D1 – Rouen partage à Sénart

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D1 Résultats\n_ PUC bat le Pôle France 12/3 et 18/1\n_ Montpellier bat Savigny 2/1 et 1/0\n_ Beaucaire bat Toulouse 9/1 et 6/3\n\n{Championnat de France Division 1 2013}\n\n\n|#| Equipe | Matchs | Gagnés | Perdus | Moyenne |\n|1|Rouen |18|15|3 |.834|\n|2|Montpellier |16|13|3|.812|\n|3|Sénart |18|12|6 |.667|\n|4|Paris UC |14|7|7 |.500|\n|5|Beaucaire |14|6|8 |.429|\n|6|Toulouse |14|5|9 |.357|\n|7|Savigny |16|4|12 |.250|\n|8|Fédérale |18|2|16 |.111|\n\n\n\n\n_ De l’intensité, des grosses frappes, des retournements de situation, des jeux défensifs spectaculaires, un peu d’énervement parfois et Keino Perez qui met tout le monde d’accord. Les matches Rouen – Sénart dessinent une trame qui commence à pouvoir être identifiée ! \n\n\n\n_ Le double affrontement de samedi n’a pas dérogé à la règle. Les deux grosses écuries se sont mesurées droit dans les yeux, avec la volonté permanente de faire céder l’adversaire. Rouen et Sénart ont partagé, et Montpellier peut en profiter pour se faufiler vers la 1ère place, donnant à ce championnat un goût attrayant de ménage à trois.\n_ Les Huskies alignaient leur nouvelle recrue, Carlos Héreaud, arrivé la veille, mais souffraient toujours de cette impossibilité d’aligner leur équipe au grand complet. Christophe Goniot toujours en délicatesse avec sa cuisse, Hagiwara (qui arrivera pour le 2ème match), Gauthier, Piquet,Bert, retenus pour raison professionnelle, Vaugelade et Dagneau appelés par le pôle France, sans oublier Maxime Lefevre en train de faire tonner son bâton de l’autre côté de l’Atlantique et Alexandre Roy se préparant à son séjour estival avec les Mariners, ce sont encore 9 joueurs qui manquaient aux rouennais. Pas facile pour le coach Keino Perez de mettre en forme cette stabilité indispensable à la sérénité des grandes équipes. Sénart, pour sa part, était au grand complet. \n_ Le jeune starter des Templiers, Jonathan Mottay, alternait les très bon (2K) et le moins bon (un rare manque de contrôle) pour permettre aux Huskies de scorer deux fois dès leur premier passage à la batte. Après 3BB, et avec 2 retraits, Smith était atteint par un lancer pour le 1er point, puis le roulant de Becquey perçait l’avant champ pour le 2ème point. \n_ Les sénartais n’allaient pas se laisser assommer par ce début difficile. Face à eux, José Rodriguez avait une mission simple : lancer 3 bonnes manches pour s’économiser avant la Coupe d’Europe et garder son équipe dans le match. Quatre frappeurs plus tard, Sénart avait détruit ce beau projet : de solides simples d’Hanvi, Soto, Betancourt (qui se transforme en machine à détruire le pitching rouennais depuis deux matches) et Martinez avaient rétabli la marque à 2-2. Avec un amorti sacrifice bien dépose par Paturel, un nouveau simple de Boucheron puis un roulant de Mayeux doublaient l’avantage des Templiers. Sénart rajoutait un 5ème point en 2ème manche pour faire bonne mesure, avec un simple d’Hanvi, un sacrifice de Soto puis un nouveau simple de Bétancourt. \n\n_ Bien que toujours un peu en délicatesse avec son point de relâchement, Jonathan Mottay pouvait souffler et s’appuyer sur sa défense pour faire le travail, avec un double-jeu en 2ème sur une frappe d’Héreaud après un simple de Combes. En 3ème manche, Rouen tentait de repartir à l’assaut en remplissant les buts sur des simples de Marche, Smith, un HP à Becquey.Un sacrifice-fly de Fessy apportait le seul point rouennais. \n_ Un ultime espoir pour Rouen survint en 5ème manche. Les BB hantaient de nouveau