Finale Rouen/Montpellier – Revue d’effectifs

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Champ extérieur\r\n\r\nMontpellier. Pour remplacer Andy Pitcher, Montpellier est allé chercher à Paderborn Matthew Martin qui a stabilisé la défense au centre et apporté toutes les qualités d’un bon premier frappeur. Lui qui avait volé 67 bases en trois saisons dans le championnat allemand en a ajouté 15 en 16 tentatives) cette saison. Il est aussi le leader de son équipe au chapitre de buts sur balles avec 18, ce qui démontre qu’il est la parfait bougie d’allumage des Barracudas. Il fait le travail en défense, sobrement, avec une erreur et deux assistances. Mais sa dernière, un double jeu en 8ème manche du match 4 de la demi-finale, a peut-être été celle qui a envoyé les Barracudas en finale.\r\n\r\n

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Mathew Martin

\r\n\r\nA ses côtés, on retrouve un revenant, Anthony Cros, dont la batte est toujours aussi dangereuse (.342), mais qui est parfois absent pour raisons professionnelles dans les longs déplacements. Haras, solide joueur de D1 patrouille le plus souvent le champ gauche, avec Mengoli et Foulongne comme autres solutions, mais qui présentent un peu moins de sécurité au bâton.\r\n\r\nRouen. Bastien Dagneau semble avoir franchi le palier que laissait entrevoir depuis quelques saisons ses qualités physiques et techniques. Il s’est installé dans le champ droit rouennais, et il sera difficile de le déloger. Il a pris ses marques défensivement, et s’avère un véritable danger pour les frappeurs adverses en fin d’alignement, avec ses .349 et 19 RBI. Oscar Combes patrouille avec beaucoup d’autorité le champ centre. Si sa moyenne offensive pourrait être meilleure, il est un frappeur extrêmement précieux dans des situations tendues. A gauche, Kenji Hagiwara continue à briller au fil des années, tant par sa couverture défensive que par son coup de bâton. Arthur Paturel et Sébastien Duchossoy (quelle efficacité comme frappeur suppléant) sont plus que des solutions de rechange.\r\n\r\n
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Oscar Combes, Kenji Hagiwara, Bastien Dagneau, Arthur paturel, Sébastien Duchossoy

\r\n\r\nChamp intérieur\r\n\r\nMontpellier. On joue beaucoup sur la polyvalence chez les Barracudas, à l’image d’un Gregory Cros qui a occupé toutes les positions de l’avant-champ (et également celles de lanceur et de catcher). En première base, Guillaume Felices a retrouvé toutes ses sensations à la frappe, lui qui a toujours été un des cogneurs les plus efficaces du championnat. Il partage le 1er coussin avec Will Musson, impeccable dans son rôle d’homme à tout faire, ou avec Anthony Cros. En 2ème base, Moschetti, Grégory Cros ou Paul Langloys peuvent être titularisés. En 3ème base, là aussi cela tourne beaucoup entre Felices, Musson, Hermann, Grégory Cros ou le jeune Fréderic Walter (17 ans), sélectionné par la MLBI dans les « All Stars Europe » et qui a été remarquable face à Sénart. A l’arrêt-court, Grégory Cros se détache mais derrière lui Mathis Giraud (20 ans) montre de réelles qualités.\r\n\r\nRouen. C’est au contraire la stabilité qui prédomine. Kevin Lusson en 1ère base, Luc Piquet en 2ème base, Larry Infante à l’arrêt-court et Maxime Lefevre en 3ème base, Keino Perez n’a pas tardé à trouver la solution. C’est du très solide, à l’image d’un Luc Piquet qui connaître une de ses meilleures saison à l’attaque et qui maîtrise toujours aussi bien le rôle de 2ème but. Sur la gauche de l’avant champ, difficile de trouver plus efficace que Lefèvre et Infante, deux joueurs couvrant énormément de terrain et tous les deux avec un bras d’arrêt-court. Ils sont également deux des meilleurs frappeurs du championnat. Kevin Lusson pourrait sembler un peu en retrait, un peu plus discret, mais ses .340 et 25 RBI parlent d’eux même. Il n’a aussi commis qu’une seule erreur. Si sa blessure au poignet le handicape toujours pour la finale, les Huskies ont des solutions de rechange largement à la hauteur avec Gauthier, Marche ou Paturel.\r\n\r\n
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David Gauthier, Larry Infante, Maxime Lefevre, Kevin Lusson et Luc Piquet

\r\n\r\nCatcheurs\r\n\r\nMontpellier. Moschetti sur Musson et Hermann sur les lanceurs français, avec les frères Cros si le besoin s’en fait sentir, Montpellier est bien fourni derrière le marbre. Rob Hermann a un peu baissé au niveau statistiques par rapport à l’an passé (.441 / .349, 26 RBI / 19 RBI), mais il reste un très solide bâton et surtout un mur derrière le marbre (une seule balle passée, seulement 3 vols réussis sur 7 tentés, ce qui démontre que les coaches n’osent pas faire courir contre lui). Moschetti a plus de mal en attaque, mais il a été présent sur les sentiers en ½ finale et son entente avec Musson semble parfaitement au point.\r\n\r\n
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Rob Herrmann, le receveur des Barracudas

