Paris-Normandie: Le club de baseball de Rouen les Huskies ouvre une section de sport adapté

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«Nous nous rendons depuis plusieurs années à l’Idefhi [Institut départemental de l’enfance, de la famille et du handicap pour l’insertion, NDLR] le Chant du loup pour animer des ateliers base-ball, nous avons eu envie d’aller plus loin pour le plus grand plaisir des enfants, en les accueillant au sein même du club, dont ils font maintenant partie intégrante », souligne Pierre-Yves Rolland, responsable des jeunes et figure emblématique du club avec son frère Xavier l’actuel président.\r\n\r\nDans le base-ball national, les Huskies rouennais sont une institution, trustant 11 titres de champion de France depuis 2003. Le club fondé en 1986, jeune trentenaire, compte aujourd’hui 200 licenciés dans toutes les catégories d’âge, du « baby base-ball » dès 4 ans jusqu’aux équipes seniors dont bien sûr l’équipe phare qui éclaire l’Hexagone depuis plus d’une décennie.\r\n\r\nUn quart de femmes\r\n\r\nOuvert au monde extérieur, depuis longtemps le club mène des actions périscolaires dans les écoles des Hauts de Rouen, des quartiers Grieu et Saint-Sever. C’est naturellement avec l’appui de la ville de Rouen que les Huskies se sont intéressés aux enfants victimes de déficience mentale. Suite à une demande des enfants qui adoraient les ateliers, le club a souhaité pérenniser l’ouverture de ses structures au stade Saint-Exupéry à vingt jeunes handicapés de 12 à 16 ans dont un quart de femmes. « Ils ont joué un match contre l’équipe fanion, puis fait signer des autographes. Ils sont ici chez eux. »\r\n\r\nTrois éducateurs de l’Idefhi encadrent les entraînements dont Sabine Plouviez qui a elle-même intégré le club : « Ils acquièrent le respect pour les autres et se valorisent, mais apportent beaucoup eux aussi aux autres enfants dans le vivre ensemble ».\r\n

Mickaël Cerda est leur coach dédié : « Les règles de notre sport sont adaptées à l’enfant, pas au handicap. On canalise leur énergie, les initie aux consignes collectives, et ça fonctionne puisqu’ils sont deux à avoir intégré les équipes régulières en compétition ». Et ça rigole dans le gymnase lorsque l’entraînement se clôture par une balle au prisonnier.