Dans les coulisses de la Coupe d’Europe

| Publié par | Catégories : Baseball, Clubs, Compétition, Équipes, Fédé et Ligue, Infos Générales

Travaux-CEB-Cup

Jusqu’a la veille de la compétition, les travaux se sont poursuivis sur le terrain Pierre Rolland.

\r\n\r\nLundi 30 mai. La Coupe d’Europe n’a pas commencé. Mais l’activité sur le terrain ne perd pas en intensité. Partout, aux quatre coins du stade, on travaille pour être prêt pour le début de la compétition, fixée au mercredi,11 heures. Les espaces verts de la ville de Rouen ont enclenché une lutte contre la montre. Les bullpens (aire d’échauffement des lanceurs) doivent être terminés à temps. La piste est ratissée, les cailloux retirés. Une entreprise de clôture est également à pied d’œuvre pour poser les portes de ces bullpens et pour installer une protection devant le dugout (abri) du premier but. Tout cela sous le regard avisé de keino Perez. Le manager rouennais passe ses journées au terrain, entre travaux et entrainements.\r\n\r\n
les-trophées

Keino Perez découvre le Trophée

\r\n\r\nDans la Tanière, Fréderic Guern, le Vice-Président des Huskies, arrive lourdement chargé de cartons. « Dans ce carton, les trophées, dans celui–ci du textile.. ». Des affaires qui vont vite disparaître dans les espaces aménagés par Stéphanie. Tiroirs, casiers, porte-manteaux se remplissent… L’espace boutique du club fait peau neuve. « Seul regret, avoue Stéphanie, c’est qu’avec les grèves, nous n’aurons pas l’intégralité de nos commandes. Les sweats, les casquettes, les gobelets… Tout cela ne nous sera pas livré à temps. C’est frustrant… »\r\n\r\n
la-boutique

La boutique (avec Lydie Pettinotti) est prête à accueillir les fans.

\r\n\r\nXavier Rolland, le Président, est lui aussi très occupé. Depuis quelques minutes, il accompagne une équipe de télévision de BFM Business, qui est sur le terrain pour tourner des séquences sur le baseball à Rouen. « Quand on a décidé de tourner un magazine sur Rouen, on nous a dit qu’on ne pouvait pas passer à côté du baseball », explique Olivier Casado, l’animateur du magazine. Alors, sous les caméras, les deux présentateurs de l’émission « En Quête d’Appart » tente le baseball. Lancers avec Yoann Vaugelade, frappe avec Keino Perez. Ca rit, ça cogne la balle, bonne ambiance…\r\n\r\n
BFM-BUsiness

