#ChaseFor12 – 2015, Rouen CHAMP11ON

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Match 1 : Montpellier bat Rouen 4/0

ROUEN 000 000 00- 0 6H 2E

MONTPELLIER 002 000 00- 4 9H 0E

ROUEN : Lefevre (6), Piquet (4), Infante (5), Gauthier (3), Marche (2), McKenzie (1), Dagneau (7), Gleeson (puis Paturel) (9), Combes (8)

Les battes rouennaises étaient éteintes. Si gagner une finale était une promenade de santé, cela se saurait. Les Huskies le savent bien, eux qui ont souvent bataillé jusqu’au fond de leur courage et de leurs forces pour accumuler leurs 10 coupes. Il semble bien que la French Serie 2015 soit de ce calibre : un combat qu’il faudra gagner avec la tête et les tripes, avec la rage et la lucidité, avant la technique et le talent. Car Montpellier ne lâchera rien. On s’en doutait un peu, on en a eu la confirmation dans une première manche que les Barracudas ont maitrisé de bout en bout. Dans la lancée de leur demi-finale contre Sénart, ils ont appliqué la même méthode aux rouennais, celle de ne rien lâcher et de profiter à fond des moindres opportunités ou relâchement adverses.\r\n\r\nWill Musson a été le chef d’orchestre de cette victoire 4-0. Il n’a jamais été vraiment inquiété au monticule, avant une petite faiblesse de 9 manches, quand le cap des 110 lancers été largement franchi. Il a su notamment fermer la porte avec beaucoup d’autorité dès que son équipe à pris l’avantage. Entre la 3è et la 8ème manche, il n’a donné aucun coup sûr (un seul BB) aux 16 frappeurs qu’il a affronté. Attaquant la zone avec beaucoup d’autorité et avec d’efficacité, tant sur ses rapides que sur ses balles à effet.\r\n\r\nEn face de lui, Mac Kenzie, malgrè ses 10K, a été moins dominant qu’à l’ordinaire. Il n’a connu qu’une manche tranquille, la 6ème, mais a du faire face continuellement aux vagues d’assauts des Barracudas, très agressifs dans leur approche à la plaque.\r\n\r\nLe coup est passé près dès la 2ème manche avec les coureurs en 1 et 2 et aucun retrait, mais l’américain a su fermer la porte contre le bas du line up. Mais le haut du line up a fait le travail dans la manche suivante. Un hit de Herman, un autre de Musson (les scoreurs, confondant faux rebond et coup-sûr, ont débité Infante d’une erreur) pour commencer. Puis Cros frappe un simple au centre, les buts sont remplis, coach Mayeur arrête Hermann en 3ème base, mais la défense rouennaise cafouille, Dagneau relai vers le marbre, la balle file dans le backstop et tous les coureurs avancent d’une base. C’est 1-0 puis 2-0 sur le ballon sacrifice de Felices.\r\n\r\nWill Musson a remporté la victoire\r\n\r\nMacKenzie parviendra à garder son équipe dans le match jusqu’à la 8ème manche, quand Felices, encore lui, frappe un simple de deux points qui met la partie hors de portée des Huskies.\r\n\r\nPendant ce temps, les battes rouennaises ne parviennent pas à s’imposer. Montpellier joue parfaitement sa partition en défense, avec un remarquable Grégory Cros à l’arrêt court, qui réussit tous les jeux. Et un peu de malchance se mêlait à l’affaire, en 3èm manche : Gleeson commence par un simple, et après un retrait Lefevre frappe un roulant qui s’apprête à traverser l’avant champ, donnant aux Huskies une position idéale, coureur en 1 et 3 et les grosses battes à venir. Mais Gleeson ne parvient pas à éviter la balle, la touche du bout du talon, pour un retrait qui a été peut-être un tournant de la partie.\r\n\r\nUne ultime poussée de 9ème manche aurait pu donner un dernier espoir aux Huskies, mais un double jeu parfaitement tourné par Walter et Moschetti éteignait la menace. Dommage, car deux autres hits étaient frappés par la suite, mais sans pouvoir pousser un coureur plus loin que la 2ème base. Les Huskies n’ont d’ailleurs jamais touché la 3èmebase dans ce match. L’absence de Lusson, blessé à la main, aura aussi pesé assez lourd dans l’équilibre du line up rouennais.\r\n\r\nSi une fin de match donne le ton du prochain affrontement, celle-ci est plutôt encourageante pour les rouennais. Perdre un premier match d’un 3 de 5 n’est pas confortable, mais ils connaissent la situation, ils l’ont déjà connu. Ils ont été bousculés, secoués comme sans doute jamais cette saison. Mais ils ont encore toutes les cartes en main pour revenir de Montpellier avec un partage des victoires, ce qui constituerait somme toute une performance plus qu’honorable.

