Ce que l’on retiendra de la saison 2019 des Huskies

| Publié par | Catégories : Baseball, Clubs, Équipes, Fédé et Ligue, Infos Générales, Joueurs

L’année 2019 débute par deux retraits ! Après huit saisons passées à Rouen, Owen Ozanich (91 victoires pour 15 défaites, 748 strike outs) annonce son départ. L’ace rouennais avait décliné des offres venues d’Allemagne notamment par le passé, mais cette fois, c’est l’Italie qui le courtise. Le plus grand championnat d’Europe. Il rejoint Parme, où il retrouve un ancien rouennais, Marc-André Habeck.  Un départ inéluctable selon le Président des Huskies Xavier Rolland. « Personne n’oubliera ce qu’il a fait pour le club. On voulait qu’il soit le joueur d’un seul club. On en parlait. Mais là, il a une belle opportunité de jouer pro, dans le meilleur championnat d’Europe. Son départ doit faciliter l’éclosion de nouveaux talents sur la butte. Aux jeunes de prendre la relève. Je pense à Esteban (Prioul), à Quentin (Moulin)… Yoann (Vaugelade) doit jouer un rôle de leader. Owen part, mais Bastien (Dagneau) revient… Quentin (Moulin) arrive… C’est la vie d’un club. ». Plus tard, durant l’hiver, Kenji Hagiwara annonce, quant à lui, sa retraite. A bientôt 33 ans, l’outfielder rouennais a de plus en plus de mal à conjuguer sport de haut-niveau, vie familiale et professionnelle. «Je ne vais pas pouvoir être compétitif et apporter un plus à l’équipe. Nous avons une très belle équipe et les jeunes sont de plus en plus fort. Bien plus fort que moi à leur âge. Je n’ai aucun doute sur le fait que l’équipe gagne encore tout cette année.» Kenji, c’est une légende au club. 14 titres de champion de France, 516 matchs sous le maillot rouennais (484 hits, 185 buts volés, 20HR…). Membre de l’équipe de France,  il a aussi évolué en Arizona, au Cochise college.  

Owen Ozanich (7) et Kenji Hagiwara (14). 21 titres de champion de France à eux deux. Crédit Romain Flohic/Huskies


HIVER

HAGIWARA, OZANICH. DEUX LEGENDES DES HUSKIES S’EN VONT

Une autre légende du club annonce son retrait. Dans une interview dans le Huskies’mag, Luc Piquet avertit que 2019 sera sa dernière saison . « Pourquoi ? Si je m’engage, je veux le faire dans les meilleures conditions possibles. C’est dur avec mon job, ma vie familiale et puis je vieillis. Au baseball, pour être bon, il faut s’entrainer. C’est dur physiquement et mentalement. Par respect pour l’équipe, pour moi-même car je détesterais ne plus être compétitif. Cela fait 30 ans, que je joue au baseball. Je suis un fou de baseball, je regarde les matchs MLB la nuit… le baseball compte tellement pour moi. Mais il faut savoir tourner la page. Et puis, les jeunes sont là. Louis (Brainville), Luc (Viger), Gabriel (Harrison), Auguste (Gern), Joseph (Toubeaux) et d’autres.. Ils ont beaucoup de talents. Je suis allé voir aussi les 15U jouer. Je ne suis pas inquiet pour l’avenir de l’équipe. On n’a rien à craindre. Ils sont dans une bonne dynamique, bien encadrés, dans un bon club. Ca bosse dur à tous les étages pour leur permettre de jouer au plus haut-niveau possible. »

Luc Piquet

MARS

UNE MEUTE RAJEUNIE

La meute des Huskies 2019

Le jour de la photo officielle, les nouveaux visages sont nombreux. La saison 2019 sera d‘ailleurs placé sous le signe du rajeunissement du groupe. Auguste Guern, Luc Viger, Martin Vissac, Gabriel Harrison…  Tous les anciens champions de France 12U intègrent l’équipe. Ils ont 17 ans. Tout comme Louis Brainville. Côté recrues, les lanceurs Yoimer Camacho et Ely Izturriaga, le champ centre Junior Sosa arrivent du Venezuela. Et le troisième but Ariel Soriano,  le MVP 2017 avec la Rochelle, dépose aussi son sac à St Exupery.

