Finale 2013 Les occasions perdues

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{MATCH 1 ROUEN BAT SENART 10/2}\n\n\n- Finale-les-stats-du-match-1\n\n\n{MATCH 2 SENART BAT ROUEN 2/1}\n\n\n\n- Finale-les-stats-du-match-2\n\n\n\n \n \nLes Huskies vont-ils s’en mordre les doigts ? Ils avaient l’occasion de tuer la finale, ils ont laissé leur adversaire revenir dans le match. Et si, avant ce premier week-end, un partage des victoires paraissait un bon résultat pour les rouennais, le scénario des deux rencontres peut leur laisser un goût amer. \n_ Après leur démonstration de force dans le match 1, les Huskies ont laissé leurs battes refroidir dans le match 2. Ils n’ont pas su profiter des quelques occasions qu’ils se sont créés pour mettre la pression sur une équipe sénartaise qu’on a sentie tendue, mais qui s’est battue pour ne pas lâcher prise. Les rouennais regretteront sans doute deux courses qui auraient pu changer la phase de la rencontre. En 4ème manche, Brian Ramirez frappait un long double au champ centre gauche, dont il a fait sa cible de prédilection depuis le début des play-offs. Un mauvais jeu des champs extérieurs sénartais lui permettait de filer en trois, mais il était retiré sur un jeu d’appel pour ne pas avoir touché la 2ème base. Le coup d’œil du très expérimenté Rolando Betancourt coutait cher aux rouennais qui auraient pu se retrouver avec un coureur en 3 et un seul retrait. \n\n\n_ Et puis il y eut cette 9ème manche que Kenji Hagiwara inaugurait par un double. Marche suivait par une flèche dans la droite, que Frédéric Hanvi ne parvenait pas à capter. Hagiwara qui avait tagué sur le jeu, filait en 3, et décidait de poursuivre sa course au marbre. Le genre d’action qui peut faire de vous un héros. Hélas, Hanvi lançait une prise à Martinez, qui solidement campé au marbre résistait à la charge d’Hagiwara pour un retrait décisif. Cela aurait pu être coureur en 1 et 3 avec aucun retrait, et beaucoup de pression sur Sénart si l’on en juge par les cris et l’énervement de Leyva en direction d’Hanvi une fois le jeu terminé. Ce fut la fin des illusions pour les rouennais. \n\n_ On peut rajouter les bunts manqués, les coureurs laissés en position de marquer en 5è, 6è et 7è manche, pour mesurer à quel point avait largement les moyens de remporter ce match. Le crédit doit aussi en être donné aux lanceurs sénartais, notamment Henri Leyva, utilisé uniquement en relève en raison d’un bras douloureux après avoir été beaucoup sollicité en demi-finale, et qui a su dominer les frappeurs rouennais dans les moments importants en changeant continuellement de rythme et d’effets. \n\n\n\n_ Si Rouen aurait pu gagner, il le doit aussi en grande partie à José Rodriguez, qui a sorti sa meilleure prestation de l’année. Le vénézuélien a donné des maux de tête à tout le line-up sénartais, avec un slider des grands jours qui a fait frapper de très nombreux roulants. Un seul coup-sûr est venu lui faire mal, ce roulant de Martinez produisant deux points en 1ère manche. Mais les dégâts auraient pu être moindre si la défense avait mieux jugé une frappe bondissante de Bétancourt qui aurait pu donner au moins un retrait, et sans un wild pitch qui fut finalement le tournant de la partie. \n_ Pour le reste, de la 2è à la 7è manche, Rodriguez s’est fait plaisir, n’accordant rien à la pourtant puissante attaque de Sénart, travaillent vite et bien. La dernière alerte et survenue en 8ème, avec deux simple de Hanvi et Boucheron, mais la stratégie agressive sur les bases des sénartais se retournait cette fois contre eux et le néo-calédonien était retiré en tentative de vol sans qu’Hanvi ne puisse décoller de la 3. Finalement, Rouen aurait très bien pu gagner ce match 1-0. \n\n{Chaque équipe a des raisons d’y croire}\n\n_ Le scénario fut presque identique dans le 1er match, ou tout du moins dans la 1ère manche du premier match, puisque Sénart s’était inscrit au pointage d’entrée de jeu avec un double vol 2ème – marbre (on vous dit que Sénart aime bien courir) et un seul retrait. \n_ Owen Ozanich se ressaisissait ensuite et transperçait sans soucis le line-up sénartais. L’attaque rouennaise, après une première manche rapide, frappait à la porte en seconde, et il fallait un beau de jeu de Paturel sur une line-drive d’Aponte pour empêcher les premiers points des Huskies. \n_ Ce ne fut que partie remise, et une avalanche de frappes solides dans les allées, dont une de Ramirez directement en haut de la clôture, donnait un rapide avantage. En ajoutant quelques errements défensifs sénartais, ce match 1 fut sans grand suspens et tourna à la démonstration.\n_ Comme en 2007, 2008 et 2012, les deux équipes sont donc à égalité 1-1 après le premier week-end. La finale devient un 2 de 3, dans lequel le match de samedi aura une très grande importance. Les deux formations ont désormais chacune des raisons d’y croire.\n_ Rouen peut se reposer sur la performance de ses deux partants qui ont limité l’attaque sénartaise à 10 coups-sûrs pour une moyenne de .175. Si Ozanich et Rodriguez restent à ce niveau, ce sera un atout important pour les rouennais, qui peuvent aussi reposer des bras pour un éventuel match 5. Le trio Perez – Vaugelade – Bert est un atout important dans cette perspective. \n\n_ Sénart peut espérer aligner Leyva comme starter, ce qui lui donne plus de profondeur et d’efficacité, le cubain ayant été dominant. La relève de Cespedes, très efficace pendant trois manches, est aussi un signe encourageant pour les Templiers. Mottay devrait pouvoir rebondir après une sortie où il a semblé un peu écrasé par le poids de l’événement, et Matthieu Brelle reste un guerrier, qui aime ces matches à haute intensité. Un des soucis du pitching des Templiers reste les BB, 11 au total dans les 2 premiers matches (avec aussi 12K). \n_ En attaque, les frappeurs des Huskies ont cogné pour .296, grâce à une performance de .350 dans le match 1. Rouen a notamment gagné la bataille du bas de line-up. Ses frappeurs 7,8 et 9 ont cogné pour .318 contre .053 (1 en 19) aux Templiers, emmenés par un Boris Marche des grands jours. Le cÅ“ur de line-up (frappeurs 4,5,6) rouennais a aussi pris le dessus avec .333 contre .222, avec un Brian Ramirez qui confirme son excellent état de forme de ces play-offs. Ce sont les trois premiers frappeurs sénartais qui ont été les plus efficaces avec une moyenne collective de .250 contre .222 aux Huskies. \n\n_ Andy Paz sera-t-il présent pour muscler le line-up sénartais ? Cela peut-être aussi une des clés de cette fin de championnat.\n\n