Match 2 : Rouen bat Montpellier 3/0

ROUEN 100 200 000 3 10H 1E

MONTPELLIER 000 000 000 0 6H 2E

ROUEN : Lefevre (6), Piquet (4), Infante (5), McKenzie (9), Marche (2) , Gauthier(3), Dagneau (7), Duchossoy (DH), Combes (8) , Ozanich 1

1ERE MANCHE Rouen doit prendre les devants. Il faut sauter à la gorge des Baracudas. C’est ce que font Lefevre et Piquet. Deux hits et coureurs dans les coins pour Infante. Il s’élance sur le premier pitch pour un double jeu. Mais Lefevre score. 1/0 pour Rouen. McKenzie est atteint par lancer puis Marche frappe un roulant. Owen Ozanich retire sur strike out Martin puis Herrmann. Musson frappe roulant.

2EME MANCHE Gauthier frappe une flèche en champ centre. But sur balles soutiré par Bastien Dagneau. Sébastien Duchossoy au bâton.Dagneau file en 2 sur une balle passée, puis Duchossoy frappe un pop sur la 1ere base. Combes au bâton. Roulant sur premier but. Deux retraits faciles pour Ozanich. Walter frappe un hit puis vole la 2. Mais Moschetti est retiré sur K.

3EME MANCHE Lefevre frappe un ballon dans le champ. Piquet à la frappe: Pop sur arrêt court. Et pop sur receveur d’Infante. Foulongne est accueilli par un strike out. Greg Cros: un hit dans la droite. Matthew Martin est au bâton. Greg Cros tente de voler la 2. Il est retiré ! Good job Boris Marche !  L’Américain frappe un ballon dans le champ droit.

4EME MANCHE Jeff McKenzie pour débuter la manche. C’est un hit dans le centre. Marche est à la plaque. sans surprise, il pose le bunt sacrifice pour faire avancer McKenzie en 2. David Gauthier: c’est un nouvel hit. McKenzie file au marbre. Rouen mène 2 à 0. Bon boulot David ! Dagneau l’imite. Hit. Coureurs en 2 et 3. Duchossoy se présente au bâton. Thomas Meley part s’échauffer dans le bullpen. Le catcher Herrmann tente de couper Dagneau en 1ere. le lancer file en champ droit. David file au marbre, belle course et beau plongeon, pour le 3me point des Huskies. Et Bastien est en 2. Hit de Duchossoy. Coureurs dans les coins. Combes frappe roulant qui rebondit devant lanceur et Dagneau est retiré dans u jeu de contact au marbre. Pop de Lefevre sur le 2me but. Rouen mène 3/0. Herrmann est retiré sur trois prises. Musson est retiré sur roulant sur arrêt court. Hit de Greg Cros qui transperce l’avant champ malgré plongeon de Maxime Lefevre. Et Strike out pour Felices (le 6me d’Owen). La slider était parfaite. Bon boulot, il était important de ne pas prendre de point dans cette manche.

5EME MANCHE Luc Piquet: grosse claque dans la gauche. C’est un hit.  Amortie sacrifice parfaite d’Infante. Piquet est en 2. McKenzie frappe dans le champ et gros plongeon de Foulongne le long de la ligne pour le 2me retrait. t le 3me suit avec un pop de Boris Marche sur arrêt court. Walter frappe sur Combes. Un lancer, un retrait. Moschetti: strike out. Mengoli: K également.

