Recrutement, Rouen frappe fort

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13 octobre dernier. Sur le terrain de Montigny, les Huskies attendent la remise de leur nouveau trophée, leur 14ème titre de champion de France.  Mais avant, Didier Seminet, le Président de la Fédération française de baseball, remet les trophées individuels. Meilleur joueur de la saison 2018 ? Ariel Soriano, le puissant troisième but des Boucaniers de la Rochelle. Les Rouennais ne le savent pas encore, mais il s’agit de leur futur coéquipier. Ariel Soriano rejoint en effet la meute et keno Perez le manager rouennais se frotte les mains. « C’est un très bon joueur, toujours très intense dans ce qu’il fait. J’aime son professionnalisme. Sur le terrain, on voit qu’il s’amuse, il ne subit pas la pression ».

Pour sa première saison en France, Ariel a frappé pour ue moyenne de .411 avec 37 hits dont 5 homeruns (16 RBI). Dylan Gleeson, le receveur des Huskies, est soulagé de ne plus avoir à catcher contre lui. « Je suis bien content de ne plus avoir a appeler de séquences de lancer contre ce gars-là. C’est un casse-tête, il sait s’adapter à toutes sortes de lancers ».

« Moi, je voulais venir à Rouen. J’aime le professionnalisme de ce club et l’état d’esprit qui règne dans l’équipe. C’est une équipe gagnante. Les Huskies sont ce qui se fait de mieux dans le baseball français »

Le néo rouennais à découvert le baseball dès 5 ans, dans son pays, la République dominicaine. Originaire de la Romana, à l’est de l’ile, Ariel grandit dans un milieu modeste. « Je n’avais pas d’argent pour prendre le bus pour aller à l’entrainement ou aux matchs. J’y allais à pied. C’était mon rêve de devenir joueur de baseball professionnel ».  Sur une ile où plus d’un tiers de la population vit sous le seuil de la pauvreté, le baseball est en effet un formidable ascenseur social. « On joue partout chez moi, dans la rue.. C’est le sport le plus populaire ». Les recruteurs des puissants clubs américains écument d’ailleurs l’ile à la recherche des futurs talents. « Les clubs américains ont commencé à me suivre dès que j’ai eu 15 ans.  A 17 ans, les Rays de Tampa Bay m’ont proposé un contrat. » Direction la Floride et les ligues mineures. Il reçoit le trophée de meilleur jeune à 18 ans.  Il dispute 6 saisons, joue 302 matchs (.258, 16HR). Pourtant, à 23 ans, les Rays ne lui proposent pas de prolongation de contrat. Pas de joueur en tout cas. Le club lui offre l’opportunité de devenir entraineur des frappeurs ! « Je voulais continuer à jouer, mais il y avait un contrat de deux ans à la clé. J’ai accepté  car je venais d’avoir mon premier garçon.» Ariel a en effet rencontré Claudia, une Française originaire de Saint Martin. « On a décidé de venir en France après l’ouragan Irma qui a ravagé St Martin. On voulait commencer une nouvelle vie. On est arrivé à Toulouse. Je ne savais pas qu’il y avait du baseball ici ». La Rochelle le contacte, la petite famille pose donc ses valises sur la façade atlantique.  Mais ses performances ne sont pas passées inaperçues. Il a ainsi intégré l’équipe de France lors de la tournée en Afrique du sud en octobre dernier. Et Ariel n’a pas manqué de sollicitations. En France. En Allemagne. «Mais moi, je voulais venir à Rouen. J’aime le professionnalisme de ce club et l’état d’esprit qui règne dans l’équipe. C’est une équipe gagnante. Les Huskies sont ce qui se fait de mieux dans le baseball français ».

Avec Ariel Soriano (5HR) associé à Bastien Dagneau (7HR, leader) et David Gauthier (3HR) notamment, l’attaque de Rouen alignera trois des quatre plus gros frappeurs de homeruns de la saison passée.

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