A la rencontre de … Boris Marche

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_ C’est l’un des joueurs les plus titrés de l’Histoire du baseball français. \n_ Aux dix titres de champion de France gagnés avec les Huskies de Rouen, il faut ajouter celui acquis avec les Lions de Savigny en 2002 (il avait été prêté par Rouen, alors en N1)..\n_ Boris Marche, c’est aussi l’un des symboles de Rouen. Un joueur d’équipe, qui ne lâche rien. \n\n\n\n\n\n\n\n- Lance : droite \n- Frappe : droite \n- Taille : 1m80 (5’11″) \n- Poids : 90 kg (198 lbs) \n- Date de naissance : 22 mai 1981 (age 32) \n- Lieu de naissance : Tassin, France \n- Université : Oxnard College (USA) \n- Clubs en carrière : Rouen, Savigny (prêt une saison), Rouen \n- Equipe de France \n- Rouen depuis : 1998 \n\n{« \nCOMMENT JE ME DÉFINIS ? COMME UN JOUEUR TRAVAILLEUR, D’EXPÉRIENCE, QUI FAIT PASSER L’ÉQUIPE EN PRIORITÉ. J’ESSAIE D’AVOIR TOUJOURS UNE BONNE ATTITUDE ET DE MONTRER L’EXEMPLE, AUSSI BIEN EN MATCH QU’À L’ENTRAINEMENT.»}\n\n\n\nPeux tu te présenter ?\n_ Je m’appelle Boris Marche, j’ai 32 ans et je suis originaire de Lyon.\n\n_ Comment as tu découvert le baseball ?\n_ J’ai découvert le baseball grâce à mon frère avec lequel je jouais dans le terrain juste derrière chez moi, j’avais 11 ans.\n\n_ Qu’est ce qui t’a plu ?\n_ Un mélange de plusieurs choses. La nouveauté au départ et le fait de faire un sport original. Ensuite plus je découvrais le jeu et ses subtilités, plus je me passionnais. \n\n_ Tu te souviens de tes débuts ?\n_ Oui, bien sûr, j’ai débuté dans un petit club en banlieue lyonnaise sur un terrain de foot où nous installions des bases avant chaque pratique. J’ai eu la chance d’avoir des entraineurs passionnés et bénévoles dès le départ que je tiens d’ailleurs à remercier parce qu’ils m’ont transmis l’amour de ce jeu.\nQu’est ce que tu dirais à un enfant qui a envie de découvrir le baseball ?\nQu’il n’hésite pas une seconde, ce sport est vraiment passionnant.\n_ Tout le monde a sa chance que l’on soit petit ou grand, mince ou plus costaud.\n_ Ce jeu est très ludique, passionnant et c’est une vraie école de vie qui nous apprend à gérer les échecs comme les meilleurs moments.\n\n_ Tu es allé aux Etats Unis en collège. Quels souvenirs en gardes-tu ?\n_ Un excellent souvenir. C’est là-bas qu’on se rend compte comment le baseball doit être joué en terme d’intensité, il ya tellement de bons joueurs!!! Les entrainements sont durs et la pression sur les joueurs est importante. Ce fut une bonne expérience sportive et humaine. C’est hyper enrichissant de voir un autre pays, surtout à un âge ou l’on se construit.\n\n_ Tu conseilles aux jeunes de vivre ce genre d’expérience ?\n_ Oui, qu’ils foncent et n’hésitent pas une seconde. C’est une vraie chance que nous avons.\n\n_ Comment te définis tu comme joueur ?\n_ Comme un joueur travailleur, d’expérience, qui fait passer l’équipe en priorité.\n_ J’essaie d’avoir toujours une bonne attitude et de montrer l’exemple quoi qu’il arrive aussi bien en match qu’à l’entrainement.\n\n\n{«PEU D’ÉQUIPES, TOUS SPORTS ET CHAMPIONNATS CONFONDUS, ARRIVENT À GAGNER AUTANT DE FOIS DES TITRES CONSÉCUTIFS »}\n\n\n_ Quels sont tes 3 meilleurs souvenirs avec les Huskies ?\n_ 1. Le premier, la coupe d’Europe à Rotterdam en 2012 (Rouen se qualifie pour le Final Four de Rome en battant notamment Rotterdam sur son terrain NDLR).\n_ 2. Le deuxième, celle à Rimini (Rouen se qualifie pour la fnale en battant Rimini, champion d’Europe en demi finale en 2007). \n_ 3. Le troisième, les titres de champions de France qui étaient tous différents.\n\n_ Quel a été l’adversaire le plus solide en France ?\n_ C’est difficile à dire, chaque équipe nous a donné à un moment du fil à retordre. Depuis 10 ans, je dirais de grandes équipes comme Senart, Savigny et Montpellier qui nous poussent et nous obligent sans cesse à hausser notre niveau de jeu. Je pense que ces rivalités sont importantes pour que notre championnat puisse s’améliorer et d’autres vont certainement continuer dans les années à venir.\n\n_ La domination rouennaise t’étonne ? Pourquoi ?\n_ Oui… car tout ça reste du sport et peu d’équipes, tous sports et championnats confondus, arrivent à gagner autant de fois des titres consécutifs. Ces titres n’ont pas toujours été faciles et beaucoup de finales se sont jouées à rien du tout.\n_ Et Non… car c’est mérité, il y a énormément de travail et de sacrifices derrière tout cela. \n_ Des dirigeants d’abord…Je respecte et j’admire l’énergie, la détermination et l’investissement dont ils font preuve.\n_ Des joueurs ensuite, qui ont sacrifié énormément de temps à l’entrainement dans les pôles ou à l’étranger.\nIls font énormément de sacrifices chaque année pour mener de front leur passion, leur vie professionnelle et familiale.\n_ Des différents coaches aussi, qui se sont succédés et qui ont su transmettre leur savoir.\n_ Des joueurs étrangers qui se sont parfaitement intégrés dans la famille huskies et qui nous ont enrichis sur le terrain et en dehors.