Perez: « l’année fut riche mais éprouvante »

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\n\n{Un dixième titre de champion de France, un sixième Challenge de France, un maintien dans le Groupe A, le Top 12 européen… Des jeunes qui explosent et se révèlent… La saison 203 qui s’achève a été elle aussi très riche en victoires et en émotion. \nMais tout ne fut pas si facile, comme nous le confirme le manager rouennais.} \n\n_ Keino, encore une saison dense pour les Huskies ? \n_ Déjà l’an passé, c’était compliqué. C’était pour moi mes débuts en tant que manager/ joueur… \n_ Cette année, même si on a beaucoup gagné, les choses n’ont pas toujours été simples. On a fini 6me en Coupe d’Europe, on a été menés 2/1 en finale… Beaucoup de choses me sont passées par la tête et j’ai du prendre des décisions importantes… \n_ Alors oui, on a eu de nombreux problèmes mais on a su les régler et je suis persuadé que cela nous a aidé à grandir encore. On a su s’organiser face aux problèmes de planning des joueurs qui travaillent, on a su, malgré tous ces changements, forger notre collectif. La liste de problèmes serait longue à dresser. Je n’ai, par exemple jamais pu aligner deux fois de suite la même équipe. Des joueurs travaillaient, d’autres avaient leurs études, Alex Roy et Maxime Lefevre ont signé pros… L’important, c’est qu’on a su trouver des réponses à chaque fois. On a été combatif, le coaching staff est resté soudé et a su rassurer les joueurs. Cela a été la clé de tout.\n_ Mais c’est aussi une saison riche en titres, en émotions, en succès… Quand je vois la rapidité avec laquelle des garçons comme Gaspard Fessy ou Christophe Goniot se sont intégrés dans le collectif, la capacité de Greg Fages à gérer la logistique toute l’année et de François Colombier à m’assister sur les stats, la ponctualité et les sacrifices d’Aldo Ramelet… Leur expérience, leur bonne humeur, tout cela a été essentiel en fin de saison. Donc oui, ce fut une saison éprouvante mais on partage tous la même volonté: gagner ! \n_ Et quand on dresse le bilan, champion de France, vainqueur du Challenge de France, maintien dans le top 12 européen (groupe A)… C’est quand même pas mal non ?\n\n\n\n_ Tu parles de bilan. Que retiens tu de 2013 ? \n_ Le Baseball, c’est un sport 100% collectif. Trouver cette cohérence dans un groupe est un travail délicat mais quand ça marche…. C’est formidable. Le bon exemple de victoire collective, c’est celle en Coupe d’Europe contre Kinheim (champion des Pays-Bas)…\n_ Je veux d’ailleurs dire un mot sur les jeunes comme Yoann Vaugelade, Dylan Gleeson, Bastien Dagneau et Minh Vallon. Ils ont joué un rôle très important et pourtant cela n’a pas été facile pour eux. Ils changeaient d’équipe et de coach chaque semaine (1 semaine avec Rouen, l’autre avec le pôle France)… Pas simple mentalement à gérer quand tu es un joueur clé dans une équipe et que tu n’es pas forcément titulaire dans l’autre… \n\n\n_ Quel est ton meilleur souvenir ? \n_ J’en ai plusieurs. La saison de Boris marche, MVP du Challenge de France, Oscar Combes, pour moi le MVP de la saison… Yoann Vaugelade, MVP de la finale du championnat de France… Un joueur expérimenté, un joueur qui confirme et un jeune qui explose… Cela illustre bien cette année 2013 des Huskies.\n\n_ Le moment où tu as le plus douté ? \n_ Quand on a perdu le troisième match de la série finale du championnat. Sénart avait très bien joué avec un excellent pitching de Léo Cespedes. Il y avait beaucoup de détermination chez eux, et forcément je me suis demandé si nous allions conserver notre titre…\n\nC’est difficile d’être manager et lanceur ? Comment gères-tu cela ? \n_ Sur le papier, je suis inscrit comme manager. Mais pour moi, c’est une évidence, je ne pourrais rien faire sans Greg (Fages) et François (Colombier). _ Sans eux, je n’aurais pas pu faire la job. Il faut mettre à leur crédit nos victoires années après années. Manager/lanceur sans eux, cela ne serait pas possible. On a beaucoup discuté toute la saison, j’écoute leur avis et m’en inspire. Je suis fier d’eux et je les remercie. Ce sont mes armes secrètes.\n\n\n\n{« Voir l’équipe remporter le championnat sans Keino Perez sur la butte, cela a été dur… Comme manager, cela apporte beaucoup de satisfaction de voir les jeunes faire le boulot, mais comme guerrier, ce fut dur pour le cÅ“ur»}\n\n\nLa Coupe d’Europe à Barcelone. Avec du recul, quel est ton bilan ? \n_ Positif.. Je n’ai jamais été déçu par notre prestation. On n’avait pas tout notre effectif et on s’est superbement battu. \n_ Je repense aux at bats « big league » de Dylan (Gleeson) face au meilleur lanceur gaucher d’Espagne, aux matchs de Bastien Dagneau, au niveau européen, Yoann Vaugelade face aux italiens… Énorme ! Oscar Combes a franchi un pallier et il est devenu depuis un leader dans le groupe\n_ Tous ces jeunes que je viens de citer ont bousculé les meilleurs d’Europe. On a montré une belle image du club et travaillé pour l’avenir. La relève est là.\n\nLe titre. Ton 8me à titre personnel. Le plus dur ? \n_ Oui, cela a été sur le plan affectif très fort. Je vois la fin de ma carrière de joueur approcher… Voir l’équipe remporter le championnat sans Keino Perez sur la butte, cela a été dur… \n_ Comme manager, cela apporte beaucoup de satisfaction de voir les jeunes faire le boulot, mais comme guerrier, ce fut dur pour le cÅ“ur.\n\n_ Les anciens jouent toujours un rôle capital ? \n_ Ah ah ah, je me rappelle de David (Gauthier) qui arrive après 3 mois sans jouer le dernier dimanche de la finale et qui pose son sac et qui s’adresse aux joueurs: « Alors les garçons, on a besoin de moi pour gagner » … Tout le monde s’est marré et cela a détendu l’atmosphère… Sa présence a redonné confiance. \nJoris avec des jambes, Luc avec sa solidité défensive, Kenji toujours aussi guerrier… Les anciens sont indispensables, ils possèdent cette confiance dont on a besoin pour réussir tous ces exploits. Et ils sont en train de transmettre cette culture aux jeunes.\n_ Les anciens devront arrêter un jour, mais l’heure n’est pas venue. Ils ont trop la love et on a besoin d’eux. On a une Coupe d’Europe à gagner. On n’est pas si loin et si on doit faire quelque chose d’énorme dans le baseball européen, c´est bien cela. Et on le fera tous ensemble.\n\nComment vois-tu la saison prochaine ? \n_ Avec optimisme. Il y aura de nouveaux défis à relever, on efface tout. On a un collectif solide et un staff enthousiaste ! On sera encore dur à battre ! \n\nEt l’avenir des Huskies ? \nLe club grandit chaque année. Les infrastructures se développent, on attend les tunnels de frappe avec impatience… \n_ Et puis, regarde par exemple les bénévoles du club ! Ils aiment le club, ils aiment notre équipe… Quand je vois tout ce qu’ils font pour nous ! A commencer par les frères Rolland, les softballeurs… Les entraîneurs des jeunes… C’est cela un club de baseball. On est dans la bonne voie. \n_ Il faut garder ce cap. Bravo et merci à tous. \n\n