6EME MANCHE David Gauthier: flèche pour le champ centre. Dagneau: flèche dans le champ droit. 2me retrait. Duchossoy dest le 3me retiré suite à un roulant sur arrêt court, Greg Cros. Greg Cros, justement, va débuter la manche au bâton. Il a un coup sûr dans le match. Mais cette fois, il frappe un roulant sur Infante qui fait le retrait en 1ere. Matthew Martin: il frappe un simple (sous le gnt de Luc Piquet, hit ou erreur ?). Herrmann est à la frappe. Beau pickoff, très serré, Martin est sauf d’un rien. Martin tente de voler la 2, il est retiré en 2. Enorme Boris Marche !!! Herrmann frappe un roulant sur Piquet pour 3me retrait.

7EME MANCHE Combes tente le bunt sur la 3 mais Walter fait le jeu. Retiré en 1ere sur un jeu serré. Solide frappe de Lefevre sur 3 mais Walter fait à nouveau le retrait. Luc Piquet fait monter le compte mais est strike out sur son swing. Will Musson en attaque pour les Barracudas. Comme lors de ses deux premiers passages au bâton, il frappe un roulant. Infante fait un gros jeu défensif en allant loin à gauche et il lance à temps en 1ere. Anthony Cros est sauf en 1ere sur une erreur de Maxime Lefevre sur une balle bondissante. Felices au bâton. Cros avance en 2 sur une wild pitch, la balle rebondit devant Boris Marche… Ballon dans la droite de Felices. Il est retiré mais Cros se glisse au 3e coussin.Très bellecourse de Bastien Dagneau qui capte le fly loin derrière lui. Strike out pour Walter. Enorme Owen ! Montpellier ne score pas. Toujours 3/0. Un gaucher remplace un gaucher. Thomas Meley entre en relève

8EME MANCHE Ballon d’Infante sur premlier but. McKenzie: il est ateint par un lancer sur un compte de deux prises-0 balle. Boris Marche va tenter de le faire avancer. Jeffrey est retiré sur tentatoive de vol. Marche frappe un hit. Et David Gauthier est le 3me retrait sur un fly dans la droite. Guiraud entre en jeu. Petit ballon pour Dagneau.Mengoli frappe un hit qui passe au dessus de l’avant champ. Enorme strike out sur Greg Cros, qui s’énerve… Mengoli vole, puis Martin frappe un hit. Deux retraits et coureurs dans les coins. Montpellier ne céde pas et pousse. L’Américain Herrmann est à la frappe. Il peut relancer Montpellier. Owen travaille ses lancers à l’extérieur. Après une grosse bataille, et plusieurs fall balls, Herrmann frappe dans le champ centre. Une balle captée par Oscar Combes…Ouff !

9EME MANCHE Dagneau: très haut ballon dans le champ. Un retrait. Duchosoy: roulant sur la 3me base. Retiré. Oscar Combes obtient un but sur balles. Lefevre: il frappeun hit. Coureurs en 1 et 2 pour Luc Piquet. Hit à nouveau signé Piquet. Les buts sont remplis pour Infante. Un hit scellerait la recontre. Mais le Vénezuelien frappe un faible ballon. Dommage. Allez, trois retraits à faire. Yoann Vaugelade entre pour closer. Willl Musson. Trois fausses balles. Puis strike out sur élan. C’est ça Yoann !! Anthony Cros frappe une flèche pour Combes. Deux retraits. Et Felices un roulant pour Infante. Game over.\r\n\r\nRouen bat Montpellier 3/0 et égalise dans la série.

