David, le Goliath des Huskies

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\n\n\nDavid, peux-tu te présenter ? Pourquoi as-tu eu envie de jouer au baseball ? \nJ’ai 26 ans. Je suis fiancé à ma future femme, Sophie qui a deux enfants, Matthias et Joshua. Je suis Rouennais d’origine, mais mes premiers pas de baseballeur ont débuté au club de Bois-Guillaume qui n’existe plus aujourd’hui. \nC’était le début d’une belle aventure qui a commencé tout à fait par hasard à l’âge de mes 7 ans. Je n’ai plus vraiment de souvenir du fait déclencheur qui m’ donné envie de m’inscrire au baseball. Je sais juste qu’un collègue de mon père y jouait et j ai attrapé le virus… \n\n\nPourquoi aimes-tu ce sport ?\nJe me rappelle bien des premiers entraînements à Bois-Guillaume. A cette époque, on jouait sur un terrain de foot stabilisé rouge tout au fond du Parc des Cosmonautes. Je frappais des balles en plastique jaune que me lançait mon premier coach, François Paturel. J’avais déjà cette envie de frapper fort dans la balle… Puis, après, on est passé sur le premier vrai terrain de baseball de ma carrière, un terrain un peu atypique, tout en pente avec des clôtures assez proches. C’est là qu’on s’entraînait avec Éric Coutu, la personne qui m’a fait vraiment aimer ce sport, qui mêle la cohésion d’une équipe avec des performances individuelles et des stratégies qui s apparentent à un jeu d’échec. \nAprès avoir gagné le championnat de France national 1, nous somme passés en Elite avec le club de Bois-Guillaume. On avait une équipe très jeune avec Joris Bert, Guillaume Herichard, Thibault Conduzorgue. On s’entraînait tous les jours ensembles à l Insep (Paris). On était une bande de potes et ça nous a permis d’avoir beaucoup de temps de jeu pour notre première année en élite. \n\nEnsuite, tu as rejoins Rouen. Un bon choix ?\nMes objectifs personnels n auraient pas pu se réaliser avec BG, j’ai donc rallié Rouen qui proposait une belle structure d’entrainement et des ambitions qui correspondaient à mes motivations. Ce fut un excellent choix. Sénart avait souhaité nous recruter, Joris Bert et moi. \n\n\n\nQuelles sont tes qualités ?\nJe me considère comme un bon frappeur, de puissance mais aussi de situation. J’aime la pression et l’adrénaline des Cluch Time. Je ne frappe jamais pour protéger la plaque, j’y vais à chaque fois pour mettre un shoot ou pour soutirer un But sur Balles (BB). L objectif, ça n’est pas la moyenne au bâton (Batting average) mais c’est de faire rentrer mes coéquipiers ou me rendre sur base par tous les moyens (sauf les bunt LOL). \nAprès, dans le Dugout, j’aime bien faire des blagues et râler après les arbitres (rires !). \n\nQuels sont tes meilleurs souvenirs de baseballeurs ?\nCela fait maintenant 19 ans que je joue au baseball, ça m’a permis de voyager partout dans le monde, d’être rentré dans des structures d’entraînement tel que le Pôle France et l’Insep. Sportivement et professionnellement, ça a été très riche. La Coupe d’Europe de baseball en 2007, ca fait partie de mes plus beaux souvenirs. il y a eu aussi le match contre les Allemands l’an passé en Coupe d’Europe à Rotterdam (victoire 4/2 sur une frappe de David NDLR) avec beaucoup d’intensité, et les trois semaines du camp MLB à Tirenia, en Italie. \nMon aventure australienne, le tournoi pré-olympique à Pékin 2008 et toutes les finales du championnat de France avec Rouen ont une bonne place également dans ces grands souvenirs. \n\nLes plus mauvais ?