Coupe d’Europe des Champions, entre premiers de la classe !

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C’est une véritable Ligue des Champions que le tirage au sort a réservé aux rouennais pour leur retour au plus haut niveau européen. Les champions de France auront face à eux le champion des Pays-Bas, le champion d’Italie et le champion d’Allemagne. L’autre poule ne propose que des vaincus en finale (Amsterdam, Rimini, Regensburg) et San Marin, l’éternel qualifié.

Pour ajouter à ce menu chargé, on remarque que les trois adversaires des Huskies, outre le fait d’avoir remporté leur titre national, ont été l’an passé toutes les 3 les numéros 1 de leur pays en moyenne offensive et en ERA : .314, 1,66 pour Rotterdam ; .321, 1,84 pour Mainz et .285, 1,85 pour Bologne.

Cela posé, les Huskies savaient qu’en retrouvant leur épreuve favorite, celle qui leur a donné tant d’émotions, ils allaient se frotter à ce qui fait de mieux. Mais c’est aussi cela qui fait les plus beaux souvenirs : la folle chevauchée de 2007 et cette finale à un coup de batte de basculer, l’incroyable 1er avril 2009 avec la double victoire contre Tenerife et Amsterdam, le bras de fer contre Parme en 2011, l’épopée de 2012 et la victoire dans une ambiance bouillante contre Regensburg pour la qualification en final four, la revanche contre Kinheim en 2013, le scalp de Nettuno en 2014…

De haut en bas, les adversaires de Rouen en poule: Rotterdam, Bologne et Mainz.

Les trois équipes que Rouen va affronter début juin à Regensburg ont déjà croisé le chemin des Huskies. Mainz en 2008, pour une victoire 7-5 après un rain-delay et un début de match difficile (5 points encaissés en deuxième manche), et avec un Keino Perez des grands jours à la manœuvre pour un match complet. Bologne, ce fut plus difficile en 2010, un mauvais cru pour les Huskies, une défaite 0-10 puis un résultat plus serré au final four 2012 (défaite 1-4). Enfin Rotterdam, ce fut le coup de tonnerre de 2012, la victoire sur le terrain des hollandais. Ceux qui l’ont vécu se souviennent encore du double avec les buts remplis de Gauthier en 2ème manche et du sauvetage héroïque de Perez.

Le moins expérimenté des trois est Mainz, qui a remporté son 1er titre de champion d’Allemagne l’an passé. Ils ont battu en play-offs successivement Paderborn, Heidenheim et Regensburg, trois victimes qui en disent long sur le niveau que Mainz avait l’an passé. L’équipe compte sur quelques internationaux allemands contre les frappeurs Boldt, de Wolf et Kotowski, le lanceur Stoecklin ou le closer Stahlman, ainsi qu’un des piliers de la sélection suédoise, Peter Johannesen. En 2016, son lanceur américain Eric Messingham avait fait des merveilles. Il a été replace cette année par un autre américain, Riley Barr, l’ancien lanceur de la prestigieuse équipe universitaire de New Mexico…

Bologne est plus habitué aux joutes européennes avec ses 10 titres de champion d’Italie et ses 5 Coupes d’Europe. L’effectif est un galaxie de supers joueurs, dont le shortstop venezuelien Ronny Cedeno, aux 800 matches de MLB, le catcher venezuelien Osmar Marval (800 matches en ligues mineurs), l’italio-venezuelien Juan-Carlos Infante, ou le lanceur gaucher Matthew Zielinski (9-0, 0,53 de ERA l’an passé). Du côté des purs italiens, Alessandro Vaglio a été le meilleur frappeur de la squadra aux derniers championnats d’Europe. On retrouvera d’autres internationaux comme Alex Sambucci et les lanceurs Lucas Panerati et Nicolas Pugliese qui avait closé contre la France l’été dernier.

Rotterdam, c’est encore plus gros, avec 7 titres européens et 14 titres hollandais. Les internationaux français feront peut-être de nouveau face au lanceur belge Kenny Van den Braden, qui avait accordé 3 points et 7 hits en 7 manches aux bleus lors du dernier Euro, ou retrouveront un vieux routier du baseball européen, Diegomar Markwell, toujours aussi solide à 36 ans passés ou encore le dominicain Orlando Yotema. Du côté offensif, entre Gianison Boeckhoudt, Dashenko Ricardo, Dwayne Kemp, Christian Dias, Benjamin Dille c’est de l’international néerlandais fort, puissant et solide.

Mais céder à la tentation du « name dropping » c’est se poser en victime d’avance. Ce que sont loin d’être les Huskies, qui savent depuis 10 ans maintenant regarder le reste de l’Europe les yeux dans les yeux. C’est l’ultime rêve, l’exploit de toute une vie, la dernière référence que veulent atteindre un jour Perez et ses hommes, soutenus par tout un club. Celui de graver son nom au plus haut de l’Europe. Pour y parvenir, de toute façon, il faudra battre de géants. Et ça, Rouen sait parfaitement le faire.

CHAMPIONS CUP, MODE D’EMPLOI

Les équipes seront réparties dans deux poules de 4. Les deux premiers seront qualifiés pour les demi finales. Les autres s’affronteront pour éviter la dernière place, synonyme de rétrogradation en 2018.

Champions Cup

Group A 1) Curacao Neptunus (NED) 2) Rouen Huskies (FRA) 3) BSC Mainz Athletics (GER) 4) CNF Unipolsai Bologna (ITA)

Group B 1) L&D Amsterdam (NED) 2) Legionaere Regensburg (GER) 3) A.S.D. Rimini (ITA) 4) ASD San Marino (SMR)

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