#ChaseFor12 – 2013, Rouen puissance 10

| Publié par | Catégories : Baseball, Clubs, Compétition, Équipes, Fédé et Ligue, Infos Générales
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\r\nMATCH 1 : Rouen bat Sénart 10/2. En mode rouleau compresseur\r\n

\r\n\r\nLes points tournants\r\n\r\n2ème manche : Mené 0-1, Rouen remplit les bases avec un retrait, Aponte frappe une solide flèche au champ gauche que Paturel capte de façon spectaculaire le gant renversé empêchant les Huskies de s’inscrire au score.\r\n\r\n3ème manche : Les Huskies ont égalisé après un roulant de Goniot. Avec deux retraits en coureur en 1 et 2, Ramirez fend l’air sur une troisième prise qui échappe à Bétancourt et file vers le back stop. Le frappeur rouennais sprinte vers la première où il devance d’un souffle le relais du catcher. Pendant ce Mathew Smith n’arrête pas sa course et marque le 2ème point rouennais.\r\n\r\n4ème manche : Avec deux retraits et coureur en une Oscar Combes ne peut frapper autre chose qu’une faible roulant à l’avant-champ. Mottay se saisit de la balle mais son relai passe largement au-dessus de la tête de Martinez. Piquet va marquer le 3ème point rouennais. Un triple et un double suivront, enterrant les espoirs sénartais.\r\n\r\nMATCH 2 : Sénart bat Rouen 2/1. Les occasions manquées\r\n\r\nLes points tournants.\r\n\r\n1ère manche. Avec 1 retrait et coureur en 1, Bétancourt frappe une balle qui rebondit mollement vers la 2ème base. Cela aurait pu être un double jeu, mais Luc Piquet ne parvient pas à s’en saisir dans de bonnes conditions. Tout le monde est sauf, une balle passée mettant ensuite deux coureurs en position de marquer pour Martinez, qui ne loupe pas l’occasion.\r\n\r\n4ème manche. Rouen souffre, mais Ramirez semble trouver la solution en frappant une superbe flèche au champ centre gauche. Il se retrouve en 3, avec aucun retrait. Hélas, il n’a pas touché le 2ème coussin et est retiré sur un jeu d’appel.\r\n\r\n5ème manche. Brelle concède 2 BB. Avec un retrait, Leyva entre en relève et retire Combes sur un roulant et Bert sur trois prises.\r\n\r\n8ème manche. Sénart tente d’accroître son avance et place coureur en 1 et 3 avec un retrait. Boucheron, trop gourmand, part vers la 2 trop tôt. Rodriguez le piège facilement entre la 2 et la 3.\r\n\r\n9ème manche. Après un simple d’Hagiwara, Marche frappe une flèche dans la droite qu’Hanvi ne parvient pas à capter. Les rouennais pourraient avoir coureur en 1 et 3 et aucun retrait, mais Hagiwara décide de tenter sa chance au marbre. Il sera retiré par un double relai précis de la défense des Templiers\r\n\r\n

