Les Huskies retirent le numéro 13

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Quelques minutes avant le début de la finale de la CEB Cup, une cérémonie surprise a été proposée au public. C’est une tradition dans le baseball. Les grands joueurs  qui ont marqué un club st honoré par le retrait de leur numéro, qui est affiché au stade. Après le numéro 21 (Robin Roy), le 11 (Yann Monnet) et le 31 (Syvain Virey), les Huskies ont décidé de geler le 13, celui de Boris Marche. Cel veut dire qu’aucun joueur ne pourra désormais porter ce numéro à Rouen, en Elite. Le panneau installé dans le champ centre a été dévoilé en présence de deux des trois joueurs précédemment célébré. A savoir Robin Roy et Sylvain Virey.\r\n\r\n

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Trois légendes des Huskies. Sylvain Virey (N°31), Boris Marche (N°13) et Robin Roy (N°21)

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Boris Marche, Lia sa fille, et son numéro 13

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Robin Roy (N°21), Yann Monnet (N°11) et Sylvain Virey (N°31)

\r\n\r\n »Un souvenir avec Boris ? Difficile d’en choisir un. Les titres gagnés ensemble bien sûr mais, avant tout, les milliers de petits moments partagés. Boris est un grand joueur de baseball mais avant tout Boris est un ‘great guy’. Cela fait un long moment que je ne l’ai pas vu mais il demeure toujours pour moi un vrai ami. Et n’oublions pas son fameux rire!\r\nBoris, c’est un joueur de grand talent et très régulier, que ce soit offensivement ou défensivement. Avec Boris, il n’y avait jamais de grands hauts ou bas, il gardait son calme et répondait toujours présent. J’adorais jouer avec lui, il était très intelligent derrière le marbre et son approche à la batte était impressionnante, un beau frappeur de line drives. Tout simplement c’était Mister Consistent! Même sans son talent de leader, Boris aurait était une référence, rajoutons le fait que ce soit un grand meneur d’homme (le meilleur des capitaines des Huskies) et le résultat est simple: le plus grand des joueurs de l’histoire des Huskies avec un certain Monsieur Roy. C’est marrant, quand je jouais on appelait Boris “Moochie” parce qu’il avait tendance à ‘emprunter’ beaucoup de choses à ses coéquipiers – mais la réalité est qu’aucun joueur n’a autant donné au club. Boris m’a apporté des victoires, des rigolades, de la sagesse, de l’amitié. Tout compte fait, quelques gants de batting ou t-shirt ‘perdus’ et qui sont mystérieusement apparus dans le sac de Boris furent un faible prix à payer pour tout de qu’il m’a donné en retour.  C’est une page qui se tourne pour Rouen et le baseball francais: on n’en fait pas deux comme Boris! Son départ des terrains va laisser un vide. On ne peut qu’admirer le joueur et l’homme: un grand champion (11 titres de champion de France avec Rouen, 1 avec Savigny!!!), un leader, un joueur polyvalent et de grand talent, une vraie référence. Merci Boris pour tout ce que tu as apporté aux Huskies sur le terrain et en dehors. Tu peux être très fier de ta carrière et prends ta retraite en sachant que tu as marqué l’histoire du baseball français et de son plus grand club. » N°11, Yan Monnet, ancien Premier but et ancien capitaine des Huskies (1999-2006)\r\n\r\nBoris c’est l’un des piliers de la 1ère année du Pôle en 1998. Il est entré grâce aux avis de Christian Blacher (ancien manager cadet à l’époque). Il avait été sélectionné en équipe de France cadet comme 20ème (et dernier) joueur de la sélection nationale ; il possédait quelques kilos en trop… Après un an passé au Pôle et 20 kilos en moins (!), il a été sélectionné à 16 ans en équipe de France senior pour décrocher la médaille de bronze (meilleure perf senior à ce jour !). Il ne l’a plus quitté jusqu’en 2015. Il était le plus bordélique des joueurs (sa chambre, son cartable, son sac de baseball ressemblaient tous à un souk). A cause de lui et pour ne pas avoir rangé ses affaires, il a fait subir des sanctions collectives à son binôme Fermin Neme (principe de solidarité avec son roommate !). C’était par contre un très bon élève, toujours respectueux de l’encadrement et volontaire à l’entrainement ; le genre de joueur qui refuse de sortir de la cage et à qui on ne peut refuser quelques lancers supplémentaires (même quand l’épaule du coach est déjà bien fatiguée…).\r\n\r\nAprès son passage au Pôle, Boris a été logiquement pris au Pôle France à l’Insep. Sans avoir des qualités hors norme (tout de même un excellent sens du jeu et de très bonnes mains), Boris a su s’imposer. Son sens du jeu et son talent naturel de coéquipier en ont fait également un ami de tous (il a été capitaine de toutes les équipes qu’il a connues, y compris en EF !). Boris c’est aussi l’un des premiers Français à avoir tenté l’expérience aux USA en université. Si ses performances sportives sont belles, ses qualités humaines sont encore plus grandes. Boris c’est quelqu’un qui rend au centuple ce qu’il peut recevoir des autres. Pour moi, Boris est un exemple pour tous les joueurs que j’ai eu la chance de côtoyer.\r\n\r\nBoris, c’est la preuve que le travail paye ! Qu’il faut croire au potentiel caché de chacun ! Que le baseball permet de devenir une meilleure personne chaque jour… Que le jeu te respecte si tu sais respecter le sens du jeu. On dit souvent que le meilleur ami du lanceur c’est le double jeu. Moi, je pense que c’est le catcheur… Peut-on compter tous les framings de Boris qui ont transformés les balles en strikes permettant au lanceur de gagner ses duels ? Peut-on compter le nombre de retraits sur base ? Les blocs !? Les bleus sur les avants bras…? Les conseils, les directives et soutiens donnés à son équipe ? Les mots rassurants et donnant confiance au lanceur ?…\r\n\r\nOn dit aussi qu’une grande équipe a toujours un grand catcheur, si Rouen est devenue une grande équipe ces 12 dernières années, c’est parce qu’elle avait Boris derrière le marbre. Comptez les victoires des lanceurs de Rouen et regardez qui était derrière le marbre pour chacune d’entre elles, vous vous apercevrez que Boris était là… et qu’il cumule bien plus de victoires que n’importe quel lanceur. Le nouveau challenge de Boris c’est de transformer son expérience en transférant ses connaissances. Je suis confiant et assez fier aussi, que Dylan (Gleeson) prenne son relai derrière le marbre à Rouen. Il lui ressemble : c’est un catcheur qui n’impressionne pas toujours les équipes adverses ou les sélectionneurs potentiels… mais, si on sait y regarder de plus près, c’est un catcheur d’une efficacité implacable (il suffit de regarder qui est derrière le marbre quand Yoann performe…). Dylan, c’est le digne successeur de Boris et je pense que Dylan a trouvé chez Boris un modèle qui pourra le guider.\r\n\r\nBoris, je suis fier de pouvoir le compter parmi mes amis. C’est un honneur d’avoir pu assister au retrait de son maillot. N°31, Sylvain Virey, ancien troisième but des Huskies (1987-1998), ex  patron du Pôle France de Rouen et de l’équipe de France A. \r\n\r\n \r\n\r\n