contents d’eux.\n\n_ { Christopher Harrison: } Il est clair que nous avons beaucoup appris. Nous avons vu toutes les choses qu’il faut faire pour progresser. \nNotre principal handicap ? Le volume des matchs. Le coach tchèque (vainqueur du tournoi et qualifié pour les World series en août aux Etats-Unis) m’a dit qu’ils ont joué 50-60 matchs ensemble avant Kutno. Nous avons un sacré déficit sur cet aspect là. Nous ne jouons pas assez de matchs pour travailler les situations de jeu, les automatismes. \n\n_ { Pierre-Yves Rolland } L’intérêt d’une compétition comme celle-ci est de progresser mais elle permet également de se situer par rapport au meilleur niveau européen. Cela nous permet de mesurer, tant qualitativement que quantitativement, le travail qu’il reste à accomplir pour prétendre jouer les premiers rôles. Et je ne parle pas que pour Rouen; cela vaut également pour le groupe France. Autant dire qu’il y a du travail mais cela ne doit pas nous faire peur. Cela fait près de 10 ans que les organisateurs n’avaient pas accueilli la France dans la compétition; à Rouen ou ailleurs en France, il faut vraiment se donner comme objectif d’être présent chaque année. \n\nVos regrets ? \n_ { Christopher Harrison: }\nOn est allé à Kutno pour apprendre à tous les niveaux, tant sur le terrain que dans notre organisation. Il faut tirer certaines leçons. \n_ Il faut par exemple avoir un patron qui prend les décisions et des assistants qui l’aident. Cela veut dire une vision, un plan de développement, une personne qualifiée qui suit les enfants et prépare tous leurs entrainements. Cela doit être comme cela en minimes (U12) et en cadets (U15) si l’on veut concurrencer les meilleures équipes d’Europe.\nQuand je vois les tchèques, les Anglais, les Hollandais, cela renforce mon sentiment. \n_ Et puis, on ne joue pas assez de matchs pour être compétitifs à ce niveau. Pour progresser, il faut jouer des matchs, encore et encore… \n\n_ { Pierre-Yves Rolland } Je pense qu’avec un peu plus de réussite ou d’opportunité en attaque, nous aurions pu démarrer par une victoire contre les Anglais. Cela nous aurait permis de gérer plus sereinement le reste de la compétition, et notamment de préserver nos bras et nos quelques chances avant la confrontation contre la « machine Tchèque » \n\n_ { Fred Guern } Si nous voulons nous rapprocher de ces 4 équipes dominantes, il faut vraiment travailler notre attaque. Nous manquons de « bâton » et la construction des tunnels de frappe va nous être très profitable. Nous manquons aussi de culture baseball et de pratique. Par exemple, les Hollandais ont une rencontre double par semaine et ils ont cinq entraînements par semaine.. Ceci sur cinq mois. Les tchèques, quant à eux, ont un championnat de 50 équipes avec 4 équipes du niveau de celle présente à Kutno.\n_ Un petit regret cependant durant cette compétition, avec le manque d’agressivité et d’engagement de certains des joueurs rouennais.\nIls manquaient un peu d’envie et d’implication.\n\n\n\n\nVos motifs de satisfaction ? \n_ { Christopher Harrison: } Au regard de nos moyens, je suis satisfait. Les enfants ont vu du meilleur baseball. Ils ont aussi compris qu’ils pouvaient se hisser à ce niveau en travaillant. \nPlusieurs des arbitres américains m’ont complimenté. Nous n’étions pas ridicules. \nAutre satisfaction, on a créé des liens avec les meilleurs équipes d’Europe, c’est très positif. On a des pistes pur progresser. \n\n_ { Pierre-Yves Rolland } Si on exclut la lourde défaite contre les Tchèques, je pense que le groupe s’est bien comporté sur le plan défensif; nos lanceurs ont fait le travail et au global, les kids ont plutôt bien résisté face à des adversaires coriaces. Les équipes Allemandes, Anglaises et Autrichiennes étaient composées exclusivement de joueurs américains ou japonais. Les équipes Italiennes, Tchèques et Hollandaises étaient des sélections issues de Parme, Brno et Rotterdam, trois villes où le Baseball y est très développé. Nous n’avons pas à rougir de notre performance. \n\n_ { Fred Guern } Du point de vue sportif, nous étions à notre place en quart de finale. Les quatre équipes demi-finalistes sont un, voir deux tons au dessus de nous. Les Autrichiens et les Britanniques étaient à notre portée, et les équipes des pays de l’Est étaient un ton en dessous.\n_ Je retiendrai de cette compétition une super expérience, durant laquelle nous avons rencontré des gens intéressants et noué des contacts qu’il faut approfondir. Un grand merci à tous ces petits baseballers, et aux accompagnateurs. Je suis très fier d’appartenir à cette famille Huskies et n’ai qu’une envie, c’est d’y retourner, à Kutno ou ailleurs.\n\n\n\n\n\n