#ChaseFor12 – 2006, Rouen repousse Toulouse. Et de 3 !

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2006 : Rouen bat Toulouse 3-2

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Toulouse 1 4 0 1 0 1 2 0 0 9\r\nRouen 0 0 3 0 0 0 0 2 0 5\r\nDonald (6), Peron (7), Piquet (5), Monnet (3), Fessy (9), Gauthier (DH), Le Guillou (2), Marche (4), Bert (8), Perez (1)\r\nLes Huskies ne pèsent pas lourd face à des Toulousains qui explosent en 2ème manche avec 4 hits et une poussée de 4 points, et chassent Keino Perez du match en 4ème manche. Son frère Randy, avec 3 en 4 est l’animateur d’une attaque de Toulouse où Morgavi et Rougé se distinguent aussi. Au monticule pour les toulousains, Maxime Leblanc ne connaît guère de souci, hormis une 3ème manche où les rouennais frappent 4 hits et scorent 3 fois. Rouen jettera ses dernières forces dans la bataille en 9ème manche en marquant deux fois et en remplissant les sentiers après 2 retraits. Randy Perez entre en relève, donne un BB d’un point à Lecourieux, mais retire Fukuroku d’une flèche dans la droite pour mettre fin au match.

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Toulouse 0 0 4 2 0 0 0 0 6\r\nRouen 3 1 0 0 3 2 0 0 / 9\r\nDonald (6), Peron( 7), Piquet (5), Fukuroku (4), Monnet (3), Marche (2), Gauthier (DH), Le Guillou (9), Bert (8), Lecourieux (1)\r\nEncore un match riche en coups-sûrs et en émotions. Les Huskies font parler la poudre face à Samuel Meurant en marquant 3 fois en 1ère manche. Mais le lanceur toulousain limite les dégâts avec 2K pour finir la manche alors que les buts étaient remplis. Le score est de 4-0 quand les toulousains rugissent à leur tour avec 4 points en 3ème, grâce à des hits productifs de Boutagra et Hanvi. Le « stade » repart au combat à la manche suivante en scorant deux fois. Rouen va mal, la finale est en train de tourner. En 5ème manche, sursaut des Huskies. Marche (erreur de Boutagra) et Gauthier (simple) se rendent sur les sentiers. Deux retraits, Gaspard Fessy est appelé comme frappeur suppléant. Il frappe un flèche dans la droite que Reynolds ne parvient pas à capter malgré un plongeon. C’est un triple de deux points, et un nouveau point suit sur un simple au champ intérieur de Donald. Rouen reprend des couleurs, et Gauthier à la manche suivante frappe un double de deux points qui creuse l’écart. Robin Roy viendra relever Lecourieux pour protéger la victoire.

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Robin Roy entre en relève et protège la victoire dans le match 2

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Rouen 0 0 0 0 0 0 1 1 0 2

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Toulouse 0 2 0 1 0 1 0 2 / 6\r\nDonald (6), Peron (7), Piquet (5), Fukuroku (4), Monnet (3), Fessy (9), Gauthier (DH), Marche (2), Bert (8), Lecourieux (1)\r\nUne nouvelle fois, Maxime Leblanc prend le dessus sur les Huskies, malgré un petit relâchement en fin de match, alors que l’écart est déjà creusé. Le lanceur toulousain ne concédera que 4 hits en 9 manches. Privés de Randy Perez, blessé à la main droite depuis la fin du match 2, les toulousains ne ralentissent pas le rythme. Ils marquent dès la 2ème manche en combinant erreur rouennaise, BB, bunt sacrifice et coup-sûr. Philippe Lecourieux et Brian Deler se succèdent au monticule sans mal faire, mais sans non plus ralentir les toulousains, à l’image de Max Gigout qui produit deux points importants en 8ème manche.

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Rouen 0 2 0 0 1 0 0 4 0 7\r\nToulouse 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1\r\nDonald (6), Peron (7), Piquet (5), Fessy (9), Monnet (3), Gauthier (DH), Marche (2), Le Guillou (7), Bert (8), Perez (1)\r\nToulouse pense très fort au titre quand Reynolds complète un double-vol avec Boutagra en 1ère pour croiser le marbre. Mais les Huskies profitent de deux erreurs toulousaines en 2ème manche pour passer devant, avec également un double-vol 2è-marbre qui permet à Gauthier de scorer. Keino Perez tiendra le choc face aux gros bâtons toulousains, jusqu’à la 5ème manche où il concède deux HP et un BB pour remplir les sentiers après deux retraits. Roy entre en relève, et force Rougé à frapper vers lui un roulant pour le 3ème retrait. Les Huskies en ont vu assez, et ils passent la surmultipliée en 8ème manche, avec notamment un gros hit de Donald qui fait scorer deux points. C’est l’heure du 5ème match.

