Coupe d’Europe – Les Huskies sont lancés

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Le match France – Croatie du 9 septembre prochain, à l’occasion de la première journée du championnat d’Europe des nations, comme aujourd’hui à Rouen avec les demi-finales de la coupe CEB. Les deux représentants français, Rouen et Montpellier vont en effet affronter les deux représentants croates, Karlovac et Split. Pour l’instant, le duel tourne à l’avantage des tricolores, puisque en match de poule, les Huskies ont écrasé Split et les Barracudas sont venus à bout de Karlovac dans un match à rebondissement.\r\nJusqu’ici, tout va bien pour les Huskies. Même la météo. Bien-sûr, on préférait un vrai temps de mois de juin, mais l’expérience européenne des rouennais fait qu’ils savent qu’une Coupe d’Europe peut être humide, rappeler-vous Grossetto en 2009 ou Brno en 2010 pour les plus anciens. Et étant donné les trombes d’eau qui se sont abattues sur la France ces dernières semaines, les organisateurs peuvent pousser un ouf de soulagement en voyant que tous les matches se sont joués en temps et en heure.\r\n\r\nL’immense Infante.\r\n\r\nlarry-senart\r\nCe qui va bien aussi, c’est le sportif. Les Huskies ont passé à peine plus de 5 heures sur le terrain pour jouer leurs trois matches. C’est important à double titre : d’abord, avec le froid, rester le moins longtemps possible sur le terrain (et plus encore, le moins de temps possible en défense) est précieux pour la suite des évènements. Ensuite, pour la confiance : 3 mercy-rules, cela fait du bien au moral et aux statistiques. Les Huskies veulent gagner cette coupe d’Europe, et pour l’instant, soyons honnêtes, on ne voit pas ce qui pourrait les en empêcher.\r\nLes rouennais ont été portés par l’immense Larry Infante, qui a décidé de faire de cette coupe d’Europe son terrain de jeu. En trois matches, .800 de moyenne, 3 HR, 14 points produits, et on passe quelques gros doubles jeux tournés en défense, c’est tout simplement inhumain. Les suisses de Zürich ont d’ailleurs décidé de lui donner deux fois la première base hier. Cela a marché une fois, mais le seconde, Jonathan Jaspe a rappelé que lui aussi, il sait ce que frapper veut dire, en cognant un double. C’est essentiel pour Keino Perez de pouvoir placer une protection de ce niveau derrière son meilleur frappeur.\r\n\r\nKarlovac, le Rouen croate.\r\nOn pourrait empiler les stats offensives ou défensives pour illustrr la domination rouennaise, saluer par exemple l’impeccable sortie d’un Guillaume Hérichard, qui a une nouvelle fois rappelé qu’il avait tous les atouts pour être un des meilleurs lanceurs français, mais on s’attardera juste sur un symbole de la force rouennaise, dans la 7è manche du match contre Zürich, alors qu’il manquait 2 points pour arriver à la barre des 10 points d’avance. Perez décide de faire confiance au jeune Valentin Durier, qui, pour sa première frappe européenne cogne un double de deux points au champ centre. A Rouen, le danger vient de partout.\r\nViendra-t-il de l’Olimpija Karlovac ? Avec leurs 13 titres de champions, ils sont un peu les Huskies de la Croatie. Cette saison, ils évoluent dans « l’Eurointerleague » qui rassemble les meilleures équipes de Hongrie, Croatie, Serbie, Slovaquie et Slovénie. Ils connaissent un début de saison délicat, avec une fiche de 5-7. Et ils n’ont pas vraiment impressionné depuis le début de cette coupe d’Europe avec une victoire sans convaincre contre Minsk, une sortie plus solide contre Vienne et une défaite contre Montpellier dans un match qu’ils auraient pu gagner.\r\n\r\nDes bras reposés.\r\nAu niveau européen, leurs références restent modestes ces dernières saisons. Ils ont gagné deux fois (en 2010 face à Vienne et en 2015 contre Leksand) ceux qui été alors le « Qualifier », le tournoi de qualification pour le groupe A, mais ne sont jamais parvenus à se hisser à l’étage supérieur. En 2010, d’ailleurs, les Huskies leur ont sévèrement barré la route avec deux victoires 8-4 et 15-1 lors du tournoi de barrage (Rouen avait ensuite disposé de Sollingen). Pour l’anecdote, de cet affrontement, il reste trois joueurs côté croate (Sertic, Nitrovic, Vukmirovic) et quatre chez les Huskies (Hagiwara, Combes, L.Piquet, A.Piquet).\r\nLes rouennais ont les faveurs du pronostic, c’est évident. D’autant qu’on ne sait pas trop qui pourra prendre la balle pour les croates, qui ont largement entamé les réserves de leur rotation. Feront-ils confiance à leur américain Darrah, qui a lancé un match complet de 113 pitches lors de la première journée ? Rappellerons-t-il leur international Antonio Horvatic, utilisé 4 manches en relève jeudi ? Donneront-t-il la balle à un de leur starters régulier, Alen Vukmimoric, entré en relève hier Montpellier ? Difficile à savoir quel sera le choix des croates, mais il ne semble pas qu’ils partiront avec leurs meilleures forces à ce niveau.\r\nAlors que les Huskies vont faire appel à un Owen Ozanich reposé, et qui est dans une forme étourdissante comme en témoigne ses 4 dernières sorties françaises : ERA 1,01, BAA .105, 25K en 26,2 manches de travail. Les Huskies peuvent aussi compter sur un Habeck et un Piquet qui se sont économisés lors des deux premières journées, pour assurer une éventuelle relève.