BFM Business est venu tourner un reportage sur les Huskies

\r\n\r\nVers 18 heures, la délégation des arbitres venus de toute l’Europe, arrive au terrain. La compétition approche.\r\n\r\nMardi 31 mai.\r\n\r\nLa Coupe d’Europe de Baseball fait son apparition dans Rouen. Le pont Corneille se décore des drapeaux des pays participants. En ville, impossible de ne pas croiser du regard la Une de l’hebdo gratuit « Côté Rouen » qui fait sa Une sur les Huskies. La photo est sur tous les présentoirs sur les trottoirs du centre-ville.\r\n\r\ndrapeaux-etrangers\r\n\r\nSur le terrain, dernier entrainement pour les équipes avant le début de la compétition. Croates, Français, Suisses, se croisent dans les tunnels ou sur le terrain.\r\n\r\nFrédéric Guern, lui, lit ses SMS et ses mails sur son Smartphone. Responsable des délégations étrangères, le Vice Président rouennais n’a pas hérité du dossier le plus simple. « Les Suisses sont arrivés à l’aéroport mais pas leurs bagages. Ils me demandent si le car peut attendre jusqu’à 22 heures… Ca va être compliqué. Des soucis comme cela, j’en ai dix par jour… ». Son téléphone sonne. Au bout du fil, Alexandre Poulain. Ce jeune bénévole est en charge des déplacements sur Rouen. Equipes entre hôtels et stade. Officiels… « Tout va bien », rassure Frédéric, en raccrochant. Pour une fois. Le club est en effet chargé d’aller chercher les délégations à l’aéroport à Paris, tout comme les officiels. Puis de gérer tous leurs transports locaux. « Avec les grèves, ca crispe un peu tout le monde… Bouchons, pénurie d’essence… Mais ca va passer. Alexandre fait du bon boulot ». Il faut aussi organiser les déplacements quotidiens vers Chartres, où se situe le deuxième terrain de la compétition.\r\n\r\nA 20 heures, changement d’environnement. Les délégations sont reçues à l’Hôtel de Ville, dans le salon des mariages. Au programme : la réunion technique, avec présentation des passeports, rappels des règlements.\r\n\r\nXavier Rolland, le Président, est resté au terrain. Il est avec Emmanuel Assié , de la société Webaxys, et son équipe. Ce sont eux qui doivent installer le WIFI et configurer le dispositif pour le lancement de la Huskies TV. Quatre caméras HD, un PC et une énorme antenne parabolique sont installés. Des câbles doivent être tirés. Richard Moreau place les caméras. Le travail va s’achever peu avant minuit. « Il y a un gros souci de connexion au réseau WIFI en raison de la configuration du site et de la hauteur des arbres. Mais ce va le faire, glisse en souriant Emmanuel. Alors que la nuit est tombée depuis un bon moment, les essais sont concluants. Les matchs seront proposés en streaming. Juste à temps.\r\n\r\n
installation-TV

L’équipe de Webay’s à pied d’oeuvre jusqu’à tard dans la soirée pour tirer les câbles, positionner les caméras. Les matchs seront retransmis.