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Rouen 2 0 0 0 1 0 0 1 1 5\r\nToulouse 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0\r\nDonald (6), Peron (7), Piquet (5), Fessy (9), Fukuroku (4), Monnet (3), Gauthier (DH), Marche (2), Bert (8), Roy (1)\r\nLe match décisif commence de la pire façon pour Toulouse. Cazanobes concède deux BB, et Jeff Zeilstra n’a d’autre solution que d’appeler en urgence Reynolds en relève. Mais deux hits et un ballon sacrifice permettent aux 2 premiers coureurs rouennais de marquer. Le reste appartient à Robin Roy. Le n°21 lancera un nouveau shutout de 3 hits et 9K. Seules 2 balles iront plus loin que le champ intérieur. Une démonstration. Il fallait cela car l’attaque rouennaise est un peu grippée, même si la fin de match permet de trouver des solutions. Le dernier retrait surviendra sur une frappe de Delpech vers Luc Piquet qui relaie à temps, mais hors cible, vers Yann Monnet pour une collision spectaculaire mettant fin au match.

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Yann Monnet, qui dispute sa dernière finale, tombe dans les bras de François Colombier.

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Les hawaïens de Rouen Cy Donald et Royce Fukuroku

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LE TÉMOIGNAGE

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Je me souviens du coach Zeilstra de Toulouse qui a regardé le match de la 3eme base, les bras croisés. Savoir qu’il ne serait pas utile ce jour-là me motivait encore plus ! – Robin Roy

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\r\nFace à Toulouse, l’affaire était compliquée. Zeilstra comme manager, des lanceurs comme Samuel Meurant, Maxime Leblanc.. Des frappeurs comme Randy Perez (le frère de Kieno qui rejoindra ensuite les Huskies), l’américain Reynolds, les Français Jamel Boutgara, Fred Hanvi, Fred Rougé… Toulouse, c’était costaud. D’autant que Rouen était mené 2 à 1. Le samedi soir à Toulouse restera inoubliable pour toutes les personnes présentes. A l’hôtel, le Capitaine Yann Monnet avait demandé un huis-clos. Sans dirigeants. Une explication musclée entre joueurs. La suite ? Deux victoires le dimanche en terre toulousaine. Et Robin Roy, encore lui, a été l’un des acteurs majeurs de ce titre 2006. Il détient lors du dernier match décisif (le 5me) le record du plus fable nombre de hits sur un match de finale. 3 ! Et sur l’ensemble de la série, il avait affiché un insolent 0.00 d’ERA. Il se souvient.\r\n\r\n« Ce n’était pas une finale simple car nous tirions de l’arrière et il fallait gagner les deux derniers. Chez eux en plus. On a eu une bonne discussion la veille avec le Capitaine Monnet qui a remotivé les troupes. Finalement, on remporte le 4eme match et on me confie la balle pour le 5eme, décisif. C’est le genre de matches que j’adore. Malgré le fait que je suis sur un comeback après une semi-retraite, je sais que je vais hausser mon niveau et être là pour le groupe. A part les trois hits, une seule balle est sortie de l’avant champ. On sort vainqueur de Toulouse qui visait le titre après un gros recrutement, notamment le coach canadien Zeilstra. Je me souviens particulièrement que Gin Bats (une grande dame) arbitrait et était postée en deuxième base. Elle était venue me voir après le match pour me remercier de lui avoir permis d’être témoin privilégié de cette performance. C’était un joli et élégant geste de sa part.\r\n\r\nLe souvenir que je garde de cette finale, c’est celui de faire de mon mieux et de communiquer cette envie de gagner, de hausser son niveau quand cela compte. C’est la marque des champions. Je me souviens du coach Zeilstra de Toulouse qui a regardé le match de la 3eme base, les bras croisés. Savoir qu’il ne serait pas utile ce jour-là me motivait encore plus ! Je me souviens aussi de cette soirée d’avant match avec Francois « le Colonel » Colombier. Il a fait partie de mes rituels d’avant match. Et puis, je n’oublie pas la joie de ce nouveau titre avec la meute ».