\n_ Et enfin, toutes les autres personnes qui ont donné et qui donnent encore de leur personne pour le club.\n\n\n\n_ Quelle est l’arme secrète des Huskies ?\n_ L’arme secrète des Huskies… La confiance développée au fil du temps, quand nous sommes au complet et que nous retrouvons vite l’alchimie et cette culture de la gagne qui nous caractérise dans les moments importants.\n\n_ Même en difficulté comme en finale en 2013 (Rouen était mené 2 victoires à une par Sénart), Rouen s‘en sort…\n_ Oui, c’est vrai, ça aurait pu basculer plusieurs fois dans l’autre sens et nous avons eu parfois de la réussite. Dans ces moments là, nous sommes de vrais « grinder » pour aller chercher un moyen de marquer des points et gagner. Nous essayons de garder toujours la même attitude, que nous soyons en avance dans le score comme lorsque nous tirons de derrière, et nous élevons notre niveau de jeu dans les moments importants.\n\n_ Comment vois tu l’avenir du baseball à Rouen ? \n_ Très bien, Rouen n’a pas fini d’être la capitale du baseball français. \n\n_ Tu as l’impression que le baseball se développe à Rouen ? \n\n_ Oui, il se développe bien sûr, nous avons des collectivités locales qui nous font confiance depuis des années et grâce auxquelles nous contribuons à faire rayonner notre ville en Europe et dans le Monde.\n_ Localement, de plus en plus de gens nous connaissent et s’intéressent à nos résultats, les Rouennais se déplacent de plus en plus aux matchs et cet engouement va encore augmenter, j’en suis sûr.\nGrâce aussi à nos sponsors, qui choisissent de nous faire confiance et nous soutenir. Vous avez fait le bon choix et j’espère que d’autres encore vont suivre.\n_ Nos infrastructures se développent, les nouveaux tunnels de frappe vont être un véritable outil pour faire grandir notre sport.\nLe club devient un véritable club formateur années après années, et nos jeunes progressent. \n_ Nous avons la chance d’avoir un pôle France de haut niveau où sont formés beaucoup de jeunes de toute la France pour alimenter les équipes nationales et plus encore, certains décrochent des contrats professionnel ou vont jouer en université aux Etats-Unis. Le travail et le professionnalisme de ses encadrants contribuent au développement du baseball en France.\n\n_ En 2014, quels sont tes objectifs avec Rouen ? Avec les Bleus ?\n_ Avec Rouen, gagner le championnat de France. En coupe d’Europe avec un bon recrutement, du travail et l’équipe au complet, je suis convaincu que nous pouvons retourner dans le top 4 européen.\n_ Avec les bleus, je pense que revenir dans le top 4 serait un bon objectif.\n\n_ Tu es Kiné, jeune papa..Pas facile de conjuguer vie perso, vie professionnelle et baseball de haut niveau ?\n_ Effectivement, les journées sont très longues. J’ai la chance d’avoir un entourage familial et professionnel qui me soutient, c’est une chance, car une carrière ne dure pas éternellement.\n \n\n\n_ L’arrivée d’Eric Gagné (l’ex star de la MLB est le nouveau manager des Bleus), tu en penses quoi ?\n_ C’est une excellente chose pour nous, Eric est un joueur avec une carrière impressionnante et une approche professionnelle du baseball. \n_ Il a énormément d’expérience, beaucoup de connaissances dans le baseball professionnel, ce qui nous a permis d’ailleurs de faire le stage en Floride en octobre. Un joueur, avec un vécu et une carrière comme la sienne, a un impact sur les joueurs de par sa présence et sa connaissance du jeu.\n\n_ Les Bleus ont les moyens de viser haut ?\n_ Oui, nous avons une équipe intéressante, un nouveau staff, des pros et des joueurs du championnat d’expérience qui ont tous joué aux USA en collège ou dans le baseball professionnel. Je crois que c’est une des première fois que c’est le cas. \n_ Maintenant il faut se mettre au travail car sans travail, le talent a ses limites. On peut faire confiance au groupe, chacun va se préparer au maximum pour cette échéance.\n\n \n_ Quand tu auras terminé ta carrière de joueur, te vois tu encore dans le baseball ? Dans quel rôle ?\n_ J’aimerai rendre au jeu tout ce qu’il m’a apporté..Donc oui, je penses, mais pour l’instant je ne sais pas encore comment, j’aurais le temps d’y repenser à ce moment là!\n\n_ Merci Boris et bonne saison !\n\n\n«Boris a été nommé capitaine des Huskies lors du départ de Yann Monnet fin 2006. \nEt ce n’est pas un hasard car Boris mérite ce statut.\nC’est unanime. \nIl assume parfaitement ce rôle, avec force, solidité, confiance et professionnalisme. \nC’est en permanence un frappeur dangereux et c’est le meilleur receveur en France. \nC’est aussi certainement le joueur amateur le plus sérieux que je connaisse. \nIl est rigoureux, exigeant, se remet toujours en cause, travaille fort… \nA toutes ces qualités, on ne peut pas ne pas ajouter la qualité de ses relations avec chaque joueur de l’équipe. \nIl est toujours très respectueux avec chacun, tout le monde l’apprécie et c’est lémi de tous. C’est notre « Captain Bobo » 🙂