\r\n\r\nMercredi 1er juin. Six mois que les dirigeants et bénévoles rouennais attendent ce moment. La Coupe d’Europe CEB va débuter. Il est 11 heures. Ukrainiens et Suisses se présentent sur le terrain Pierre Rolland. On retiendra qu’Elisavetgrad a marqué les deux premiers points de la compétition, dès la première manche. Mais les Suisses vont refaire leur retard et s’imposer 6/3.\r\n\r\nA Isneauville, Maxime Lefevre est au travail. Le 3me but des Huskies est en apprentissage dans un cabinet immobilier. Il a déjà en tête le match du soir face à Split. Surtout qu’à quelques mètres de son bureau, une caméra de France 3 Normandie ne le lâche pas. Les journalistes Grégory Thellu et Patrice Cornily tournent un magazine dans les coulisses dela CEB Cup «. « On veut montrer l’envers du décor, confirme Gregory Thellu. Montrer la compétition et montrer l’investissement des joueurs, qui travaillent ou font leurs études. Le magazine passera dimanche soir ». Quelques instants plus tard, l’équipe de télé s’installera chez Yoann Vaugelade, à l’heure du repas.\r\n\r\nFrance-3\r\n\r\nDans la Tanière aussi, la compétition a commencé. Les bénévoles l’ont bien compris. Crêpes, sandwichs, hamburgers.. la demande est forte. Céline, Jérôme, Sylvie, Françoise, Natacha courent partout… Il y du travail mais cela ne gâte pas la bonne ambiance qui règne derrière le comptoir.\r\n\r\nSur le terrain, les Croates de Karlovac battent Minsk 6/3 et les joueurs rouennais arrivent au compte goutte. Le temps d’enfiler le tee shirt du partenaire Acticall et les Huskies entament les premiers tours d’échauffements, accompagnés par les petits du club.\r\n\r\nActicall-web\r\n\r\nIl est 16H55. Les superbes danseuses des « Black Units » font leur apparition sur le terrain, présentées au micro par Frédéric Vautier. L’atmosphère monte de plusieurs degrés en quelques secondes. Même les Huskies, qui ont pris place dans leur dugout, ne peuvent s’empêcher de regarder et certains d’accompagner les danseuses de quelques déhanchements. Rouen va faire son entrée dans la compétition. Un peu de tension dans l’équipe ? Cela ne se voit pas. Six points marqués lors des deux premières manches. Rouen s’est rendue la tache facile derrière un Larry Infante déchainé. L’arrêt court frappe un homerun dès la deuxième manche (3 points). En tout, le Vénézuélien frappe 4 en 4 (8RBI). Hagiwara n’est pas mal non plus avec 2 hits (en 3) avec 3RBI.\r\n\r\nBlack-Units\r\n\r\nLe public découvre aussi le nouveau lanceur des Huskies, Marc André Habeck, arrivé d’Atlanta quelques jours plus tôt. Le droitier déroule, avec un hit, un BB et 7K en 5 manches. Rouen écrase Split 17/0, sous le regard de Ludovic Delesque . Le Conseiller départemental, comme lors de chaque match important, est derrière les Huskies.\r\n\r\nUn lever de rideau parfait. Il n’a même pas plu. Alors que le stade se vide, les bénévoles peuvent boire un verre et souffler quelques instants.\r\n\r\nStéphanie Raulet, responsable des scoreurs, retrouve de son côté l’ensemble des officiels dans un restaurant rouennais près de la Place St Marc. Les scoreurs, dès le match terminé, ont enchainé avec le travail de statistiques. Un travail souvent invisible mais indispensable. « Il y a une très bonne ambiance. Les officiels semblent très contents de l’accueil et de l’organisation ». Et tous ont apprécié la cuisine faite tous les midis par Caroline. « Un régal ».\r\n\r\n \r\n\r\nJeudi 2 juin. 7H30. Lydie Pettinotti souffle sur son café. Plusieurs membres de son staff de bénévoles sont déjà arrivés au stade. Comme tous les matins. Réunion et directives. « Alexandre, n’oublie pas de caler le déplacement à Chartres pour les arbitres. Natacha, il faut faire le point sur le jambon, il n’y en aura pas assez… ». Ce sont en tout 65 bénévoles qui se relaient toute la journée pour assurer le service. Un apport inestimable. « Sans eux, sans leur bonne humeur, sans leur passion, on ne ferait rien. Ils sont formidables », clame Lydie Pettinotti.\r\n\r\nBENEVOLES\r\n\r\nFrançois Colombier est devant ses écrans. C’est lui qui gère la Huskies TV. A ses côtés, Patrick Briand. Le bénévole est spécialiste en informatique et cela aide quand il y a quelques bugs. « Pour des raisons techniques, nous n’avons pas la possibilité de commenter les matchs diffusés ». François ne cache pas sa frustration. Ses fiches, noircies d’informations sur les équipes, ne serviront pas. La prochaine fois… En attendant, ils se relaieront avec Cyril Vissac pour la réalisation.\r\n\r\nDans les tribunes, l’ambiance est festive. C’est en effet la journée des enfants. Le Conseil départemental de Seine-Maritime, partenaire des Huskies, a affrété des cars pour faire venir des collégiens. Distributions d’autocollants de posters… L’arrivée des Huskies provoque de belles pagailles, dans la quête d’autographes de Medeiros, de Combes, de Dagneau ou de Perez…\r\n\r\nDEDICACES\r\n\r\nSur le terrain, Nourredine Younsi, le co-gérant de la société ARTC’HOME Domotique est présenté aux joueurs, C’est lui, en tant que partenaire des Huskies, qui va lancer la première balle du match. Un bon lancer qui va mettre les Rouennais dans le bon tempo. Car le début du match est inouï. Les joueurs de Keino Perez vont frapper, lors de la première manche, 7 hits et profiter de deux erreurs. Ils marquent onze points !! Le match est déjà terminé pour le champion de Biélorussie. Larry Infante joue les bourreaux. Lors de cette interminable première manche pour Elisavetgrad, il se présente deux fois au bâton. Et deux fois, il claque la balle au-delà des clôtures du champ droit. Deux homeruns dans la même manche par le même joueur ! Du jamais vu ! Le public est ravi. D’autant que les bâtons de Medeiros (3 hits), de Combes (3 hits) sont également en feu. Quant aux lanceurs rouennais, Anthony Piquet puis le jeune Alexy Mendy, ils passent une soirée confortable. Rouen s’impose en 7 manches 11/1.