Les fans découvrent trois nouveaux visages. Yoimer Camacho, Junior Sosa, Ely Izturriaga (Crédit Glenn Gervot/FFBS)

Autre nouveauté au club, le développement du softball. La section s’enrichit de deux nouvelles équipes.  Outre le soft mixte, les Huskies alignent désormais du softball masculin et du softball féminin en Division 2 nationale.

Le coup d’envoi de la saison est donné fin mars avec un événement prestigieux : la venue des Champions d’Europe en titre, les joueurs de Neptunus Rotterdam. Ils ont choisi Rouen pour se préparer. « Un véritable honneur, souligne Keino Perez, le manager des Huskies. Rotterdam en baseball, c’est comme le Real de Madrid au football ».

Un avant-gout d’Europe car les deux équipes vont se retrouver à Bologne en Italie début juin. Les joueurs de Rotterdam participeront même à un clinic avec les jeunes baseballeurs des clubs de Normandie

MAI

ROUEN PERD SA PREMIERE FINALE DEPUIS 2005

Mais avant, place au championnat et sa version new look à 12, puis au Challenge de France. Les meilleures équipes de France ont rendez vous en mai à Montpellier. Toulouse, Savigny, Montigny. Rouen passe les tours et retrouve Sénart en finale. Les templiers ont recruté en masse pour ce tournoi. Trois Américains débarquent pour la semaine dont deux lanceurs AA. Ce sont eux que les Huskies retrouvent face à eux en finale. Le Vénézuélien Ely Izturriaga est sur la butte rouennaise. Et ca commence mal. Le premier frappeur de Sénart, Jackson, frappe un homerun. 1/0. Ca se complique en 2me manche avec deux nouveaux points encaissés. 3/0. Perez est obligé de faire entrer plus tôt que prévu Camacho, l’ace rouennais… Le match se rééquilibre. Camacho domine, et Rouen score en 3me. Face à Franck Gailey (ex-AA Orioles), après deux retraits, Soriano décroche un BB, puis Gauthier et Dagneau frappent des coups sûrs. 3/2. Les Huskies reviennent à égalité en 5me avec un triple de Soriano puis un double de Gauthier. 3/3.  En 6me, Harris remplace Tyrelle Gailey (AAA Chicago Cubs). Rouen lui saute à la gorge. BB pour Piquet. Double de Gleeson, BB pour Durier. Un simple de Dagneau permet aux Huskies d’inscrire deux points de plus. 5/3. Mais Sénart connaît une grosse 7me manche. Double de Jackson, triple de Perdomo, sacrifice fly de Peyrichou. 3 points sont encaissés. 6/5. Les templiers ne lâchent rien et la finale vient de basculer définitivement. Sénart s’impose finalement 7/5. Un événement dans le baseball français. Rouen n’avait plus perdu une finale dans une compétition française depuis 2005 ! C’était en finale du Challenge de France face à Savigny.  Depuis, les Huskies avaient disputé 23 finales. Pour 23 victoires (14 championnat de France, 8 Challenge de France, 1 Coupe de France).

Quelques jours plus tard, Rouen bat Savigny 4/0 en championnat. En 9me manche, Keino Perez retire sur strike out Ruiz. Un événement pour les Huskies. Leur lanceur vient d’entrer dans l’Histoire du club en réussissant son 1000ème K. Un exploit incroyable.  

