Rouen remporte un 12me titre de champion de France

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CHAMPIONS bleu

12me titre de champion de France en 14 ans !

\r\n\r\n« Insatiables », titrait le quotidien Paris-Normandie sur toute sa Une samedi matin. Des qualificatifs du même, il en vient beaucoup à l’esprit après ce nouveau week-end de sacre. « Impitoyables », « Intraitables », « Inimitables », « Imbattables », « Incroyables ». Mais celui qui s’impose le plus, c’est peut-être Inexorable. Inexorable, tant les Huskies ont avancé, tout au long des matches 3 et 4, en donnant au public la certitude que rien ne pouvait leur arriver. Ils n’ont jamais vraiment tremblé, et quand ils ont été mis en difficulté, ils ont simplement sorti le bon jeu au bon moment. La sensation, et ce n’est pas la première fois dans une finale, était que rien ne pouvait vraiment leur arriver de grave. Maîtriser son sujet à ce point-là, cela ne s’improvise pas. C’est le fruit de l’histoire et de très nombreux combats gagnés et d’un travail constant, permanent, à tous les échelons du club, qui tend partout et toujours vers l’excellence.\r\n\r\n
1-JOIE

Les Huskies de Rouen

\r\n\r\nQuand tout le monde, à tous les étages des Huskies, pousser pour aller plus loin, plus haut, l’équipe de D1, qui est le représentant le plus prestigieux du club, ne peut rien faire d’autre que, elle aussi, d’être à son meilleur quand il le faut.\r\n\r\n
2-YOANN

Yoann Vaugelade a réussi une relève parfaite

\r\n\r\nCoups de grâce\r\nCe fut donc le cas ce week-end. Les hommes de Keino Perez n’avaient pas tout à fait rendu une copie parfaite à Sénart. La force des grandes équipes est de ne pas se mortifier de ses erreurs, mais tout faire pour les corriger. Il fallait ainsi dominer l’agressivité des Templiers sur les sentiers : aucune base volée contre Rouen samedi et dimanche. Il fallait anéantir la menace Masonia : un seul point produit, sur un ballon sacrifice. Il fallait prendre la mesure de MacNabb : il n’a lancé que 6 manches. Il fallait retrouver l’efficacité dans le haut du line-up. : tous les frappeurs concernés ont, à un moment ou un autre, contribué à creuser l’écart. Il fallait retrouver la précision au monticule : quel meilleur exemple que cette tonitruante relève de Vaugelade avec les buts remplis dans le match 3. Strike out et roulant, merci, au-revoir.\r\nBref, les Huskies ont parfaitement récité leur partition. Sénart n’a mené que le temps d’une demi-manche, la première, samedi. Les Templiers ne savaient pas que c’était leur dernier moment de joie du week-end. Le reste du temps, ils ont petit à petit plié sportivement et psychologiquement. C’était flagrant dans le match 4, même alors que le score n’était que de 2-0 après 3 manches, on ne voyait pas dans l’attitude, dans le langage corporel des sénartais qu’ils étaient en mesure de renverser la table. Les Huskies avaient mis leur grosse patte sur le match, et rien ni personne ne pouvait changer le cours des choses. Le score est monté petit à petit. Ce n’était pas une démonstration flamboyante, mais plutôt un étouffement lent et inexorable (on vous le dit, c’est le mot qui convient le plus) de l’équipe adverse. Une pression continue et une succession de petits coups de grâce.\r\n\r\n
5-MAX

Maxime Lefevre

\r\n\r\nDans ce succès, le rôle de Keino Perez et de son coaching staff se doit d’être souligné. Ils ont su faire les bons choix au bon moment, par exemple en modifiant le line-up, ce qui n’est jamais simple, les baseballeurs étant des êtres d’habitudes. En faisant confiance à leurs joueurs, aussi. Par exemple au poste de catcher. Dylan Gleeson avait un peu souffert dans le match 2. Laissé au repos dans le match 3, il fut de nouveau appelé derrière le marbre dans le match 4, où il fut parfait dans tous les domaines. Keino n’a pas hésité non plus à réinsérer deux joueurs qui, pour des raisons diverses, n’avaient pas joué depuis au moins deux mois, Maxime Lefevre et Kenji Hagiwara, en 3ème et 1ère base. Ce fut, comme par hasard, avec un double-je 5-3 (et quel jeu de Maxime !) que se termina la finale 2016. Et puis il fallait oser donner la balle à Yohan Vaugelade avec les buts remplis dans le match 3, pour affronter Lemestre, un des frappeurs sénartais les plus efficaces.\r\n\r\n
7-XAVIER

Xavier Rolland, le Président des Huskies, arrosé par ses joueurs !

\r\n\r\nPenser 2017\r\nPerez, Fages et Marche se complètent à la perfection, ils savent exactement comment utiliser au mieux les ressources de leurs joueurs, et aussi comment s’immiscer dans les défauts de la cuirasse adverse, comment appuyer là où cela fait mal, comment dicter stratégiquement le tempo d’un match. Ils ont les joueurs pour le faire, à l’image d’un Oscar Combes clôturant ce qui est sans doute la meilleure saison de son histoire par un titre de MVP de la finale, un pur produit de la formation à la rouennaise qui se hisse à son tour au plus haut niveau.\r\nSi les Huskies ont su rendre cette finale facile, tout ne faut pas rose cette saison. Le départ d’un américain après 2 journées, celui, plus tragique (et qui souda peut-être encore plus l’esprit d’équipe) de Jonathan Jaspe au chevet de sa mère. Le vénézuélien avait été le frappeur rouennais le plus efficace contre Sénart cette saison, avec 8 RBI. C’était un lourd handicap que d’être privé de cet atout. Les Huskies ont su faire face. Il y eu des blessures, des absences, des moments de lassitude et de fatigue, comme toujours tout au long d’une saison. Mais le triomphe final fait oublier tout cela.\r\nDéjà, une fois le président Xavier Rolland séché de la douche que lui ont fait prendre les joueurs après le titre (par 25°, c’est supportable !), les Huskies se sont tournés vers 2017. Préparer une nouvelle saison, construire une équipe, chercher à améliorer ce qui peut l’être sur et en dehors du terrain. Le plaisir de la victoire laisse vite la place à l’infernal rythme de la gestion d’un club.\r\n\r\n
3-OWEN

Owen Ozanich

\r\n\r\nC’est donc encore une saison pour l’histoire qui vient de se terminer. Il restera à déterminer à quel rang se place-t-elle dans la longue série des années victorieuses. Elle devrait être assez haut placée. L’équipe de Rouen avait trois compétitions à jouer (Championnat, Challenge, Coupe CEB), elle les as toutes les trois remportées. Elle va retrouver cette Coupe d’Europe A qu’elle aime tant. Tiens, comme il y a 10 ans. En 2006, les Huskies avaient fait remonter la France dans le groupe A. En 2007, ils se retrouvaient en finale de la Coupe d’Europe. Un anniversaire que les rouennais sont tout à fait en mesure de fêter de la même manière, d’ici quelques mois.\r\n\r\n
6-OSCAR

Oscar Combes, MVP de la finale