Match 3 : Rouen bat Montpellier 6/4

MONTPELLIER 001 000 012 4 6H 1E

ROUEN 020 111 01- 6 10H 2E

Le terrain Pierre Rolland n’avait jamais connu une telle affluence. Un millier de personne s’est entassé dans la tribune et tout le long des grillages. Et le coup d’envoi du match a été donné par Nicolas Mayer-Rossignol, Président de la Région Haute-Normandie, Pascal Martin, Président du Département de Seine-Maritime, David Lamiray, Vice Président de la Métropole Rouen Normandie, Yvon Robert, maire de Rouen et Valérie Fourneyron, députée et ancienne Ministre des Sports. Poussé par son public, Rouen ouvre son compteur points en deuxième manche grâce notamment à deux frappeurs qui vont faire di mal au Barracudas tout au long du match: Kenji Hagiwara et Bastien Dagneau. Hagiwara frappe un hit (il en frappera trois dans le match dont un triple) et Dagneau cogne un double le long de la ligne du champ gauche qui envoie son coéquipier jusqu’au marbre (1/0). Bastien Dagneau qui marquera quelques instants plus tard sur un ballon sacrifice de Gleeson (2/0). Montpellier réagit dès la manche suivante. Après deux retrait, Greg Cros obtient un BB. Puis Martin est sauf sur une rreur, un lancer de Lefevre hors cible en 1ere. Les coureurs sont en 2me et 3me base pour Herrmann qui place la balle en lieu sûr pour le premier point ds Barracudas. Mais Musson ne peut prolonger la poussée sudiste. il frappe un roulant sur arrêt court. Rouen va tranquillement creuser l’écart. En 4me manche, Marche, Hagiwara enchainent les hits. Puis Dagneau dans le rôle du producteur de points frappe un double qui envoie Marche scorer (3/1). Puis en 5me, Lefevre ouvre le bal par un simple suivi d’un vol de la 2. Et cette fois, c’est Infante qui claque la balle dans le trou vers la clôture pour un double, synonyme d’un 4me point. 4/1.\r\n\r\nEn 6me, le premier frapper rouennais, Hagiwara, accueille le lancer de Musson par un triple en champ droit. Le coup sûr de Gleeson permet à son coéquipier de croiser le marbre pour un 5me point. 5/1. Rouen construit peu à peu sa victoire ? C’est méconnaitre les Barracudas qui vont pousser sur la fin. 8me manche: BB à Greg Cros puis hit de Martin. Herrmann frappe un roulant sur Infante qui tourne le double jeu. Mais Musson frappe un simple derrière, qui permet à Cros de marquer (5/2). Luc Piquet tourne le double jeu en 8me manche. Montpellier marque ? Rouen réagit. Sur son deuxième lancer, Dagneau catapulte la balle au delà des clôtures pour un homerun solo. 6/2 à l’entame de la dernière manche. Suffisant pour ne pas trembler ? Jeff McKenzie quitte le match (8IP, 4H, 2 points dont 1 mérité, 3BB, 6K,) et laisse la balle à Yoann Vaugelade. Le jeune lanceur rouennais a pris l’habitude de terminer les matchs. Mais la manche débute mal avec un BB accordé à Felices. Puis un simple de Walter et de Mengoli. Les buts sont remplis et aucun retrait. Le point d’égalisation est au bâton. Andrades frappe un roulant sur Piquet mais le deuxième but jongle avec la balle et ne peut tourner le double jeu. Il retire le coureur en 1ere mais un point est marqué. 6/3. Un retrait et deux coureurs sur les buts.Greg Cros frappe un roulant sur Lefevre. le 3me but rouennais effectue le deuxième retrait alors qu’un nouveau Montpellierain croise le marbre. 6/4. Deux retraits et coureur en 2. L’Américain Matin est à la frappe. Sur un compte de deux balles et deux strikes, il envoie le ballon haut dans le ciel vers le champ droit. Bastien Dagneau (3 hits, dont deux doubles et un homerun, 3RBI) capte la balle. Game over. Rouen remporte le match 3 6 à 4 et mène deux victoires à une dans la série.