JUIN

ROUEN BRILLE SUR LA SCENE EUROPEENNE

Direction l’Italie et Bologne début juin. En ligue des champions, les Huskies vont encore faire des étincelles.  Tout commence face aux champions d’Allemagne, les Capitals de Bonn. Et les Rouennais vont être proches du KO. En 2me manche, les Allemands marquent 7 fois face à Camacho. Les Huskies sont groggys. Et pourtant ! Dans la 3me manche, des homeruns de Gauthier et de Dagneau redonnent de l’espoir. Soriano les imite en 4me manche.  Rouen renverse le match et passe devant 9/7, puis 11/7. Camacho, sur sa butte, ne donne plus rien. Bon va pourtant pousser en dernière manche. Après deux retraits, ils remplissent les buts. Un simple de Wilhelm et le score n’est plus que de 11/9 avec deux coureurs sur les buts. Mais Weller frappe un roulant sur Lefevre. Rouen débute par une belle victoire face aux champions d’Allemagne.   

Le 2me match est un match particulier pour les Huskies qui retrouvent leur ancien coéquipier Owen Ozanich et Parme. Un jour sans pour les Huskies qui vont être laminés par l’attaque italienne et connaître leur plus lourde défaite en Coupe d’Europe 21/3. Seul rayon de soleil, en 5me manche, le homerun du jeune Gabriel Harrison. Son premier en carrière. Et contre son ancien coach en 15U !!  

Contre Parme, les Rouennais ont retrouvé deux anciens coéquipiers. Marc-André Habeck et Owen Ozanich.

Dans le 3me match, Rouen retrouve Rotterdam. Un terrible bras de fer entre les deux équipes. En 7me manche, le score est toujours de 3 partout.   Yoann Vaugelade le lanceur rouennais fait des merveilles. Mais sa défense va craquer. Trois erreurs terribles en 7eme et 8me manche vont plier le match en faveur des champions d’Europe. Avec deux défaites, Rouen ne peut plus rêver de demi-finale comme la saison passée. Il faut désormais préserver la place de la France dans le groupe A.

Le chemin le plus court ? Une victoire face aux champions de Belgique, les Spartans d’Anvers afin d’éviter un match couperet pour la 7me/8me place. Fatigués ? En tout cas, les Huskies vont rater leur match. Presque tout leur match. L’attaque rouennaise est éteinte.  Ce sont même les Belges qui ouvrent le score. Un homerun d’Ochoa en 6me manche. On attend la réaction rouennaise ? Elle ne vient pas. Au contraire, les Spartans enfoncent le clou en 8me. Avec un seul hit, mais aidés par deux erreurs, ils inscrivent trois points de plus. 4/0. Mais cela va réveiller les Huskies. Double de Soriano, simple de Lefevre et de Gauthier. 4/1. Avant de vivre une 9me et dernière manche totalement folle. Les Belges d’abord. Sans retrait, ils remplissent les buts. Un pop sur la 1. 1retrait. Le compte est plein sur le frappeur suivant et il frappe un roulant sur Gauthier, qui effectue le 2me retrait au marbre. Puis un ballon dans le champ droit met fin à la manche offensive des joueurs d’Anvers. Ouf ! Rouen est encore en vie et Anvers va le regretter. Brainville est sauf en 1ere sur une erreur. Gleeson frappe un triple (4/2) Blondel, puis Harrison sont retirés sur trois prises. 2 retraits. Soriano frappe un simple (4/3). Durier frappe un roulant sur arrêt court pour la fin du match ? Erreur du défenseur belge.  Gauthier frappe un hit, Rouen égalise 4/4. La pression est sur le lanceur. Il craque  et envoie une rapide au sol que son receveur ne peut maitriser. Durier en profite pour foncer au marbre marquer le 5me point, le point de la victoire. Pas la plus belle, mais les jeunes Huskies ont montré du caractère pour ne pas lâcher. La France restera dans le groupe A en 2020, dans le Top 8 européen. Rouen termine à une magnifique 5me place. Sous les yeux de la section Sport adapté des Huskies, la meute réalise une nouvelle performance européenne à inscrire dans le beau livre des Huskies.

JUILLET

LA FRANCE CHAMPIONNE D’EUROPE DE BASEBALL FEMININ A ROUEN

Le championnat de France ouvre sa séquence play offs dès le début de l’été. Sénart est leader incontesté de sa poule et semble pouvoir s‘assurer de la première place (qui permet de recevoir les matchs retours de la finale). Mais les Templiers sont bousculés durant cette phase finale avec des défaites à Montpellier et à Savigny. Rouen en profite pour arracher sur le fil la première place. Huskies et Templiers se retrouveront donc en finale mi août.   