\r\n\r\nRouen. Dylan Gleeson a pris toute sa place derrière le marbre rouennais, après deux saisons d’apprentissage. Son début de saison fut hésitant au bâton, mais il a très bien fini, pour finir à .256. Et il n’a commis aucune erreur Boris Marche reste une valeur sûre, avec sa connaissance parfaite des frappeurs adverses, et sa capacité à frapper dans les moments importants. Le retour à son meilleur niveau de David Gauthier donne beaucoup de profondeur aux rouennais à ce poste.\r\n\r\n
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David Gauthier (crédit Baptiste Dupont), Boris Marche et Dylan Gleeson (Crédit bernardvinc photographie)

\r\n\r\nLanceurs\r\n\r\nMontpellier. L’as de la rotation est bien sûr Will Musson, dont la fiche (6-4) ne doit pas cacher l’excellente moyenne de 1,54. Il n’a donné que 2 points en 18 m anches de travail en ½ finale contre la puissante attaque de Sénart, ce qui est le signe qu’il est en pleine possession de ses moyens. Outre sa balle tombante, qui gêne souvent les frappeurs adverses, Musson possède un arme fatale, son remarquable pick-off : il a surpris 6 coureurs en 1ère base cette saison, de très loin la meilleure performance du championnat. Musson sera certainement le partant des matches 1 et 3. Pour les matches 2 et 4, Montpellier pourrait donner la balle à Gregory Cros, qui avait tenu tête pendant 9 manches à l’attaque rouennaise le 2 août dernier. Cros est devenu depuis 3 saisons un des solides lanceurs du championnat, capable de tenir tête à n’importe quelle équipe. Il a toutefois été un peu secoué par l’attaque sénartaise dans le match 2. Le gaucher Thomas Langloys peut lui aussi donner des maux de tête à n’importe quel line-up (il avait blanchi les Huskies pendant 7 manches au Challenge 2014), et après une sortie difficile contre Sénart lors du match 2, il s’est parfaitement repris dans le match 4. Thomas Meley est le seul vrai spécialiste de la relève du championnat de France, puisqu’il a 14 apparitions sur la butte cette année sans avoir starté un seul match. Il a été appelé dans des conditions très chaudes dans la demi-finale, et si ce fut parfois laborieux, il a accompli la tâche de fermer les livres dans les matches 2 et 4. Andradres et Tyler ont été moins utilisés.\r\n\r\n
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Les lanceurs des Barracudas. De gauche à droite, Will Musson, Thomas Langloys, Thomas Meley, Laurent Andrades (Crédit FFBS – Glenn Gervot)

\r\n\r\nRouen. MacKenzie est l’arme absolue des rouennais. La gaucher a survolé toute la saison, et a continué son travail de démolition des battes adverses en play-offs. Il a affronté deux fois Montpellier cette saison. Résultat, 2 victoires, 11 manches, 1 BB, 5 K, une moyenne de 0,00, et un batting average de .088. Pas de quoi donner le sourire aux batteurs des Barracudas. Ils savent certainement toutefois que s’ils parviennent à renverser la montagne, ils pourraient faire changer psychologiquement toute la finale. Ce qui est compliqué pour les attaques adverses, c’est que derrière MacKenzie, il y a Ozanich, artilleur français n°1, auteur d’un match parfait cette saison. Owen a connu quelques léger soucis contre Montpellier, avec une manche de 4 points au match aller, une autre de 2 points au challenge de France, pour une ERA globale de 2,45 et un BAA de .200 face aux Barracudas. Ce n’est quand même pas beaucoup pour faire rêver l’adversaire. Yoann Vaugelade est en train d’émerger parmi les meilleurs lanceurs français. En plus, une finale, ça ne lui fait pas peur, lui qui en avait été le MVP en 2013, après avoir sorti une performance incroyable dans le match 5 contre Sénart. Yoann a été étincelant face au PUC en ½ finale, et Keino Perez n’hésitera pas à lui faire confiance si le besoin s’en fait sentir. Keino pourrait aussi se faire confiance à lui-même. Il y a dans son « vieux » bras droit bien des manches dominantes encore, et personne ne sait mieux que le coach des rouennais ce qu’il faut faire pour gagner une finale. Ce ne serait pas surprenant de le voir au monticule si des situations dangereuses se présentent en fin de match, ou si la finale dure longtemps. Enfin Esteban Prioul, s’il a donné quelques sueurs froides contre le PUC, nul doute que Perez lui refera confiance, car le potentiel reste intact.\r\n\r\n
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Les lanceurs des Huskies. De gauche à droite: Owen Ozanich, Keino Perez, Jeff McKenzie, Esteban Prioul et Yoann Vaugelade (Crédit Baptiste Dupont)