Mottay, qui cédait des passes gratuites à Marche, Becquey et Gleeson avec 2 retraits. Avec un déficit de 2 points, Rouen pouvait revenir dans le match d’un seul coup-sûr. Ramirez s’amenait au bâton, et Sénart faisait appel à Matthieu Brelle qui allait gagner cet important duel en forçant le rouennais à frapper un roulant inoffensif en 2ème base. Sénart contrôlait la fin de match en se donnant un point d’assurance en 7ème après une erreur coûteuse d’Héreaud sur une frappe de Bétancourt. Martinez frappait un simple productif, mais se blessait à la cuisse gauche sur le jeu. Rouen poussait encore en 9ème manche, avec un ultime RBI de Fessy, mais le score restait à 6-4, pour la première victoire de Sénart sur Rouen depuis leurs 6 derniers affrontements.\n\n\n{LA 96ME VICTOIRE DE KEINO PEREZ}\n\n\n_ Rodriguez et Ozanich utilisés pour le match 1, Keino Perez allait prendre le monticule pour le 2ème match, face à un des autres jeunes bras sénartais, Leonel Cespedes. Une nouvelle fois, les buts sur balles allaient hanter le pitching des Templiers. Combes et Marche en recevait chacun un, et Smith frappait un simple d’un point. Sénart allait encore une fois revenir immédiatement à la marque. BB à Hanvi, double de Soto au champ opposé puis long ballon sacrifice de Bétancourt. Perez, en difficulté, allait retirer Santos et Paturel. Le scénario de la partie était écrit : Sénart qui pousse, Perez qui ne panique pas et fait le travail. Ce fut le cas en 2ème manche. Simple de Boucheron, simple de Julien Brelle, coureurs en 1 et 3, aucun retrait. Mayeux est retiré sur 3 prises. Puis J.Brelle est pris en tentative de vol entre la 1 et la 2. Smith piège totalement Boucheron, en feintant un lancer vers la 1ère puis en se retournant et en lançant une prise en 3ème base. Le néo-calédonien s’était trop avancé, et est facilement retiré. Un K à T.Brelle met fin à la manche. En 3ème manche, Hanvi cogne un double dans la droite, suivi par un triple de Soto, dont le haut rebond lobe Oscar Combes. Un point marqué, coureur en 3, aucun retrait et le cÅ“ur du puissant line-up sénartais à la frappe. Pas de quoi paniquer Keino Perez. Un ballon au champ intérieur pour Bétancourt, un ballon au champ centre pour Santos (et un relai-laser d’Hagiwara pour couper court à toute tentative de scorer) et un roulant de Paturel en 2ème base, et la messe est dite. \n_ En 5ème manche Hanvi, décidemment insatiable, visite cette fois le champ gauche pour un triple. Coureur en 3, aucun retrait, le haut du line up qui arrive. L’air est connu : ballon en 2ème base d’Hanvi, puis deux ballons au champ centre de Bétancourt et Santos, pas de point marqué. En 7ème manche c’est après un retrait que Boucheron frappe un triple. J.Brelle reçoit un BB, puis Mayeux frappe un solide roulant. Ramirez en 3, réussit un très bel attrapé, lance en 2 à Smith pour le 1er retrait puis le double-jeu est complété sur un « bang-bang play » qui fera monter un peu la tension sur le corps arbitral. \n_ Alors que Sénart grillait une à une ses occasions de marquer, Rouen se montrait beaucoup plus réaliste. En 2ème manche, Becquey recevait un BB puis volait la 2. Avec 2 retraits et 2 prises, Oscar Combes, qui prend une place de plus en plus importante dans le line-up rouennais, frappait un double qui portait le score à 2-1. Rouen construisait parfaitement son 3ème point en 3ème manche : deux BB (l’ennemi juré du pitching sénartais) à Héreaud puis Marche. Un long ballon de Smith faisait avancer Héreaud en 3, puis Hagiwara cognait à son tour un long fly pour faire scorer son partenaire. Le BB venaient