Mais au cœur de l’été, un autre événement marque cette saison 2019. Le terrain pierre Rolland accueille le premier championnat d’Europe de baseball féminin. France, Pays-Bas et République tchèque se retrouvent fin juillet sur les rives de la Seine. Pour beaucoup de filles, il a fallu s’adapter. Marjorie Brunel, la Clermontoise, évolue champ gauche en première division de softball féminine. Elle a dû s’entraîner avec une équipe masculine pour ces championnats d’Europe. « Jusqu’à il y a peu, à 15 ans, on était poussées au softball et cela frustrait beaucoup de filles, explique-t-elle. Certaines continuaient le softball parce qu’il le fallait, d’autres arrêtaient complètement. » Le succès est au rendez-vous. Sur le terrain mais aussi en tribunes. « Habituellement, il n’y a pas beaucoup de communication, hormis au sein de la fédération, même quand on a terminé 6e des derniers Championnats d’Europe, ce qui était déjà un bon résultat, se réjouit Melissa Mayeux, la jeune Française qui évolue aux Etats-Unis dans l’équipe de sofball de l’Université de Louisiana-Lafayette. Là, on voit des affiches dans la ville, cela fait plaisir. »

Coaché par le Québécois André Lachance, les Bleues remportent tous leurs matchs. En finale, face aux Néerlandaises, avec Camille Foucher comme lanceuse, elles s’imposent 5/2 et sont sacrées championnes d’Europe. Les Françaises raflent tous les prix individuels. Marjorie Brunel est MVP, Raina Hunter meilleure frappeuse et Camille Foucher meilleure lanceuse. Elles représenteront l’Europe en Chine en 2020 lors des Championnats du Monde.  La Dunkerquoise Juliane Laporte ne compte pas s’arrêter là.  « Quand on gagne, je ne me rends pas compte de l’ampleur de la chose. Mais je suis fière d’avoir fait partie de ça. Ce qu’on a fait est historique. Cette saison, je vais m’entraîner dur avec l’objectif de faire partie de la liste pour les Mondiaux. »

AOUT

UN 15EME SACRE DE CHAMPION DE FRANCE

Place au rendez-vous le plus important de la saison en France, les french series. Rouen et Sénart se retrouvent quelques semaines après le Challenge de France. Les deux premiers matchs sont programmés à Melun-Sénart. Mais la pluie, qui tombe abondamment, perturbe le match du samedi soir.  Les arbitres renvoient les joueurs à l’hôtel. Impossible de jouer. Les deux premiers matchs, à Sénart, se joueront donc le dimanche.

MATCH 1 ROUEN BAT SENART 9/2

Tout un symbole. Rouen a décidé de miser sur sa jeunesse lors de cette saison 2019. Et le premier point de la finale est marqué sur un hit de Louis Brainville, 17 ans, dès la première manche. Rouen domine le lancer américain Brendan Jenkins. Les hits se succèdent. Simple de Piquet, des triples de Gleeson, de Soriano. Le score enfle. 3/0, 4/0, 5/0. Ely Izturriaga maitrise l’attaque des templiers. 5 strike outs lors des 4 premières manches. Mais la 5me est plus compliquée pour le gaucher avec deux coureurs sur les buts pour commencer (hit/BB). Eluy enchaîne par deux nouveaux strike outs. Mais Perdomo frappe un triple bon pour 2 points. 5/2. Ce sera la dernière fois que Sénart sera menaçant durant ce match.  Rouen ajoute 4 points (avec un nouveau triple de Gleeson). Perez entre closer en milieu de 8me. Il n‘accorde aucun coup sûr et Rouen s’impose facilement.

