Qui sera champion 2016 ? Verdict dimanche !

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Revenir des matches allers d’une finale avec une victoire en poche, et donc conserver l’avantage du terrain, c’est toujours très bon à prendre. Les Huskies ont donc fait ce qu’on attendait d’eux à Sénart, et sont en ballotage favorable à l’heure de faire la différence sur le terrain Pierre-Rolland, ce qu’ils ont su réaliser année après année. Voir une équipe s’imposer deux fois sur trois dans l’antre des Huskies reste encore au niveau du baseball fiction, et les Huskies ont toutes les raisons d’afficher confiance et sérénité à l’heure du dernier affrontement.\r\nBien sûr, Rouen pourrait avoir deux victoires d’avance. Après tout, les Huskies menaient en 9ème manche du dernier affrontement, à trois retraits de faire très mal aux sénartais. Mais d’un autre côté, ils auraient tout aussi bien pu perdre le premier match, car en extra-inning à l’extérieur, la roulette russe du tie-break tourne plus facilement en faveur de l’équipe à domicile. Donc, finalement, un partout, c’est très bien.\r\nIl n’en reste pas moins vrai que Rouen n’a pas tout à fait montré son meilleur profil pendant ce week-end, et que quelques défauts sont à corriger pour pouvoir peindre le chiffre « 2016 » sur le wall of fame du palmarès rouennais.\r\n\r\n

Oscar-Combes

Oscar Combes

\r\n\r\nRetrouver la précision. S’il est un signe que la machine rouennaise ne tournait pas parfaitement rond, ce sont bien les 4 buts sur balles lancés par Owen Ozanich. L’as rouennais a bien sûr était totalement dominant tout au long de sa présence sur le monticule, mais ces « BB » ne lui ressemblent pas, lui qui n’en lance qu’en moyenne à peine plus d’un par match (par exemple, 5 tout au long de la saison régulière 2013,11 en 2014, 7 en 2015, 9 cette saison). Il n’a pas été le seul à être hanté par les BB. Le closer Anthony Piquet a commencé ses deux apparitions par une passe gratuite, qui a coûté cher à chaque fois. Autant ne pas faciliter la tâche des frappeurs adverses.\r\nRetrouver l’efficacité. Les Huskies ont frappé collectivement pour .219 avec des coureurs en position de marquer, c’est notoirement insuffisant. Ils avaient dépassé les .370 en saison régulière. Les Huskies ont mis du monde sur les sentiers, soit en frappant, soit en profitant des erreurs adverses, mais n’ont jamais su enfoncer le clou et se mettre à l’abri. Le cœur de l’alignement (4è,5è, 6è frappeur) rouennais frappe pour .125 (3 en 24) avec 2 RBI. On descend à 4 en 34 (.118) si on ajoute le 3ème frappeur. Il est bien sûr indispensable que les gros bâtons rouennais retrouvent toute leur force de frappe.\r\nRetrouver la sérénité. Les Huskies n’ont commis que 3 erreurs dans les 2 matches, mais 2 d’entre elles ont conduit directement à deux points marqués par l’adversaire, comme si elles pesaient lourd dans les têtes. Et en fin de match 2, entre mauvais lancers, erreurs et balles passées, on a senti comme une surchauffe dans les bras et les esprits rouennais au moment de conclure. Rouen est connu pour sa capacité à affronter sereinement les situations chaudes, c’est ce qu’il faudra montrer ce week-end, car elles se présenteront surement.\r\nRetrouver le contrôle. Celui des points forts adverses, à commencer par Nick Masonia qui a fait très mal aux rouennais tout au long du week-end. Dans les 5 matches précédents, l’américain avait frappé pour .312 avec 4 RBI. Il tourne à .333 et 6 RBI dans cette finale. Le pitching rouennais doit éteindre ce danger, et celui représenté par Pierrick Lemestre, puisque les 2 hommes ont frappé 7 des 15 hits sénartais. Les Huskies doivent aussi contrôler le running game de Sénart : dans le match 1, une seule réussite en 3 tentatives pour les Templiers, et la victoire pour Rouen, dans le match 2, 3 vols sur 3 pour Sénart, et la victoire pour Sénart.\r\n\r\n
Nick-Masonia

Nick Masonia

\r\n\r\nRetrouver les bonnes vieilles habitudes. On a un peu insisté sur ce qui n’a pas parfaitement fonctionné pendant le premier week-end. Mais, au bout du compte, tout ne s’est pas si mal passé, et Rouen est là où il voulait être, chez lui, devant son public, pour conclure, comme il l’a toujours fait en finale de championnat de France. Les Huskies vont pouvoir entonner un air qu’ils connaissent par cœur. Un mélange de décontraction et de concentration, une façon d’enfoncer l’adversaire et de ne pas le laisser espérer, une exécution des jeux de base complétée par quelques coups d’éclats individuels, un pitching dominant tant dans les starters que dans le bullpen, et ce sentiment que rien ne pas arriver à une équipe qui récite son baseball, et qui ne rêve que d’une chose, retrouver l’Europe, défier droit dans les yeux les italiens, les hollandais, les allemands, là où les rouennais sont à leur meilleur. Les Huskies n’ont rien à prouver, ils sont la meilleure équipe française du XXIème siècle, et de loin. Quoiqu’il arrive ce week-end, il le resteront.\r\n\r\n
keino-perez

Keino Perez

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