\nMon plus mauvais souvenir, paradoxalement, c’est la finale de la Coupe d’Europe 2007 face aux Hollandais. En 8eme manche, 2 outs, bases pleines, on perd de deux points et je me prends un strike out…… Si j’avais frappé… Sans commentaire…… \nLa tournée de l’équipe de France avec Fabien Proust en Allemagne en 2010 m’a donné un goût amer, c’est un très mauvais souvenir dans l’ensemble. \n\nComment expliques tu le succès des Huskies ? De l’extérieur, le groupe dégage beaucoup de sérénité de force…\nJe lisais l’interview d’Oscar (Combes, dans le dernier numéro d’Huskies’Mag) et il a raison, il a tout résumé en une phrase « on n’est pas qu’une équipe, on est un famille ». On n’aurait jamais eu autant de victoires. Les Huskies ont une âme, il y a eu plusieurs générations de Huskies, mais des gars comme Yann Monnet (Premier but des Huskies de 1999 à 2006) et Boris Marche nous ont transmit cet esprit de la gagne et du respect. Aujourd’hui, j’essaie de faire la même chose avec les joueurs qui arrivent, les plus jeunes. \n\n\n\nAvec tous tes titres, tu es conscient de marquer l’Histoire du baseball français ?\nOn verra dans 20 ans si on a réellement marqué l’Histoire du baseball français. En tout cas, je suis conscient que l’ont fait de réels exploits sur la scène européenne. \n\nComment vois-tu ton rôle dans le groupe ? \nJ’aime penser être un leader pour les jeunes, savoir que chacun de mes coéquipier peut compter sur moi quelque soit la situation du match, ne rien lâcher jusqu’au dernier lancé. J’aime faire rire aussi, surtout dans les moments où tout le monde est tendu. \n\nCette année, cela n’a pas été facile pour toi de conjuguer baseball, famille, boulot…\nC est vrai que ça n est pas simple depuis maintenant trois ans de conjuguer famille, boulot et baseball. Je travaille déjà beaucoup durant la semaine, ce qui me laisse peu de temps pour ma famille. Ce sont des choix de vie mais que j’assume totalement. Si je pouvais m’entraîner plus, je le ferais. \n\nEn finale, tu n’as pas joué les trois premiers matchs. Comment as tu vécu cela de loin ?\nC’est toujours atroce pour moi de suivre un match de loin. Je suis stressé et j’ai le cÅ“ur qui palpite à chaque fois que je réactualise la page internet du match… \n\n\n\nCette année, en finale face à Sénart, tu reviens lors du match 4. L’équipe était menée 2 à 1. Pas trop de pression ?\nAu contraire, à mon retour pour le match 4, je n’avais aucune pression. Je sais de quoi l’équipe est capable, il fallait juste jouer à notre niveau, comme on sait le faire. Cette année, Sénart avait une très bonne équipe, il ne fallait pas sortir un mauvais match… On connait le résultat. « Job is done »â€¦ \n\nLa saison 2014, tu la vois comment ? Sur le plan collectif ? Sur le plan individuel ?\n2014 sera une très belle année, encore une fois. Bastien (Dagneau), Dylan (Gleeson) , Minh (Vallon) et Yoann (Vaugelade) vont prendre de plus en plus d’importance dans l’équipe, on peut compter sur eux. Et il y aussi comme rendez-vous une Coupe d Europe A de plus pour Rouen,.. Que du bonheur ! Personnellement j’aimerais reprendre le haut niveau, allez m’entraîner le midi à la gym pendant ma pause déjeuner et essayer de trouver des créneaux d’entraînement. \n\nIl y a les championnats d’Europe. C’est un objectif, les Bleus ?\nPourquoi pas ? Retourner en équipe de France. L’arrivée d’Éric Gagné et de Boris Rothermundt me remotive et me réconcilie avec l’équipe de France. Contrairement au dernier coaching Staff des championnats d’Europe A. \n\n\n\n\n«\n{David, il est unique, Il fait des choses que seul lui peut \nréaliser. Je l’ai vu arriver au club. J’ai vu débarquer un \ngarçon, Je l’ai vu devenir un homme. \nC’est un bon gars, il adore le baseball, déteste perdre. \nCela a fait de lui un sacré compétiteur et un winner. \nDavid adore le club, adore ses coéquipiers. \nIl apporte sa bonne humeur dans le dugout. Il rigole sans \ncesse, mais lorsqu’il est l’heure de gagner, lui « c’est pas \nrigole du tout » (rires). \nL’intensité qu’il développe sur le terrain, c’est très \nimpressionnant. Que ce soit en Coupe d’Europe, ou lors des\nfinales, c’est une machine à produire des points. \nC’est un grand. \nOn a besoin de lui. On a besoin de son leadership, \nde sa confiance, de sa puissance, de son expérience… \nLes autres équipes ont peur de lui car tout le monde a de \nmauvais souvenirs contre David…}»