MATCH 2 ROUEN BAT SENART 10/3

Les deux équipes sortent leurs aces pour ce match. Camacho (ex Arizona Diamondbacks) contre Joe Rivera (ex Texas Rangers). Et encore une fois, Rouen donne le ton dès la première manche. Le 1er frappeur Ariel Soriano catapulte la balle dans la clôture pour un triple. Il marque sur un roulant de Gauthier 1/0. Le scénario se répète avec des hits de Bainville, de Gleeson, de Soriano, de Gauthier. Les points défilent. 7/0 en milieu de 6me manche avec 11 hits pour les Huskies. Rivera, écœuré, sort. Launay entre en relève mais le mal est fait. Il n’y a pas de match. Camacho régale. En 7 manches, il n’a concédé que 4 hits, pour 13K et 1 seul BB. Quentin Moulin et Yoann Vaugelade vont se succéder sur la butte en 8me et 9me manche. Large victoire des Huskies 10/3.

MATCH 3 SENART BAT ROUEN 4/3

Quel scénario inouï. Comment les Huskies ont-ils pu perdre ce match ? Difficile encore de donner une réponse. Durant 8 manches, Camacho a survolé le match. 7 hits, 1BB et 9K. Aucun point encaissé, alors que les Huskies, une fois de plus, ont marqué en 1ere manche suite à des simples de Gauthier et de Sosa. On retrouve les mêmes en 3me manche (avec Lefevre) pour un 2ème point.  Soriano lui frappe un homerun solo en 7me manche. 3/0. Le match semble plié et le titre tend les bras aux Huskies.  Et pourtant, la machine va se dérégler. En 9me manche, Yoann Vaugelade entre pour closer. Il retire Lemestre sur un  roulant. Plus que deux retraits à faire et personne sur base. But sur balles à Jiminian. Même chose pour Jenkins. Simple de Martinez (3/1).  Sénart reprende espoir. Izturriaga entre pour éteindre l’incendie. Mais lui aussi perd le contrôle de ses lancers. BB à Peyrichou. Buts remplis avec un retrait. BB à Perdomo (3/2). Et double de Jackson qui ajoute deux points aux visiteurs. Incroyable. Avec seulement deux hits dans la manche, ils marquent 4 fois.  Sénart passe devant 4/3 sur le fil.

MATCH 4 ROUEN BAT SENART 14/7

Le match 3 est-il oublié ou trotte-t-il dans la tête des Huskies ? Le public rouennais craint pour sa meute car dès la première manche, Sénart marque. Trois hits frappés, deux points marqués contre Izturriaga. 2/0. Mais à son tour, le lanceur américain de Sénart Jenkins va être au supplice. Simple de Soriano, BB pour Lefevre, simple de Gauthier, double de Dagneau (3/2), simple de Sosa (4/2)…Pas un seul retrait et Jenkins sort déjà, relevé par Luke Duris. Les Templiers réagissent en 4ème manche avec 3 hits pour 3 points supplémentaires (5/4). Court espoir pour eux car dans la même manche, Rouen va marquer sept fois avec 5 hits dont 3 doubles signés Soriano, Brainville et Vissac (11/5). Leseste n’est que formalité, marqué tout de même par le premier homerun en carrière du jeune Louis Brainville (17 ans). Sosa l’imitera en 8me. Rouen écrase Sénart 14/7 et remporte son 15ème titre.    Durant la saison, les Huskies auront frappé 28 homeruns, par 8 frappeurs différents. Dagneau (8), Sosa (7), Soriano (5), Gauthier (3), Lefevre (2), Piquet (1), Brainville (1), Harrison (1)   