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owen-2013

Owen Ozanich

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MATCH 3 : Sénart bat Rouen 4/0. Sénart fait taire Rouen\r\n\r\nLes points tournants.\r\n\r\n3ème manche. Rouen place ses deux premiers frappeurs (Piquet et Bert) sur les sentiers. Cespedes retire sans trembler Ramirez, Aponte et Smith.\r\n\r\n4ème manche. Nouvelle poussée des rouennais. C’est d’abord Hagiwara qui cogne une solide flèche que Paturel va chercher en plongeant. Puis, avec coureurs en 1 et 2 et un seul retrait, Goniot frappe dans un double-jeu pour mettre fin à la menace.\r\n\r\n5ème manche. Ozanich n’a lancé que 48 pitches dans ses 4 premières manches, dominant les frappeurs adverses de la tête et des épaules. Les frappeurs de Sénart le force à en lancer 20 dans cette manche, commençant à trouver la faille.\r\n\r\n6ème manche. Hanvi gagne une bataille de 9 lancers et obtient un but sur balle. Le simple de Boucheron après un compte plein l’envoie en 3. Bétancourt ne se fait pas prier pour frapper un long ballon sacrifice. Ce point sera suffisant pour Sénart.\r\n\r\nMATCH 4 : Rouen bat Sénart 7/3. Rouen ne tremble pas\r\n\r\nLes points tournants\r\n\r\n1ère manche. Bert est en 1ère et Piquet frappe un roulant signé double-jeu vers Soto. Le 3ème base de Sénart ne parvient pas à sortir la balle de son gant. Tout le monde est sauf, et Rouen marquera ensuite 4 fois.\r\n\r\n4ème manche. Boucheron frappe un double pour commencer et va en 3 sur le roulant de Bétancourt. Martinez suit par un roulant vers la 3ème base. Parfaitement placé, Smith fait le retrait au marbre.\r\n\r\n7ème manche. Martinez commence par un simple puis vole la 2ème base. Paz frappe un roulant à Piquet, qui pourrait se contenter du retrait en 1ère mais lance une prise vers Smith qui retire Martinez qui pensait être tranquillement sauf en 3. Rouen sauve un point, puisque Paturel suit par un simple.\r\n\r\n8ème manche. Rouen s’offre une bouffée d’oxygène de 3 points, avec notamment des gros at-bats de Piquet et Ramirez. Le HR de Bétancourt qui suivra perd de son effet dévastateur.\r\n\r\n9ème manche. Avec 2 retraits, Sénart place le point égalisateur au bâton. Le haut de line-up est à venir. Mais Mayeux fend l’air pour une 3ème prise qui met fin au match.\r\n\r\nBrian-2013\r\n\r\nMATCH 5 : Rouen bat Sénart 10/2. Et de DIX !\r\n\r\nLes points tournants\r\n\r\n45 minutes avant le play-ball. Keino Perez réunit ses joueurs, les motive, et s’adresse à Vaugelade en lui lançant la balle de match : « c’est toi qui starte. Tu vas nous montrer que tu es un winner ». Le jeune homme ne tremble pas.\r\n\r\n1ère manche. Sénart se fait dangereux, marque une fois, place deux coureurs sur les sentiers avec 2 retraits, mais Paturel ne peut faire mieux qu’un roulant à Smith pour le 3ème retrait.\r\n\r\n3ème manche. Après deux retraits, Bétancourt frappe un solide roulant que Ramirez va chercher très loin. Son relai est imprécis, le cubain va en 2 et marquera sur le simple de Martinez. Sénart double son avance.\r\n\r\n4ème manche. HP à Aponte, BB à Gauthier, amorti sacrifice parfait de Marche. La table est mise pour Ramirez qui ne manque pas l’occasion de créer l’égalité avec un double de deux points.\r\n\r\n4ème manche. Leyva est rentré pour éteindre l’incendie, mais a rempli les sentiers avec des BB à Smith et Ozanich. Deux retraits, Bert au bâton. La semaine précédente, il a été retiré deux fois au bâton par le cubain. Cette fois, il frappe une flèche décisive qui fait rentrer deux nouveaux points.\r\n\r\n6ème manche. Combes est en 1ère, Smith en 2ème, Ozanich au bâton. Pour contrer le bunt, la défense de Sénart multiplie les mouvements à l’avant-champ. Smith à l’œil, voit que la 3ème base n’est pas couverte, et la vole tranquillement. Ce que les américains appellent « head-up baseball » sera payant ensuite sur le roulant de Bert.\r\n\r\n8ème manche. Sénart jette ses derniers feux avec coureurs en 1 et 2 et deux retraits. Sur le premier lancer, Cespedes frappe une flèche vers le lanceur que Vaugelade capte tranquillement de volée.\r\n\r\n

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La longue saga des 10 titres rouennais s’est écrite de bien des façons. Il y eut des dominations inéluctables, des retournements de situation à couper le souffle, de bras de fer époustouflants. Il y eut aussi, et souvent, des joueurs qui se levaient, qui portaient leur équipe sur leurs épaules par le poids de leur talent de leur expérience. Roy, Denischuck, Dubaut, Hornostaj, Perez, pour n’en citer que quelques-uns.

