D1: Premiers enseignements

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\n\nDimanche, c’est le choc du championnat de France de \ndivision 1 version 2013. Rouen accueille Sénart. \n_ Les Huskies n’ont pas affronté les Templiers depuis la \nfinale victorieuse de la saison dernière. \n_ Une confrontation en forme de test pour les deux équipes qui occupent déjà les premières places du classement. \n_ L’occasion de faire le point sur le championnat après déjà dix matchs joués. \n\nROUEN SEUL LEADER.\n\n_ Les rouennais ont repris leur place naturelle depuis une décennie, celle où il regarde les autres dans leur rétroviseur. Hormis un accroc contre Toulouse, avec une équipe très diminuée, Rouen n’a pas grand-chose à se reprocher depuis le début de saison, et fait le travail avec sérieux, comme l’entend son coach Keino Perez. Owen Ozanich monte en puissance et retrouve toutes ses sensations, Luis Rodriguez est là où on l’attendait, l’attaque produit à tous les postes, à l’image d’un Boris Marche en feu. Les rouennais devront digérer le départ de Maxime Lefevre, leur principal animateur offensif, et ajouter de la profondeur à leur monticule (quand les polistes et Alexandre Roy ne sont pas là) pour pouvoir repousser sereinement les assauts de la concurrence. \n\nSÉNART EST BIEN L’ADVERSAIRE NUMÉRO 1.\n_ Les Templiers ont attendus quelques semaines, mais ils ont ensuite frappé fort, avec la venue de stars cubaines (Betancourt et Leyva) et de Sneeder Santos, que les rouennais avaient déniché en leur temps pour jouer la Coupe d’Europe 2003. \n_ C’est donc une nouvelle ère qui s’ouvre à Sénart. Après celle des étrangers à contrat pro, celle des internationaux anglais, celle des anciens internationaux français, c’est sur une vague caribéennes que surfe Sénart pour tenter, enfin, de faire trébucher son rival rouennais. _ Mathieu Brelle est toujours aussi solide au monticule (0,82 de ERA pour les 5 premières journées), le duo Cespedes-Mottay, rescapé des pôles France, trouve ses marques dans le deuxième match, l’attaque a de quoi faire peur aux meilleurs lanceurs adverses, tout est en ordre de marche pour une saison de feu, d’autant plus qu’Andy Paz viendra compléter cet impressionnante Armada en fin de saison. \n_ A l’exception d’un arrêt-court de métier (le rôle est tenu par Frederic Hanvi), on ne voit guère de défauts dans la cuirasse de ces Templiers qui finiront bien un jour par toucher au but. \n\nMONTPELLIER SOLIDE.\n_ Surpris deux fois par les rouennais lors de la première journée, les Barracudas ont ensuite enclenché la vitesse supérieure, portés en attaque par un cÅ“ur d’alignement puissant (Shaw-Musson-Felices) et par un pitching toujours aussi efficace, à l’image du blanchissage des Templiers orchestré par le trio Meley – Garnier – Cros. Cette une formation très jeune qui récite le baseball agressif prôné par Jean-Michel Mayeur doit logiquement décrocher une place dans le top-4. \n_ Elle manque peut-être encore un peu de profondeur au bâton pour venir vraiment jouer les trouble-fête des deux gros bras de la saison.\n\nBEAUCAIRE SE BAGARRE\n_ La deuxième année est souvent la plus dure. Pour éviter ce vieux principe, les Chevaliers ont recruté intelligemment, mais ont montré leurs limites en s’inclinant deux fois contre Sénart et autant contre Montpellier. Le lanceur gaucher Gabriel Sandersius a montré de belles choses (32 K en 26 manches) mais n’a pas été suffisamment soutenu par une attaque qui reste le principal point faible de l’équipe coachée par Stéphane Lesfargues. \n\nTOULOUSE, LE TROUBLE-FÊTE ? \n_ Les toulousains ont battu Sénart et Rouen, ce qui n’est pas donné à tout le monde dans le championnat de France. Euri Garcia et Quentin Pourcel ont été à la manÅ“uvre de ces deux belles victoires obtenues par une équipe jeune qui ne manque pas de talent, mais peut-être de régularité, notamment en attaque. Les toulousains seront compliqués à jouer tous les dimanches, et auront leur mot à dire pour tenter de s’accrocher à la 4ème place, même si cela semble un peu sur la longueur. \n\nSAVIGNY, DUR DUR\n_ C’est un peu triste de voir cette immense équipe connaître une saison aussi compliquée. Difficile d’être toujours à 100% quand on joue toujours à l’extérieur, quand les moyens manquent, quand l’effectif n’est plus tout à fait ce qu’il était. Les Lions sont toujours capables de faire mal, comme face au PUC, mais n’ont plus vraiment toutes les armes pour lutter avec les meilleurs, même si le bâton de Peyrichou reste un des plus performants en France. On ne les voit pas accrocher une place dans le top-4, surtout en raison d’un monticule trop affaibli. \n\nLE PUC, DU RETARD À L’ALLUMAGE\n_ Un joueur ne fait pas une équipe, mais les pucistes semblent suivre le niveau au bâton de leur excellent catcher Mitch Abeita. Celui-ci a demarré la saison doucement, avec 1 en 19, et le PUC a lui aussi toussé au démarragé. Mais l’ancien porte-couleur des Yankees a signé un 5/5 (avec 4BB) contre Toulouse, et Paris a réussi son premier 2-0 de l’année. Comme Murrey semble revenir petit à \npetit à son meilleur niveau, le PUC peut voir l’avenir en rose. Les parisiens seront sans aucun doute dans le top-4. Et sur un match, avec leur puissance offensive, ils peuvent battre n’importe qui. \n\n\nLE PÔLE FRANCE ? PAS CONVAINCANT. \n_ Conçue dans la confusion, accouchée dans la douleur, l’expérience pôle France est-elle déjà mort-née ? Avec un 0-17 contre Beaucaire ou un 1-23 contre Rouen, on voit bien que quelque chose ne va pas. Il va être temps de se repencher sérieusement sur cette affaire, qui parait bien mal augurer d’un parcours tout en triomphes pendant le championnat d’Europe. En attendant, les clubs sont pénalisés, les jeunes manquent de repère, et le championnat n’y gagne pas en clarté. Bref, on pourrait mieux faire.\n\n\n