Crédit Glenn Gervot/FFBS
Crédit Glenn Gervot/FFBS
Yoimer Camacho, MVP des french series 2019 Crédit Glenn Gervot/FFBS
Yoimer Camacho, MVP des french series 2019 Crédit Glenn Gervot/FFBS
Keino Perez, manager des Huskies (76Actu) : C’était un match de folie ! Je pense que c’est la première fois de l’histoire du club que l’on frappe autant. Et il y a de nombreuses raisons de particulièrement savourer ce joli titre, notamment parce qu’il a été conquis avec de jeunes joueurs, dont c’était pour certains une première grande finale : on commence à voir les bénéfices de tout notre travail de formation. Dans le championnat de France, j’ai eu l’occasion de voir de nombreux terrains, et je peux vous le dire : l’ambiance à Rouen est incomparable ! Ici, c’est comme au Venezuela, les gens encouragent, ils comprennent le jeu : ce sont de vrais connaisseurs. Il y a une culture du baseball à Rouen, et nos supporters savent nous donner l’impression qu’ils sont avec nous sur le terrain. L’équipe n’a jamais été aussi prometteuse. Pour le moment, elle est très jeune, mais d’ici trois, quatre ans, on aura un noyau très fort.

Xavier Rolland, Président de Rouen

(Tendance Ouest) : « Je suis très content de ce 15e titre. On a eu le droit à une très belle finale ! Coté Sénart, il y a beaucoup de joueurs étrangers, des anciens pros et des joueurs qui ont énormément d’expérience. Nous, de notre coté, on a une équipe en reconstruction. Nos anciens partent et notre centre de formation sort des jeunes prometteurs (champions U12, champions U17) mais qui n’ont pas encore l’expérience de ce genre de compétitions. Au final, nos jeunes ont sorti un gros match : Louis Brainville nous sort un homerun lors de cette finale, le premier de sa carrière en championnat D1. Je pense que ce qui fait notre équipe depuis des années, c’est l’état d’esprit et la volonté de gagner. »

(Paris-Normandie) : « C’était pourtant une année qu’on savait particulière, on était dans l’inconnu avec énormément de changements dans l’équipe et le choix fait de donner la priorité aux jeunes, cette génération championne en U12 il y a quelques années, avant de recruter. On savait qu’il y avait là du talent et du potentiel, ne restait plus qu’à le traduire sur le terrain. La conclusion est belle. Elle est l’aboutissement d’un travail de formation que l’on mène depuis de nombreuses années. La satisfaction est d’autant plus grande. »

Luc Piquet, 2me but des Huskies (Paris-Normandie). « Le sport, ça reste du sport. Si c’était si simple, il n’y aurait plus autant de plaisir à gagner. Samedi, ils nous ont sorti leurs deux meilleurs lanceurs. On n’a pas trouvé les bons ajustements […] Mais le sport, c’est aussi savoir tirer les leçons de ses erreurs. Nous étions plus sereins aujourd’hui. On s’est dit qu’on n’avait rien à perdre, que la pression était toujours sur eux, qu’on avait juste à faire ce qu’on sait faire : jouer en équipe. C’est notre force à Rouen, la transmission par les anciens de leur passion et de leur volonté de gagner aux plus jeunes. C’est cette homogénéité entre deux générations qui fait qu’on en est là aujourd’hui, à quinze titres. »

AOUT

FRANCE JAPON A ROUEN

Six champions de France n’ont pas trop le temps de fêter ce nouveau titre. Dès le lendemain, Lefevre, Gleeson, Dagneau, Prioul, Perez et Vaugelade retrouvent l’équipe de France. Avec au programme un prestigieux France Japon à Rouen, préparatoire aux championnats d’Europe. Un clinic avec les stars du japon est organisé pour que les jeunes baseballeurs normands puissent vivre un moment de rêve.  Et c’est keino Perez qui a l’honneur de starter le match, devant son public. En 4 manches, il n’accordera que 3 hits. A sa sortie en fin de 4ème manche, la France mène 2/1 avec notamment un homerun du Rouennais Bastien Dagneau (Finalement, la France s’incline 15/2).  

Crédit Glenn Gervot/FFBS

SEPTEMBRE

TOUTES LES AUTRES SECTIONS DU CLUB PERFORMENT AUSSI AU PLAN NATIONAL

Pour les autres sections du club, les championnats se poursuivent. En division 2, en 1/4 de finale, la réserve rouennaise s’impose 2/0 face aux Nordistes de Ronchin. Et en demi, après avoir remporté le premier match face à Sénart, les jeunes Rouennais s’inclinent lors des matchs 2 et 3.

