La Division 1, c’est parti

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Les baseballeurs ont bientôt terminé d’hiberner. Les fans attendent ce dimanche 31 mars avec impatience. A 11 heures, les premiers strikes de la saison seront lancées. Et onze équipes tenteront de faire vaciller les champions, les Huskies de Rouen. Une nouvelle saison sous le sceau de la nouveauté. Nouvelle formule de championnat, nouvelles équipes, nouveaux règlements. Des changements même au sein de l’effectif des Huskies.

 Changement de formule

Il est nécessaire de réviser sa géographie baseballistique. Durant l’hiver, la Fédération française de Baseball a entériné le passage de 8 à 12 équipes. Bienvenue à Nice, Clermont, Toulouse, Valenciennes et Metz. Pour ces deux derniers promus, il s’agira d’une première.

Des petits nouveaux qui se préparent activement. A Valenciennes, comme l’explique le Président du club, Marc Williamson, on s’apprête à souffrir. Mais la découverte de la division 1 se présente sans appréhension. «Nous nous attendons à une saison très difficile, surtout en début de saison où il y aura une période d’adaptation en particulier pour ceux de l’effectif 2018. Toutefois, les joueurs ont pris la mesure du défi et se sont beaucoup entraînés cet hiver. Le recrutement a aussi été important avec l’arrivée de huit nouveaux joueurs. ». A l’autre bout de la France, l’excitation est également palpable lors des entrainements à Nice. Mais contrairement à Valenciennes, ici, on mise avant tout sur l’effectif de la saison passée.  « La rigueur à l’entrainement s’est élevée et une bonne concurrence s’est installée progressivement. L’esprit d’équipe s’est solidifié également, ce que nous jugeons primordiale. D’ailleurs, nous n’avons pas souhaité bouleverser notre effectif avec trop de nouvelles recrues. Ce groupe a débuté une histoire il y a déjà deux ans et il doit continuer. Bien sûr, nous nous attendons à un niveau de jeu bien plus élevé qu’en D2, et nous ne parlons pas que du top 4 de la D1. Cette saison sera plus difficile pour nos joueurs qui, pour beaucoup d’entre eux, vont découvrir ce championnat. Nous espérons être prêts à relever ce défi dès la première journée, autrement nous apprendrons rapidement de nos premières expérience pour nous endurcir au fur et à mesure du championnat. »

Le champion sera connu le 25 août

Les équipes seront réparties en deux poules, en fonction de leur classement 2018. Rouen, Montpellier, Savigny, Clermont, Toulouse et Valenciennes dans l’une.  Montigny, Sénart, la Rochelle, Paris, Nice et Metz dans l’autre. La saison régulière s’achèvera fin juin. Les trois premières équipes seront qualifiées pour les poules de playoffs (attention, les matchs déjà joués entre équipes qualifiées seront comptabilisés). A l’issue de cette deuxième phase, les deux premiers se retrouveront directement en finale (série en 5 matchs les 17/18 et 24/25 août). Une absence de demi-finale que regrette Thomas Salado, la manager des Lions de Savigny. « On pourrait avoir une équipe mathématiquement qualifiée pour la finale avant même la fin des playoffs. Bizarre n’est-ce pas ? »

Les clubs ne sont plus obligés d’aligner des lanceurs français

 Changements de règlement

Les équipes s’affrontent deux fois par week end. Auparavant, les clubs avaient l’obligation d’aligner un lanceur français un match sur deux, afin de protéger la formation de Français à ce poste clé. Désormais, cette règle n’existe plus. Rien n’interdit plus désormais d’aligner exclusivement des lanceurs étrangers. De plus, l’interdiction d’aligner une batterie (lanceur/catcher) 100% étrangère a également disparu. Une libéralisation justifiée par la Direction technique nationale (voir page 9 ) mais qui inquiète managers et présidents (voir page 8).

Changements au sein des Huskies

Les supporters vont devoir s’y habituer. Ils ne verront plus Owen Ozanich dominer sur la butte rouennaise. Le lanceur vedette des Huskies, après huit ans en Normandie, a rejoint la prestigieuse équipe de Parme (où il retrouvera un autre ancien rouennais, Marc-André Habeck). « Nous aurons à faire face à un nouveau défi, la vie sans Owen Ozanich, reconnaît le coach adjoint rouennais François Colombier. Ce n’est pas rien de perdre un lanceur de ce niveau, et le fait qu’il joue en Italie prouve sa qualité. Je crois qu’aucun club français ne pourrait affronter sans trembler le départ de son lanceur n°1, et quel lanceur n°1, un lanceur qui est passé à un retrait du match parfait dans le dernier match de la saison, par exemple. Et bien à Rouen, on ne s’en fait pas, on a déjà été confrontés à ce genre de situation, et on continue à travailler. Et on donne la balle aux jeunes lanceurs français, avec une confiance absolue dans ce qu’ils vont nous donner. »

Ozanich n’est d’ailleurs pas le seul à avoir fait son sac, imité par Villegas (Canada), Velazco (Allemagne), Paula (USA), Cespedes (Espagne) et Mendez (Venezuela). Les fans vont découvrir de nouveaux visages, ceux de Camacho (Venezuela), de Soriano (la Rochelle), de Moulin (les Andelys), de Dagneau (Montigny) et  de plusieurs jeunes espoirs (Guern, Viger, Harrison…)

Beaucoup de nouveautés. Mais pas plus. Pour les Huskies, l’essentiel ne doit pas changer. Avec toujours la même conclusion en fin de saison. Rouen a bien l’intention de remporter une fois plus le championnat de France. Une quinzième fois.

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