Des graines de champions devenues grandes

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JEUNESSE Ils sont les symboles de ce 15ème titre. Martin Vissac (18 ans), Gabriel Harrison (17 ans), Luc Viger (19 ans en juillet) ont été formés au club, ont été champions de France 12U ensemble. Ils sont cette fois champions de France seniors. (Il faut aussi ajouter Un quatrièmes joueur, Auguste Guern, mais qui n’a pas disputé la finale car il a rejoint en août l’équipe de l’université McGill à Montréal). Un rêve pour ces gamins qui, plus jeunes, ont suivi les exploits de leurs ainés, le nez collé au grillage.  

Vous vous souvenez de votre titre de champion de France à Perpignan en 2012 ?

Gabriel Harrison : Evidemment, c’est le premier grand titre que j’ai remporté. Quand j’y repense, je ressens encore cette sensation de joie, ces moments partagés lorsque nous avons célébré le dernier retrait sur le terrain après un match serré. 

Luc Viger : Bien sûr :), comment l’oublier, une finale riche en émotions commecelle-là cela ne s’oublie pas.

MartinVissac :Je me souviens que l’on a battu Montpelier en demi. Un très gros match, difficile et long mais le résultat étant une victoire qui nous fait accéder à la finale, ca reste donc magique. La finale était un cran au dessus, surtout à la fin quand Mickey (Cerda, le coach) se fait expulser du terrain par l’arbitre sur une erreur d’arbitrage je suppose J. Mais cela n’a pas stoppé notre match car Manon (Rolland) arrive à la frappe, frappe la balle et le champ plonge sans réussir à l’attraper. Le point de la victoire rentre sur cette frappe. Ce fut exceptionnel.

Quelles images gardez-vous de ce titre ?
Luc Viger :L’expulsion de Mickael(Cerda, le coach rouennais) après un mauvais call (appel) de l’arbitre au marbre etle voir revenir en courant les larmes aux yeux car on venait deremporter le titre après avoir été menés de 2 points à deux retraits enextra-inning sur un walk off de Manon Rolland.

Lequel est le plus fort ? Celui de 2012 ? Ou celui de 2019 ?

Martin Vissac :Je ne saurai pas dire car dans les deux cas, ce sont nos premiers titres, mais avec des joueurs différents. Certains étaient nos coachs à nos débuts ! Je pense quand même que le titre de 2019 est plus fort, même si l’on n’a pas joué tous les matchs. Déjà, lafinale se jouait à Rouen, sur notre terrain, avec la famille, les amis, ce qui repousse nos limites pour gagner ce titre. Mais cela ne retire rien au titre de 2012 (à Perpignan).

Gabriel Harrison :Celui de 2019, car c’est l’accomplissement d’une saison entière où chaque match compte. En Division 1, tout est plus grand, plus rapide, donc plus intense.

Luc Viger :Chaque titre est fort, ce sont deux titres différents. L’un s’est joué sur un seul match
gagnant(2012) et l’autre au meilleur des 5 matchs (2019). Mais j’ai une tendresse particulière pour celui de2012, mon deuxième titre de champion de France après celui de 9U. Cesont eux qui ont marqué notre génération ! La preuve, on en parle encore.

Votre intégration dans le groupe a-t-elle été simple ?

Luc Viger :Oui, l’intégration s’est faite progressivement depuis deux ans maintenant.
Les anciens nous apprennent énormément et nous hissent vers le haut tout le temps.

Gabriel Harrison :Oui, en m’entrainant tous les jours, j’ai pu apprendre à connaitre et tisser des liens amicaux avec les plus jeunes joueurs de l’équipe, puis ses liens se sont renforcés après avoir joué avec eux. De plus, la plupart des joueurs plus anciens m’ont coaché dans mes années 12u,15u.

Martin Vissac : Depuis tout petit, on regarde les matchs de l’Elite, et que les joueurs Elite viennent nous coacher pour un tournoi ou pour la saison ou même un entrainement, hé bien cela renforce notre vœux de rentrer dans l’équipe Elite.

C’était un rêve de jouer en Elite ? Et d’être champions ? Vous y pensiez depuis longtemps ?

Gabriel Harrison :Jouer en Elite était un objectif car je les regarde jouer depuis mon plus jeune âge et faire partie de cette équipe était un rêve.

Martin Vissac :Bien sûr ! Jouer en Elite était un rêve ! On ne pensait qu’à ça ! On était excités de les voir jouer si bien, dans notre jeunesse. On voulait jouer avec eux sur le grand terrain, avec de bons joueurs. Le dimanche, avec les matchs, était notre jour de rêverie. Devenir champion est encore autre choses. Je ne pensais qu’à jouer en Elite, mais devenir champion surpasse ce que je pensais.

Luc Viger : Oui bien sûr, c’était un objectif depuis tout petit. Après avoir gagné une fois, on veut gagner tous le temps.

L’an passé, vous étiez déjà dans le groupe. Mais cette année c’était encore plus fort ?

Gabriel Harrison :Ça l’a été, car j’ai pu passer plus de temps avec la Division 1. Donc les liens sont devenus plus forts, surtout après le Challenge et la Coupe d’Europe. Des moments ensemble qui ont cimenté le collectif.

Luc Viger :L’année dernière, c’était différent. Je faisais la passerelle entre la Division 1 et la Division 2. Cette année, ce titre était plus fort que celui de 2018. Je me sentais plus membre de l’équipe. J’étais d’ailleurs titulaire lors des deux premiers matchs à Sénart.

Si vous deviez garder un moment fort de cette saison, ce serait lequel ?

Luc Viger : Jouer en coupe d’Europe en Italie, c’était juste incroyable.

Martin Vissac :Je pense mon apparition à la coupe d’Europe contre Neptunus. Les lanceurs sont impressionnants, tous comme les frappeurs. C’est vraiment un tout autre niveau. Je pense aussi les hits en finale du championnat de France contre Sénart, ce qui restera un moment de réussite et de fierté.

Gabriel Harrison :C’est bien sûr le premier homerun de ma carrière, frappé face à Owen  (Ozanich) lors de mon premier at bat (passage au bâton) en Coupe d’Europe en Italie.

Quelles sont vos ambitions maintenant ?

Martin Vissac :Cet hiver, je vais travailler encore plus fort afin de m’améliorer, pour pouvoir être le plus utile pour l’équipe, devenir meilleur contre les équipes de meilleurs niveaux. J’espère évoluer toute la saison avec l’Elite. Bien sûr, continuer à gagner les championnats avec l’équipe.

Gabriel Harrison :Mes ambitions pour la saison prochaine, ce serait de vraiment faire partie de ce groupe de Division 1 et de gagner peu à peu ma place de titulaire sur le terrain.

Luc Viger : Continuer à remporter des titres.

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