\r\n\r\npersonnalites\r\n\r\nVendredi 3 juin. Rouen est déjà qualifié. Avant d’affronter Zurich. C’est un groupe détendu que vient saluer Valérie Fourneyron. La députée de Seine-Maritime, ancienne Ministre des Sports, est ue supportrice depuis longtemps des Huskies. Avec Kader Chekhemani (Rouen Métropole), elle prend des nouvelles de chacun et adresse des derniers encouragements.\r\n\r\nLes discussions portent déjà sur les demi finales. Les affiches seront franco croates. Montpellier affrontera Split et Rouen Karlovac. Dans le dugout, Keino Perez punaise son lineup au mur. Il préserve ses lanceurs pour le week end et fait tourner. Guillaume Herichard sera le lanceur partant.\r\n\r\nMais le premier à occuper le monticule à 17 heures, c’est Eric Lenoir. Le patron de la Plaine Normande à Rouen lance la première balle du match. « La plaine normande est un très fidèle partenaire, remercie Xavier Rolland. Nous partageons des valeurs communes. La proximité, la citoyenneté, le bonheur de nos licenciés ou locataires. Nous sommes heureux de les avoir à nos côtés ». Eric Lenoir qui , après avoir lancé un strike, discutera aussi quelques minutes avec le maire de Rouen. Yvon Robert et son adjointe chargée des Sports Sarah Balluet, sont venus supporter les Huskies. On parle baseball, politique, logement social et encore baseball…\r\n\r\nplaine-normande\r\n\r\nSur le terrain, Rouen reste dans la même dynamique. Emmené par Jonathan Jaspe (3 hits en 4 avec 5RBI), Rouen ne laisse aucun espoir au champion suisse. 11/1. Tranquille. « On s’est toute la semaine, rendu les matchs faciles, se félicite Xavier Rolland. On a attaqué très fort à chaque fois, on a été opportunistes et du coup, on n’a jamais laissé d’espoir à nos adversaires. C’est costaud ».\r\n\r\nAmbiance sereine lors du cocktail d’après match avec la Plaine normande. Les joueurs discutent avec les salariés du bailleur social. Posent en photo avec Jade. Cette petite fille fait partie des lauréats du concours dessins sur le thème du baseball lancé auprès des locataires de la Plaine Normande. Invitée par le club, Jade a pu présenter son dessin au maire, a pu manger au stade, obtenu les autographes de joueurs sur son poster… Il est 21 heures. L’heure pour les joueurs de rentrer se reposer. Le cocktail se prolonge pour les dirigeants et les partenaires. On parle projets.\r\n\r\nSamedi 4 juin. En buvant son citron pressé au petit-déjeuner, Xavier Rolland, le Président des Huskies, regarde BFM Business et le reportage sur les Huskies. « Sympa ». Le Président rouennais sait que la journée va être plus compliquée. Il ne faut surtout pas sous-estimer Karlovac, le champion croate, qui jouera sans pression.\r\n\r\nLa journée sera aussi marquée par des retrouvailles. Pour célébrer les 30 ans du club, les dirigeants ont invité la première génération de joueurs. Les pionniers. Ceux qui ont joué entre 1986 et 1990.   Le premier arrivé vient de loin. Daryl Lee a été le premier lanceur/entraineur étranger du club. C’était en 1987/1988. Il est aujourd’hui professeur de Littérature française à l’université Brigham Young à Salt Lake city (Utah – USA). C’est lui qui va lancer la première balle du match de Rouen. Hervé Dez, Guillaume Masclet, François Riembault, François Borel… Les Anciens arrivent les uns après les autres. Charles do Marcolino a été l’un des créateurs du club. Il ne reconnait pas le terrain. « C’est incroyable comme ca a évolué. Bravo pour tout ce boulot. C’est formidable ! ». Les Anciens discutent avec les joueurs. 30 ans de baseball les séparent et les rapprochent. Commentaire d’Hervé Dez (receveur des Huskies en 1986-1988), « honnêtement, le seul point commun entre eux et nous, c’est le maillot rayé. » Même constat admiratif de Vincent Hamel (receveur des Huskies entre 1988 et 1990). « Leur niveau est impressionnant Quand je vois le bras de Maxime Lefevre… Ouahhh… ». Un talent démontré sur le terrain dès les premières manches. Rouen utilise toujours la même recette, terriblement efficace depuis le début de la compétition. : un début en mode rouleau compresseur. Trois points en première manche, un point de plus en deuxième et c’est terminé car cela suffit largement à Owen Ozanich (9 manches lancées, 3 hits, 0BB, 10K). Rouen tient sa finale. « Montpellier-Rouen en finale, c’est une excellente nouvelle pour le baseball français, se réjouit Pierre-Yves Rolland, le trésorier des Huskies. La France est assurée de remonter dans le Top 8 européen la saison prochaine. »\r\n\r\nLes joueurs peuvent se concentrer sur la finale. Les Anciens, eux, vont terminer la soirée très tard au All Sport Café. Marc Bourguignon est arrivé de Paris. Souvenirs et anecdotes ont rythmé la soirée. Confidences de Guillaume Masclet, champ extérieur entre 1986 et 1988. « Ca laisse l’impression que c’était hier, il est marrant de voir que la mémoire est sélective…et qu’il est bon de regrouper les souvenirs de chacun, les traces laissées dans nos mémoires et de les partager à nouveau. Même si cela nous place face à la réalité du vieillissement. Le club de potes, devenu élite, reste pour moi une sacrée aventure humaine menée de main de maître par ses fondateurs. Il représente aussi ce que nous étions ce samedi dernier, une bande de copains qui, malgré des entrainements à la sauce « on achève bien les chevaux » sont restés soudés sur un objectif commun : ne pas perdre ! Afin pour que Jean René (Tapia, le coach de l’époque) ne nous concocte pas un entrainement d’après match qui soit digne d’un recrutement de commando d’élite (500 Pompes, footing de St Exupéry à la Grand Mare et j’en passe…). Voir les Huskies à ce niveau n’est pas une surprise car le sérieux du travail accompli par les dirigeants ne pouvait qu’aboutir à une pratique de haut niveau. Mais je suis fier d’avoir contribué au défrichement et indirectement au rayonnement actuel d’un club au sport encore trop peu médiatisé. Vivement les 60 ans… »\r\n\r\n
La-generation-30-ans