En softball masculin, en Division 2, les Huskies accueillent Rouen le Final Four avec Nantes, Paris Patriots et les Webs de Noisy. L’équipe coachée par Thomas Massé perd en finale 7/0 face aux Mariners de Nantes. Vice champion de France pour une première saison à ce niveau, chapeau !

En softball féminin, en division 2 également, les filles terminent sixièmes.

Chez les enfants, toutes les équipes se qualifient pour les finales nationales. A St Just St Rambert, près de St Etienne, les 9U se classent septièmes. A Nevers, les 10U décrochent une dixième place. Les 12U eux se rendent à Metz. En phase finale, les chiots rouennais échouent en demi-finale face aux Lions de Savigny. Idem pour les 15U, qui échoue aux portes du Final Four, battus 3/2 par Metz.

Pour les autres sections du club, les championnats se poursuivent. En division 2, en quart de finale, la réserve rouennaise s’impose 2/0 face aux Nordistes de Ronchin. Et en demi, après avoir remporté le premier match face à Sénart, les jeunes Rouennais s’inclinent lors des matchs 2 et 3.

Les 15U rouennais

OCTOBRE

LES 18U POURSUIVENT LEUR APPRENTISSAGE

Impossible de cacher leur déception. Les 18U ne seront pas champions de France.  Du côté d’Agen, à Bon-Encontre, les Espoirs des Huskies rêvaient d’imiter leurs ainés. Mais en demi-finale du Final Four, il vont totalement rater leur début de rencontre. Ils encaissent six points lors de la première manche. Malgré tout, ils vont s’accrocher et revenir point après point. Mais ils vont regretter les occasions ratées. Première manche, les buts sont remplis avec un retrait. 2K. Cinquième manche, les buts sont remplis avec un retrait. 2K.  Sixième manche, coureurs en 2 et 3  avec un retrait. 2 roulants sur l’arrêt court. Et en 7me et dernière manche, coureur en 1 et deux retraits. Toubeaux frappe un hit en champ centre. Magnien file en 3, Toubeeaux contourne la une, se dirige vers la 2 avant de faire marche arrière. Trop tard. Le relai champ centre-arrêt court-première base est parfait. Joseph est retiré. Fin du match. Défaite crève-cœur 7/6.  Lors de la petite finale, les Huskies vont réitérer le même type de match. Défaite 6/5 face aux Lions de Savigny avec 12 coureurs laissés sur base, 5 erreurs et sur les six points encaissés, un seul était mérité !

Malgré la défaite, Keino Perez, le manager des Huskies préfère retenir les points positifs. Et ils sont nombreux. « D’abord, nos jeunes se sont frottés aux meilleurs de leur catégorie. Beaucoup de nos adversaires évoluent au Pôle France de Toulouse. Il y avait en face de nous les meilleurs du pays. Ils vont pouvoir se juger par rapport à eux. Ensuite, je ne suis pas déçu car tu ne seras jamais champion si tu n’as jamais perdu de championnat. Cela fait partie de leur formation. Et puis enfin, cela me permet de travailler avec eux l’essentiel. Le mental. Comment appréhender les at bats avec les coureurs sur les buts.  C’est plus difficile de frapper quand on a des points à faire rentrer. La mentalité, c’est la force des Huskies en Division 1. Nos jeunes doivent l’acquérir. Notre but, c’est d’analyser et d’apprendre. Nous en sommes à cette étape là. Avant d’être en D1 physiquement, il faut être en D1 mentalement. Ave c le staff, Dylan Gleeson, Yoann Vaugelade et moi, tous champions, tous internationaux,  on leur a beaucoup parlé de cet aspect mental. Comment gérer quand on est mené, quand on est devant. Nous ne somme spas champions de France 18U mais nous avançons et 4/5 de ses jeunes seront dans le roster de la Division 1 rapidement »

La saison 2019 se termine. Les baseballeurs vont pouvoir hiberner

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.