Coupe d’Europe: Ozanich sur un nuage

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\n\n\nLes Huskies ont conservé la place de la France dans le groupe A (Top 12 europen) en dominant belges et russes ce week-end à Rouen. Un homme a émergé de cette domination rouennaise, Owen Ozanich. Contre le belges, le N°23 était titularisé au champ gauche. Il permettait à son équipe de débloquer les compteurs dès la 2ème manche, avec un coureur en 3 et deux retraits, quand il frappait une flèche au champ centre bonne pour un point. En 4ème manche, c’est encore lui qui permettait aux rouennais de doubler leur avance, dans la même situation de coureur en 3 et deux retraits, une nouvelle line-drive productive faisait passer le score à 2-0. A son 3ème passage en 6ème manche, il soutirait un but sur balle. Puis pour son 4ème tour à la frappe, il faisait marquer le 6ème point rouennais sur un ballon sacrifice avec Luc Piquet posté en 3. Bilan 2/2, 3 RBI, 1BB, une fiche parfaite. Et ce n’est pas tout, puisqu’il s’est aussi illustré en défense. En 8ème il sauvait deux points en captant en pleine course et en extension une solide line-drive de Ribbens.\n\n\n

{Le N°23 Owen Ozanich a fait mal à Anvers et à Moscou, que ce soit à la frappe ou sur le monticule (Crédits photos Manon Rolland)}
\n\n_ C’était déjà bien, le lendemain ce fut encore meilleur. Owen était appelé au monticule, et il allait faire passer un très sale moment à l’attaque russe. Un match complet d’un seul coup-sûr, avec 13K et un hit by pitch, et seulement 107 lancers. \n_ Owen retirait dans l’ordre les 12 premiers frappeurs à lui faire face, sans jamais avoir été inquiété. Le match parfait s’évanouissait avec le premier frappeur de la 5ème manche, Nikolaï Lobanov, qui était atteint par un lancer sur un compte de 2-2. Sans doute un peu déconcentré, Ozanich cédait un simple au frappeur suivant, Toropov. Puis il remettait la machine en route avec un double jeu, puis en retirant les 13 autres frappeurs dans l’ordre. \n_ Les Huskies auraient pu jouer sans champ extérieur, puisque tous les retraits ont été effectués soit sur des strike-outs, soit sur des roulants ou des ballons dans l’infield. Ce « master » d’Ozanich prend place parmi les 2 ou 3 plus belles performances réalisées par un lanceur des Huskies.\n\n\n\n_ En dehors de leur joueur vedette, les rouennais ont mis un peu de temps avant de prendre la mesure de Bourgerhout, soutenu par des supporters en pleine forme qui ont remporté de belle manière la bataille des tribunes. Si Rouen se détachait en début de match, ce ne fut pas sans se retrouver plusieurs fois avec des situations difficiles à gérer. Manquant un peu de contrôle, et guère aidé par un arbitre à la zone minuscule, Yoann Vaugelade se sortait de trois premières manches compliquées sans donner de point. Les Huskies pensaient s’être mis à l’abri en 5ème grâce à la vitesse de Maxime Lefevre (marquant de la 2ème base sur un roulant au champ intérieur) et quelques errements défensifs des belges. Mais les Squirrels allaient démontrer qu’ils n’étaient pas prêts à lâcher prise. Après deux retraits rapides en 6ème manche, Vaugelade remplissait les coussins. Perez était appelé en relève, mais ne pouvait faire autrement que de concéder trois points sur deux hits et un BB. 4-3, tout était à refaire.\n\n_ Les Huskies faisaient alors preuve de leur coutumier sang froid dans ce genre d’occasion pour reprendre un peu d’air en marquant deux fois grâce à des hits de Combes, Piquet et Goniot. Puis ils se mirent définitivement à l’abri en 8è et surtout 9è manche pour un succès 11-5 un peu plus large que le rendu de la physionomie du match.\n\n_ Contre les russes, la victoire fut l’affaire d’une seule manche, la 3ème. 12 frappeurs défilèrent à la plaque pour une poussée de 7 points qui enleva tout suspens à la rencontre. 6 hits, dont des doubles de Lefevre et Bert, 2 BB, une erreur au passage, les rouennais ont secoué violemment le jeune lanceur russe Lobanov. Celui-ci repris le controle des opérations par la suite, ne cédant que 3 hits pour finir, mais la différence était faite.\n\n_ Rouen retrouvera donc la Coupe d’Europe A en juin prochain. La destination sera connue avant la fin de l’année. \n\n\n\n\nDans l’autre groupe, Sénart termine 3me et dernier. Ce sont les Ukrainiens qui décrochent le billet pour le groupe A en 2014. Les Templiers joueront en groupe B.