Match 4 : Rouen bat Montpellier 6/4

MONTPELLIER 010 000 021 4 8H 3E

ROUEN 050 000 10- 6 10H 1E

Le terrain Pierre Rolland a nouveau pris d’assaut pour ce nouveau match de la série finale. Un public crispé en 2me manche lorsque Montpellier ouvre le score suite à un triple d’Anthony Cros et un simple de Felices, puis bruyant derrière une équipe de Rouen qui bouscule son adversaire, toujours en 2me manche. Tout commence par un hit by pitch pour Marche. Hagiwara enchaine avec un solide roulant qui échappe à Greg Cros à l’arrêt court. Dagneau, encore lui (3 hits dans le match 3 avec deux doubles et 1 HR, 3RBI), place la balle en lieu sûr, ce qui permet à ses deux coéquipiers de croiser le marbre. Rouen mène déjà 2/1. Gleeson place l’amortie. Langloys veut jouer le retrait en 2 mais trop tard. Puis Combes l’imite. Superbe amortie le long de la ligne du 3me but. Walter charge mais ne peut maitriser la balle. Tout le monde est sauf. Un long ballon sacrifice de Lefevre offre un 3me point. 3/1. Infante frappe un simple, imité par Gauthier. Rouen marque deux fois et mène 5/1. Rouen va gérer les manches suivantes. Et même creuser un peu plus son avance en 7me manche quand l’inévitable Dagneau frappe un simple avec Gauthier sur les sentiers.6/1. La victoire se dessine mais comme lors du match 3 Montpellier va pousser fort en fin de match. Andrades, simple, Anthony Cros, double, précipite la sortie d’Ozanich. Vaugelade vient fermer la porte. Un roulant de Martin permet à Montpellier de marquer un premier point.  6/2. Puis un ballon sacrifice d’Herrmann donne un nouveau point. 6/3.\r\n\r\nLa 9me va être crispante. Nouveau double d’Anthony Cros, en feu. Felices frappe un roulant sur Infante. Un retrait facile ? Mais erreur de lancer et Cros en profite pour marquer. 6/4. Walter y va de son simple également. Mengoli frappe un roulant pour un retrait. Moschetti sur son swing plonfge sur le marbre, gênant Marche qui tentait de relayer sur l 3 sur un vol de but. Une interférence est appelé pour un 2me retrait. Gregory frappe un nouveau simple. Les buts sont remplis pour Martin. McKenzie vient closer. Il retire sur strike out son compatriote. Rouen est champion.\r\nLe 11me titre, après ceux de 2003, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, et 2015 !\r\n\r\nOwen Ozanich est désigné MVP de la finale. Jeff McKenzie meilleur lanceur de la saison.

Un jeu, une image, que vous retiendrez de cet titre et de cette finale ? Oscar Combes : La performance de Bastien (Dagneau) lors des matchs 3 et 4. Dès l’échauffement, samedi, on sentait qu’il allait être décisif au bâton. Il frappait avec beaucoup de puissance et de confiance, et c’est difficile de battre un frappeur comme ca à ce moment là, on a beau tout essayer, il trouvera toujours un moyen de vous battre. Ce genre de performance est très rare, et cela est arrivé au meilleur des moments pour nous. Maxime Lefevre : Le dernier jeu. Strike out sur le dernier pitch de Jeffrey (McKenzie). Boris (Marche) qui saute dans les airs, c’est gagné ! La récompense d’une très belle saison réussie par un groupe incroyable.dernier-retrait« Le dernier jeu. Strike out sur le dernier pitch de Jeffrey (McKenzie). Boris (Marche) qui saute dans les airs, c’est gagné ! » Maxime Lefevre

Yoann Vaugelade : Le homerun de Bastien (Dagneau) lors du match 3 est l’image que je garde de cette finale. Il a fait une super saison au bâton et le homerun en finale devant toutes les personnes présente est une belle récompense de son travail.

Dylan Gleeson : La finale a été dure. Tous les matchs ont été éprouvants… Cela explique cette explosion de joie quand le dernier retrait a été fait. Cela rend la victoire d’autant plus magique.joueurs2joueursCrédit FFBS Glenn Gervot

Owen Ozanich : Pour moi, c’est après le dernier match, notre discussion en groupe, quand Boris (Marche), capitaine de Rouen et de l’Equipe de France, nous dit qu’il va s’arrêter là, après son 12eme titre. Quel modèle d’excellence. Pierre-Yves Rolland (Trésorier) : Sans hésiter le dernier lancer de Jeff (McKenzie), l’appel de l’arbitre et la joie intense des joueurs qui s’en est suivie.