Pour fêter les 30 ans du club, la première génération des Huskies (1986-1990) a assisté à la demi finale et s’est retrouvée à table au All Sport Café. De gauche à droite, Paul Antoine, Xavier Rolland, Charles do Marcolino, Daryl Lee, Laurent Destrumelle, Sylvain Virey, Jean-Michel Audy, Pierre-Yves Rolland, Marc Bourguignon, François Borel. A genou, Hervé Dez, Luc Namur, Guillaume Masclet, Rudi Bauer, François Riembault et Olivier Audy. Sur la photo en haut à droite, on reconnait Vincent Hamel, tout à gauche.

\r\n\r\n Dimanche 5 juin. L’image est saisissante. Les voitures sont garées un peu partout. Le parking est complètement saturé. Les gens vont se garer où ils peuvent, dans le quartier. L’impression se confirme en arrivant à proximité du terrain. Des spectateurs s’entassent partout autour de terrain. Même le champ extérieur accueille des spectateurs. « Je n’ai jamais vu autant de monde »  confie Luc piquet, un vieux de la vieille. Un millier de personnes s’entasse autour du terrain, la tribune déborde… Le succès populaire est acquis. Reste à remporter le match décisif.\r\n\r\npublic-stade\r\n\r\nComme lors de la finale du Challenge, Keino Perez fait confiance à Yoann Vaugelade pour débuter la rencontre. Le public vibre avec les hits de Medeiros et de Lefevre en 3me manche qui offrent à Rouen le premier point. Puis explose en 4me sur le double de Dagneau qui envoie Jaspe et Piquet au marbre. Rouen mène 4/0. Le match est plié. C’est méconnaitre Musson et les Barracudas qui s’accrochent. En 9me, le score est de 5/1 quand Montpelier remplit les buts sans retrait. L’ambiance est électrique. Piquet vient éteindre le feu. Il va retirer le haut de lineup (Hermann, Musson, Walter). Place à la joie. Rouen est le premier club français a remporter une Coupe d’Europe.\r\n\r\n
Les-joueurs

