Perez – « Nouvelle saison, nouveaux visages, mais mêmes objectifs »

| Publié par | Catégories : Baseball, Clubs, Compétition, Équipes, Fédé et Ligue, Infos Générales

Keino, le dernier titre de champion, c’est déjà loin. L’un des plus durs ? 

Oui, cela aurait pu être l’une des plus faciles et finalement ce fut l’une des finales les plus indécises avec ce final dramatique (Rouen a gagné lors du 5me et dernier match et en prolongation). On le sait, une finale, c’est toujours particulier. Il faut jouer du bon baseball, amis il faut aussi gérer les émotions, garder son sang-froid, être opportuniste. Une finale peut basculer à tout moment. On n’est jamais loin de perdre ou de gagner. Les finales faciles, cela n’existe pas.

Place à 2018. Comment se présente la saison ? 

Nouvelle saison, nouveaux visages, mais mêmes objectifs. On a dans ce groupe tous les ingrédients pour gagner. Un bon staff de lanceurs, un groupe étoffé. La concurrence va être partout, en défense comme en attaque. Cela doit tirer le groupe vers le haut.

Satisfait du recrutement ? 

Oui, avec François (Colombier), on a analysé cet hiver nos besoins. On a beaucoup discuté. On a voulu apporter du sang neuf et rajeunir l’équipe.

Rouen n’aime pas trop généralement bouleverser son effectif. Pourquoi cette année, avez-vous voulu du sang neuf ? 

Dans un collectif, il y a des moments où un groupe besoin de vivre ensemble, de grandir ensemble. Et puis, il y a des périodes où l’on ressent un besoin de renouvellement. Je pense que c’était le cas, le bon timing. Vous le sentez quand vous connaissez bien votre équipe. Et puis, on pense à l’avenir. Il est capital de préparer la relève, d’insérer nos espoirs dans l’équipe.

Il y a aussi des jeunes qui poussent ? 

Oui. Il y a une génération dorée qui arrive. Certains ont été champions de France 12U. Ils travaillent dur, s’entraînent fort, au club, au Pôle espoir, à l’Académie… Evidement, les jeunes ne sont pas encore au niveau de la Coupe d’Europe. Mais il faut leur faire confiance. Ils auront du temps de jeu, participeront à des matchs importants comme ce fut le cas pour certains la saison passée. Cela à toujours été la politique du club.

Je veux que Rouen dépasse les 22 titres de champions de France du PUC (Paris Université club)

Quels sont vos objectifs ? 

Gagner, gagner et gagner.

Quand on a déjà gagné 13 titres, un 14me c’est toujours aussi important ?

Quelle question ! Bien sûr ! On est jamais satisfait. Jamais rassasié. Gagner une fois ? Ce n’est pas à la hauteur des ambitions de Rouen. Nous avons été champions de France 13 fois ces 15 dernières années. Et vous croyez qu’on n’a plus faim ? Moi, j’ai dans mon viseur le record de Paris (22 titres entre 1955 et 2000). Je veux que Rouen dépasse les 22 titres de champions de France du PUC (Paris Université club).

Le projet avec une équipe jeunes en division 2 cela vous plait ? 

On sait que nous sommes le club le mieux structuré en France. Mais cela ne veut pas dire qu’on est parfait. Les équipes pros s’occupent autant de leurs filières (Minor league) que de leur équipe élite (MB). C’est évidemment notre modèle. On veut faire la même chose. Nous allons lancer cette équipe avec nos jeunes en division 2, encadrée par quelques vétérans. Cela ne va pas être facile car le niveau est bon en Division 2. Mais ce sera formateur.Ce sera une excellente formation pour passer ensuite en Division 1. Je fais 100% confiance à Sébastien Duchossoy (manager de la réserve) et à son staff pour former les futurs champions de notre club.

Comment allez-vous travailler avec la Division 2 et le staff ? 

On a une vision des choses très claire. Nous savons où nous voulons aller et comment. Et d’abord, enseigner nos valeurs. Professionnalisme, exigence, respect, valeurs du club.. Cela doit être enseigné très tôt à nos athlètes. Nous devons partager ce même ADN. Ensuite, une fois ces valeurs partagées, quand nos jeunes seront sollicités en Division 1, ils seront prêts pour se concentrer sur leurs performances.

A Rouen, tout le monde rêve de la Coupe d’Europe. Vous aussi ? 

Clairement. Remporter la Coupe d’Europe, c’est notre rêve. On ne participe pas juste pour acquérir de l’expérience. Nous sommes déjà allés très loin dans cette compétition (Finale en 2007, demi finale en 2008, Final 4 en 2012…). Il ne nous manque pas grand-chose. Alors oui, le rêve est là. On est conscient du défi mais on y croit.

Rouen peut gagner la Coupe d’Europe ?

Difficile à dire dans à ce moment de l’année. Mais notre groupe est très complet. Des lanceurs, une défense et une attaque solides… la cohésion de groupe, c’est déterminant dans notre sport. Après, il faut répondre présent le jour de la compétition, il faut bien gérer la semaine de compétition, tout le monde doit être à 120%, il faut un peu de chance, être opportunistes… Beaucoup de paramètres impossible à planifier.

Aucun club hors Italie ou Pays-Bas ne l’a fait…

Il aura un un jour. Un club allemand, tchèque.. Ou Rouen. On est à pour changer les choses. On est passés tout près en 2007 (défaite 3/1 en finale à San Marino). Il ne faut jamais lâcher.

Comment la gagner ? 

Plusieurs choses. Avoir l’effectif pour. On l’aura. Le mental. On l’aura. Des arbitres neutres. On verra. La seule chose qu’on demande, c’est un traitement équitable. La réussite ? On verra.