La finale s’est elle déroulée comme vous l’imaginiez ? Oscar Combes :  oui, compte tenu de notre saison, la finale s’est déroulée comme prévu. Après un faux départ au match 1, on a géré nos matchs du début à la fin, comme en saison ou lors du Challenge, sans paniquer, en restant soudés. Les finales, on sait les jouer, à aucun moment, j’ai douté, et pour être honnête, jouer un match 5 ne m’aurait absolument pas déplu!  Yoann Vaugelade : On savait que ça allait être disputé contre Montpellier. Forcément. Ils ne lâchent rien. Mais cette année, on avait vraiment une grosse équipe. J’étais vraiment confiant. Keino Perez : Oui, cela a été une finale serrée et intense. Je n’avais pas envisagé autant d’erreurs en défense, mais bon ! Je savais que pour gagner, il fallait jouer comme lors des précédentes finales victorieuses, comme une équipe, tous prêts à jouer leur rôle…

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Crédit FFBS Glenn Gervot

Owen Ozanich : Oui, nous avons bien joué globalement, nos leaders étaient présents, ce n’était pas aussi facile que la saison régulière, mais on s’y attendait.\r\n

« En plus, on se dit forcément que ce n’est pas possible de gagner 11 titres en 11 finales d’un coté, et en perdre 10 de suite de l’autre » – Pierre-Yves Rolland

Pierre-Yves Rolland : Oui. Je savais que ce serait compliqué. Montpellier est une équipe qui compte beaucoup de très bons joueurs dans ses rangs, qui est bien coachée et qui ne lâche jamais rien. Par ailleurs, je les savais très revanchards par rapport à la finale de 2011. En plus, on se dit forcément que ce n’est pas possible de gagner 11 titres en 11 finales d’un coté, et en perdre 10 de suite de l’autre (Montpelier a remporté le championnat en 1993, 1994 et 1995, mais a, depuis perdu 10 finales de championnat). On se dit que la roue va forcément tourner. 11 finales, 11 victoires. Qu’est ce que cela vous inspire ? Oscar Combes :  c’est la culture de la gagne ! Les Huskies, ce n’est pas une équipe comme les autres. Beaucoup de monde voudrait notre secret, mais il n’y en a pas. A Rouen, on joue le baseball de la bonne façon, et on se transmet ces valeurs de la gagne, de génération en génération. Les anciens sont une grande inspiration pour les nouveaux. Ma première finale était en 2010, j’avais 17 ans, et mon joueur préféré était Kenji (Hagiwara), et aujourd’hui, je lui ai pris son champ centre ! C’est une très grande fierté et une bonne récompense! Maxime Lefevre : 11 finales, 11 victoires, cela démontre un savoir-faire, qui passe par une grosse préparation. Un groupe qui possède une excellente éthique de travail, qui croit en ses jeunes talents, qui s’appuie sur l’expérience des anciens. Une homogénéité qui fonctionne à merveille. Un encadrement et des dirigeants qui font tout pour voir leurs joueurs réussir. Yoann Vaugelade : Ca montre bien la mentalité et la qualité du club de Rouen. On est là pour gagner et c’est ce que les anciens nous transmettent très bien lorsque tu arrives dans l’équipe.

« Tous sports confondus, je ne connais pas une seule équipe qui a fait cela » – Keino Perez

Keino Perez : Huauuu, c’est vrai que c’est une stat assez incroyable. Tous sports confondus, je ne connais pas une seule équipe qui a fait cela. Il y a quelque chose de spécial chez les Huskies. Chaque finale a été différente mais à chaque fois, on a su trouver le chemin qui mène à la victoire. C’est vraiment spécial.publicDylan Gleeson :  La culture de la gagne est gravée dans le nom des Huskies et tout ceux qui rejoignent la meute sont directement influencés par cette envie commune de gagner et de ne pas avoir de pitié. Owen Ozanich : Une fois en finale, il ne reste plus que quelques matchs à gagner, et quand on bosse toute l’année pour cela, on donne tout pour y arriver.

Pierre-Yves Rolland : C’est simplement énorme. Ces derniers jours, j’ai beaucoup de commentaires de personnes au travail me disant que c’est trop facile. Je leur réponds qu’ils se trompent, qu’il n’y en a jamais eu de facile et en particulier ce 11ème titre. J’ajoute que c’est un chiffre que j’aime assez bien puisque c’était mon numéro lorsque je jouais.