encore hanter le pitching sénartais en 4ème manche : après deux retraits rapides, Combes puis Ramirez travaillaient bien le compte et Héreaud frappait un simple d’un point. \n_ Le score était donc de 4-2 pour Rouen en 4ème manche, il l’était encore en 9ème, malgré, comme on l’a vu, les tentatives sénartaises. Tout était encore possible quand Leyva (entré au monticule en 5ème manche), remplissait les buts avec deux retraits et affrontait Hagiwara. Le champ-centre rouennais faisait monter le compte à 2-2. Une rapide frôlait le coin extérieur pour une troisième balle. Kenji Hagiwara n’a pas une saison simple à gérer. Très occupé par son travail dans la grande distribution, père de deux jeunes enfants, il ne peut pas s’entraîner comme il le voudrait. Le temps lui manque. Mais pas l’amour de son équipe et le talent. Dans sa jeune mais longue carrière, il en en vu des situations délicates, des moments où il faut être clutch. Alors, même si physiquement il n’est pas au top, il reste un winner et un très dangereux frappeur. Leyva allait l’apprendre à ses dépends quand son lancer repartait vers le champ droit. Un coup de canon qui passait en flèche au-dessus de la tête de Matthieu Brelle, qui n’avait d’autre chose à faire que de sprinter vers la clotûre pour chercher la balle. Pendant ce temps, les buts se vidaient et Hagiwara arrivait debout en 3ème base. Il croisait le marbre pour un point d’assurance sur un mauvais lancer. 8-2, le point cédé par Perez en 9ème était anecdotique. \n_ Keino Perez signait son 1ère complete-game de la saison et sa 96ème victoire sous le maillot rayé. Une nouvelle démonstration de l’art de lancer par le manager des Huskies. Quelques semaines plus tôt, au Challenge de France, il avait éteint le line-up sénartais dans une atmosphère de feria. Cette-fois ci, il a été bousculé, mais a trouvé à chaque fois la bonne solution, avec son complice Boris Marche derrière le marbre. Un nouveau récital de plus de 100 lancers, un nouveau don de lui pour son club. Beaucoup de commentateurs affirment que Rouen est moins fort que la saison passée. On leur propose de venir affronter Keino Perez une batte en main pour affiner leur jugement.\n\n{EN ROUTE VERS BARCELONE A PRESENT}\n\n_ Avec cette victoire, les Huskies auront un voyage plus agréable vers Barcelone. Ils se lèveront tôt lundi matin pour gagner Beauvais et repartir à la conquête de l’Europe. Pour la 7ème année consécutive, ils figurent parmi l’Elite du Vieux-Continent. En 2007, ce fut l’année des victoires sur San Marin et Rimini, et une improbable finale. En 2008, une nouvelle place en ½ finale, avec Perez qui bat Mainz sous la pluie et Kosow qui détruit le line-up belge. _ En 2009, la pluie italienne, le programme double du 1er avril et les improbables victoires contre Tenerife et Amsterdam. En 2010, une année compliquée, une dernière place, et un immense sursaut d’orgueil contre Solingen. En 2011, des défaites d’un rien contre Rotterdam et Parme, qui préfiguraient l’inoubliable chevauchée de 2012, cette course vers le final-four, ces deux succès contre Rotterdam et Regensburg qui ont écrit deux des plus belles pages de l’histoire du baseball français. En ne sait pas ce que donnera l’édition 2013. La Coupe d’Europe est dure, compliquée, exigeante. Mais les rouennais l’aiment et la connaissent. Ils savent ce qu’il faut faire pour la séduire. Et, quoiqu’il arrive, ils donneront leur meilleur pour être les dignes représentants de leur fédération et de tous les baseballeurs français qui, l’une comme les autres, seront certainement leurs premiers supporters.