D1 Rouen et Sénart au coude à coude

| Publié par | Catégories : Baseball, Clubs, Compétition, Équipes, Infos Générales, Joueurs

Si la tendance se maintient, et malgré tout le respect que méritent les autres équipes du championnat, on ne voit pas vraiment qui pourrait empêcher une finale Rouen – Sénart au mois d’août prochain. Si les bookmakers anglais s’intéressaient au championnat de France, parier sur une affiche comme celle-ci ne rapporterait pas bien gros.\r\n\r\nCe qui permet d’affirmer cela, c’est l’âme et le cœur du baseball : les statistiques. Grâce au travail remarquable effectué par la CSNB, il est possible de mesurer à quel point la domination des deux formations est totale sur le championnat. A chaque catégorie statistique importante, ou presque, on trouve l’une des deux à la première place, et le plus souvent suivie par l’autre. Montpellier parvient de temps en temps à briser l’harmonie, 1er au home-run avec 4 (ce qui n’est pas évident, quand on connaît les distances à Veyrassi) et largement premier en double-jeu avec seulement 8 concédés, un chiffre remarquable.\r\n\r\nMais sinon, Rouen et Sénart on fait place nette, et ce qui est tout à fait intéressant est que leur profil statistique est pratiquement identique, ce qui augure de débats passionnants en cas de retrouvailles finales.\r\n\r\nCopie conforme\r\n\r\nQuelques exemples montrent cette gémellité. .305 pour Rouen et .304 pour Sénart en moyenne. 197 runs à 190 pour Sénart (qui a un match de plus), 159 RBI pour Rouen, 158 pour Sénart, 42 doubles pour les 2 équipes, 15 triples à 13 pour Rouen, 124 buts sur balles pour Rouen contre 123, 15 double-jeux pour les frappeurs sénartais contre 13, 16 sacrifices flys accordés pour les 2, 8 (Rouen) et 9 (Sénart) sacrifice hits. Le pourcentage de réussite de vols est de 82,2 pour Rouen et 80,9 pour Sénart, La moyenne défensive des 2 équipes est de .962 et .961. Leurs lanceurs ont lancé exactement le même nombre de strike-out : 179. On frappe pour .183 contre le pitching rouennais et .189 contre le pitching sénartais.\r\n\r\nIl demeure quelques différences, Sénart vole plus (72 contre 65), mais Rouen défend mieux contre le vol (.583 contre .611). La moyenne de points mérités des Huskies est stratosphérique (1,64 contre 2,50) et les lanceurs rouennais sont plus précis (53 BB contre 78). Les frappeurs sénartais aiment « en prendre une pour l’équipe » (34 frappeurs atteints contre 18).  Mais c’est, dans l’ensemble, presque de la copie conforme.\r\n\r\nLa domination statistique de deux équipes se retrouve au niveau individuel. Quelques joueurs parviennent à troubler le jeu : le jeune montpelliérain Fred Walter, le plus présent sur les sentiers, le puissant cogneur chartrain Douglas Rodriguez, qui domine en slugging, la machine à frapper des Barracudas, Will Musson, leader en RBI, le mobylette des toulousains, Alexander Perdomo, meilleur voleur de buts ou encore Gehle (Clermont), leader en strike-out et Garcia (Toulouse), leader en batting average against. Mais, dans tous les top-10, on trouve du rouennais et du sénartais à la pelle.\r\n\r\n

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Andrew Medeiros (Rouen) et Larry Infante (Rouen) – Crédit photos Glenn Gervot/Huskies

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Nick Masonia (Sénart) et Jacques Boucheron (Sénart) – Crédit photos Glenn Gervot/FFBS

\r\n\r\nMasonia se distingue\r\nA ce petit jeu, Nick Masonia s’avère le plus complet. En prenant les 12 catégories les plus importantes (Avg, Slg, Opb, Runs, Hits, RBI, doubles, triples, HR, BB, HP, vols), il est présent à 10 reprises dans le top-10, dont 3 fois au 1er rang (hits, doubles, BB) et 7 fois dans le top-3. Larry Infante et Jacques Boucheron sont présent 7 fois dans un top-10 et Andrew Medeiros et Pierrick Lemestre 6 fois, Florian Peyrichou et Maxime Lefevre 5 fois. . Chez les lanceurs, le trio McNabb / Jensen / Mottay et le dynamic duo Ozanich / Vaugelade sont présents dans le top-10 dans toutes les catégories.\r\n\r\nIl reste 5 matches aux Huskies, plutôt contre le bas de tableau (PUC, Savigny, Clermont) et 4 aux sénartais, avec un affrontement un peu plus difficile contre les Barracudas et un autre contre le PUC, pour changer ces tendances, mais, au bout des 28 journées, la domination des deux clubs ne devrait pas faire de doute.\r\n\r\nDes collectifs parfaitement réglés, des individualités dominantes, si les stats disent la vérité, la (probable) finale Rouen – Sénart pourrait être l’une des plus intéressantes de l’histoire. Après, les chiffres ne parlent pas de la psychologie, de la façon d’affronter les situations difficiles, de la culture de la victoire, des 4 succès à 1 de Rouen face aux sénartais cette saison, de l’impossibilité historique des Templiers de battre Rouen dans un match décisif. C’est ce qui fera aussi le sel de cette éventuelle finale.\r\n\r\n
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Owen Ozanich et Yoann Vaugelade (Rouen) – Crédit photos Glenn Gervot/FFBS

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Max McNabb, Jonathan Mottay et à droite Jimmy Jensen (Sénart) – Crédit photos Glenn Gervot/Huskies