Yoann Vaugelade, Jonathan Jaspe, Andrew Medeiros et Maxime Lefevre

\r\n\r\nDavid Lamiray, le Vice Président de Rouen Métropole, remet le trophée de meilleur lanceur à Owen Ozanich, Jean François Bures, chargé du développement économique au Conseil départemental remet celui de MVP à Larry Infante… Photos , réponses aux questions des journalistes… Boris Marche, le coach rouennais. « Quelle belle semaine de baseball ! On a vraiment bien joué. C’est la victoire d’un club, d’une ville, de tous ceux qui ont bossé pour faire de cet événement une vraie fête populaire, des bénévoles au président en passant par les coaches et les joueurs. Quelle énergie on a ressenti sur le terrain d’avoir tout ce monde derrière nous ! »\r\n\r\n
MVP-and-co

Larry Infante, MVP, avec Jean François Bures, chargé du développement économique au Conseil départemental de Seine-Maritime. Clément le Pichon, meilleur frappeur, avec Géraldine Gardette, Directrice générale de la Plaine Normande et Pierre-Yves Rolland, Président de la Ligue de Normandie. Owen Ozanich, meilleur lanceur, avec David Lamiray, Vice-président de Rouen Métropole.

\r\n\r\nLe public peut communier sur le terrain avec ses joueurs. Le moment est à l’immortalisation de ce nouveau succès des Huskies, une machine à gagner des titres.\r\n\r\nUltime cocktail d’après match. Bénévoles, partenaires, joueurs, dirigeants, amis du club… tous se retrouvent pour célébrer cette victoire. Géraldine Gardette, Directrice générale de la Plaine Normande, venue de Caen pour supporter ses Huskies, apporte un chaleureux soutien au club. Personne ne veut partir. Chacun profite de ces moments de douceur. Certains regardent le magazine de France 3 Normandie sur leur tablette…\r\n\r\nLa-soirée\r\n\r\n22 heures. La nuit tombe. Les Huskies occupent le premier étage du All Sport Café. Joueurs et dirigeants se retrouvent pour diner. Les discussions qui vont durer jusqu’au milieu de la nuit. A deux heures du matin, Keino Perez est toujours là avec les dirigeants Richard Moreau, Cyril Vissac, Pierre-Yves et Xavier Rolland. Ca parle de projets. Dernier joueur encore présent, Kenji Hagiwara passe derrière le bar et joue au barman. Les Huskies ont réalisé deux de leurs trois objectifs. Ils ne pensent déjà plus qu’au dernier, celui de champion de France.\r\n\r\n