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Si la finale 2013 entrera dans l’histoire, ce n’est pas seulement parce qu’elle permet aux Huskies d’entrer dans le club très, très fermé des champions de France à deux chiffres. Ce n’est pas non plus seulement parce qu’elle fut l’une des plus compliquées à gagner, au terme d’une saison elle-même très compliquée à gérer. C’est aussi parce que le 5ème match a appartenu à un jeune lanceur d’à peine 18 ans, Yoann Vaugelade, qui a livré un combat phénoménal récompensé de la manière la plus logique qui soit par le titre de MVP.\r\nLe « rookie » inscrit son nom sur une liste dans laquelle figure d’immenses Huskies. Il est digne au plus haut point de cet honneur. Et c’est beau symbole que le dernier retrait du match, le jeune lanceur français des Huskies l’ait obtenu aux dépends de la grande star cubaine des Templiers, Rolando Betancourt, ne pouvant rien faire d’autre que frapper un roulant à l’arrêt-court.

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Yoann Vaugelade

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Vaugelade a dominé, et surtout s’est battu avec beaucoup de sang-froid et d’intelligence. Il n’a pas eu une manche parfaite, il a souvent tiré de l’arrière dans les comptes, mais il a toujours su faire le bon lancer au bon moment. Il n’a jamais paniqué, même en trébuchant et en s’étalant de tout son long au sol en 8ème manche sur une flèche de Matthieu Brelle qu’il n’avait pu que ralentir de son gant et qu’il tentait de jouer quand même. Le frappeur suivant frappait exactement le même genre de line drive, que cette fois Vaugelade captait facilement de volée pour le 3ème retrait. Ce jeune homme apprend décidemment très vite.

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Le lanceur rouennais a survécu à un début de match difficile, concédant deux hits aux trois premiers frappeurs (simples d’Hanvi et de Bétancourt, celui-là sur un compte de 3-0) puis un point sur un long ballon sacrifice de Martinez. Un BB à Paz suivait (le jeune receveur des A’s d’Oakland, à peine débarqué de l’avion, a fini sa finale avec un triste 0 en 8 et un RBI), mais Vaugelade se ressaisissait pour forcer Paturel à frapper un roulant.

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En 3ème manche, deux simples de Bétancourt et Martinez doublaient la mise. Ce fut le moment choisi par Vaugelade pour fermer la porte. Aux 15 frappeurs suivants, il n’accordait aucun coup-sûr. Seuls deux BB et un HP venaient mettre des Templiers sur base, mais sans aucun dommage, grâce à une défense très solide, à l’image d’un Matthew Smith royal en 3ème base.

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Un lanceur qui les garde dans le match, les battes rouennaises ne demandent rien d’autre. Elles savent attendre leur heure. C’est au deuxième passage face à un lanceur adverse qu’on mesure le savoir-faire des frappeurs. Les Huskies l’ont démontré en chassant Jonathan Mottay du match en 4ème manche. Il avait pourtant bien transpercé le line-up rouennais pendant 3 manches. Mais les frappeurs Huskies avaient observé, s’étaient adapté, et ont fait mal quand il le fallait.

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Le bunt de Boris Marche en 4me manche

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Sur la frappe de Ramirez, Aponte et Gauthier viennent croiser le marbre pour égaliser à 2 partout

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Après un HP à Aponte et un BB à Gauthier, Keino Perez demandait l’amorti sacrifice à son 5ème frappeur. Boris Marche, capitaine d’expérience, exécutait parfaitement le jeu, mettant deux coureurs en position de marquer pour Brian Ramirez, posté au 6ème rang de l’alignement. Le futur meilleur frappeur de la finale ne se faisait pas prier pour remettre les Huskies à hauteur dans le match. Sénart faisait appel à son cubain Leyva, transformé en spécialiste de la fin de match pour cette finale. Il remplissait les buts avec 2 BB pour se retrouver face à Joris Bert. Le rouennais cognait à son tour un simple de deux points pour porter le score à 4-2.

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La frappe de Joris Bert, un simple bon pour deux points

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\r\nBeaucoup de choses sont à écrire sur cette frappe. Joris Bert n’a pas pu être beaucoup présent cette saison, ni aux matches, ni aux entraînements. Le baseball en France est ainsi fait que ses meilleurs joueurs sont parfois obligés de sacrifier leur passion à leur vie professionnelle ou personnelle. Mais, à Rouen, ils gardent toujours bien au chaud leur place dans la famille. On sait qu’ils ne peuvent pas être là à 100%, mais quand ils sont présents, ils donnent tout ce qu’ils ont. Et ils ont beaucoup à donner d’expérience, d’envie de gagner, d’esprit collectif.\r\nCe n’est pas un hasard non plus si le premier point du match 4 a été produit par David Gauthier, un autre de ces Huskies qui joue à mi-temps mais gagne à plein-temps. Ou si Luc Piquet a réussi quelques-uns des plus beaux jeux défensifs réalisés en finale de championnat de France. Et si Kenji Hagiwara n’a pas pu participer complètement à la fête, c’est que sa cuisse avait lâché le samedi.\r\nEt puisqu’on parle d’anciens Huskies, il faut aussi mentionner Boris Marche. Le capitaine a de nouveau été exemplaire dans cette finale décisif. Il a été un des meilleurs frappeurs rouennais, et, surtout, il a parfaitement dirigé le jeune Yoann Vaugelade. On n’a pas souvent vu le lanceur des Huskies refuser un signal de son catcher. La confiance était parfaite entre les deux hommes. Marche savait ce qu’il pouvait demander à Vaugelade, et Vaugelade a parfaitement exécuté. Le récital a été à deux voix.\r\n

Après ce 4ème point, les Huskies se sont donnés un peu d’air en roulant un 5ème en 6ème manche, un roulant de Bert poussant Smith au marbre. Les at-bats suivant furent moins réussis, on avait l’impression que les rouennais voulaient vite revenir en défense pour voir leur jeune lanceur continuer son travail de destruction de l’armada latino-sénartaise.\r\nPour la 4ème fois après 2006 (vs Toulouse), 2008 (vs Sénart) et 2011 (vs Montpelier), les Huskies ont donc remporté une finale en gagnant les deux matches du dimanche. Ce n’était pas tout à fait évident d’y croire après le match 3, dans lequel l’attaque rouennaise fut totalement éteinte par Cespedes, et l’attaque sénartaise réussit à trouver la faille face à un Ozanich pourtant intouchable pendant 5 manches.

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Concentrés, appliqués, motivés, les Templiers avaient fait très forte impression pendant cette rencontre, et pouvait logiquement endosser l’armure de favoris. Ils venaient de museler pendant 17 manches l’offensive rouennaise, ils avaient toute les cartes en main pour aller jusqu’au bout. Mais une finale n’est jamais gagnée d’avance, surtout contre Rouen.

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Pour le match n°4, Keino Perez changeait son line-up une nouvelle fois, en tentant de miser sur l’expérience de ses vieux soldats en début d’alignement. _ La première manche donnait raison au coach rouennais avec 4 points marqués, avec du baseball bien récité : deux ballons sacrifices, deux BB avec bases pleines, ce furent des at-bats bien pensés et bien construits, sans aucune précipitation ni sentiment d’urgence. Les Huskies se donnaient de l’air en 7ème manche avec 3 nouveaux points.\r\nLa fin du match fut rendue tendue par un long home-run de trois points de Betancourt. Fatigué, l’épaule douloureuse, José Rodriguez allait lancer la 9ème manche au courage et à l’énergie. Il commençait par deux BB à Paz et Paturel , amenant le point égalisateur au marbre. Mais le vénézuelien est homme de caractère. K à Soto, roulant de Cespedes, K à Mayeux pour finir le match et permettre à son équipe de jouer un 5ème match, celui qu’elle ne perd jamais.

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Pour ce match-là, Keino Perez n’a pas hésité longtemps. C’est à Yoann Vaugelade qu’il donnait la balle. Le coach rouennais a confiance dans sa jeune garde. Sous son aile, un Oscar Combes est devenu un titulaire incontestable au champ extérieur. Quand il a mis Gleeson dans le line-up du match 2, celui-ci a répondu avec un double d’un point. Et on sait ce qu’il est advenu de la performance du jeune lanceur, qui, s’il a tout juste l’âge de passer son permis de conduire, s’est installé au volant de la grosse berline rouennaise avec l’autorité d’un pilote chevronné.\r\nPour sa 2ème année à la tête des Huskies, Perez a encore pris de l’envergure dans le rôle difficile de manager. Cette saison fut très complexe pour lui, avec un effectif à géométrie variable, l’obligeant d’une semaine sur l’autre à jongler avec les line-ups. Mais il a si bien fait que chacun, à son moment, à sa place, a participé à la conquête. Celle-ci fut difficile. Elle n’en est que plus belle. Et ceux qui annonçaient la chute de la maison Huskies en sont pour leurs frais. Il leur faudra attendre au moins un an de plus.

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Yoann Vaugelade, le jeune lanceur formé à Thiais, MVP à 18 ans et deux jours. Le plus jeune MVP d’une finale de championnat.

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LE TÉMOIGNAGE

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Quand Yoann Vaugelade s’est levé le dimanche 8 septembre 2013, il n’aurait jamais pu imaginer la journée qu’il allait vivre. Même dans ses rêves. Il y avait bien une finale à jouer. Mais lui, le jeune lanceur de 18 ans, le « rookie », comment aurait-il pu savoir que quelques heures plus tard il serait champion de France, héro du match décisif et désigné MVP ? Non. Impensable. Et pourtant. 
« Quand je pense à la finale 2013, le premier souvenir qui revient, c’est cette pression, énorme, que j’ai ressenti lorsque j’ai appris que j’allais lancer le dernier match. Ensuite, et c’est ce qui m’a le plus marqué, c’est la sérénité qui régnait dans l’équipe, même lorsqu’on a été menés au score. C’était ma première finale et en plus, dès ma première saison en D1 ! Je ne m’attendais vraiment pas à un tel scénario. Je ne m’attendais pas du tout à lancer ce dernier match. A la fin du match 4, Keino (Perez, le manager) nous a tous réuni pour débriefer le match. Et en plein milieu de son discours, il me lance une balle de match et me dit « c’est toi qui lance, sois prêt ! ». J’étais un peu perdu sur le moment, ça a fait rire les autres. J’ai envoyé un message à mon père, pour lui dire que j’allais lancer le dernier match et je suis allé m’asseoir au fond du champ pour faire redescendre la pression. Puis, j’ai commencé ma routine d’échauffement. 

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\r\nJe me souviens que la défense a fait un travail génial, ils m’ont vraiment mis en confiance. On était menés 2 à 0, mais tous les anciens étaient calmes et disaient qu’on allait retourner la situation. Leur sérénité était incroyable pour moi. Il y a un jeu qui m’a marqué. A deux retraits en 9éme manche, roulant à l’arrêt court. C’est le dernier mort ? Mais Brian Ramirez fait un mauvais relais vers David (Gauthier) en première. Le gars est sauf. Je me suis dis « c’est pas possible, ce match va jamais finir ! Je n’en pouvais plus, on n’était plus qu’à un seul 1 retrait d’être champions… J’avais une boule dans le ventre. Je voulais en finir et être champion ! Finalement, grâce à une grosse performance collective, on remporte le titre. Je n’en revenais pas d’avoir lancé un match complet dans le 5eme match d’une finale. Le titre de MVP que j’ai reçu a été l’apothéose de cette journée. J’étais au téléphone avec mon père pour lui raconter le match quand Didier Seminet (le Président de la Fédération française) a annoncé que j’étais le MVP de cette finale. Je n’en revenais pas, je ne m’attendais pas à vivre une telle journée.\r\n\r\nLIre le Huskies’Mag spécial Titre 2013\r\n

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Luc Piquet n’a pas voulu attendre pour mettre à jour le mur du palmares des Huskies

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